Le phénomène de fermeture des institutions de micro finance et des institutions bancaires devient de plus en plus fréquent au Burundi. Cette fermeture fait très mal aux épargnants qui ne savent quoi faire.
Des institutions de micro finance naissent en désordre, ferment en cascade après avoir escroqué des milliers de Burundais qui se laissent avoir , tout en croyant être protégés.
En effet après la fermeture de l’entreprise de micro finance « Jamii Bora » et de celle de « Burundi Direct » qui s’étaient toutes implantées dans beaucoup de coins du pays, les déposants à la micro finance « Amani » ont été surpris en date du 19/12/2006 de trouver le service de retrait suspendu. Curieusement, le service versement était resté fonctionnel. Par après, on apprendra que le responsable en chef est demeuré introuvable.
Ces institutions de micro finance n’étaient régies par aucune loi. Ce n’est qu’en juillet 2006 qu’un décret-loi est sorti attribuant la prérogative au Ministère des finances et à la Banque Centrale de réglementer et contrôler le travail des institutions de micro finance au Burundi.
Ce décret, qui entrera en vigueur en janvier 2007, ne prévoit malheureusement pas de mécanismes qui permettraient aux épargnants de récupérer leur argent pour les établissements déjà fermés.
Interrogé à ce sujet, le gouverneur de la Banque de la République du Burundi a précisé ce mercredi 27 décembre 2006 qu’il revenait à l’autorité publique de répondre à la question.
NK.E