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Plus de 230 personnes victimes de mines antipersonnel recensées dans plusieurs provinces du Burundi

Le Burundi connaît depuis 10 ans une guerre fratricide qui a déjà fait plus de 200.000 morts. Les mines antipersonnel ou antichars font partie de l’arsenal que les belligérants dans cette guerre utilisent.

 Chaque année , plusieurs personnes sautent sur des mines mais jusqu’à présent, aucune étude sur les victimes civiles n’a été réalisée sur le problème. 

Le ministère de l’Intérieur et de la sécurité publique à travers le projet " Education aux risques des mines" entame en ce mois de juillet 2003 une campagne de sensibilisation aux risques des mines antipersonnel.

D’après le coordinateur dudit projet, le colonel Antoine Nimbesha,cette campagne s’étendra sur une période de cinq mois c’est à dire de Juillet à Novembre 2003. Durant cette période, a-t-il dit ,plusieurs activités seront organisées dans les provinces de Rutana, Bubanza, Makamba, Ruyigi et Bujumbura rural, des provinces qui présentent des risques car plusieurs mines antipersonnel ont été posées par les belligérants dans cette guerre qui n’en finit pas.

 La campagne portera sur la sensibilisation de la population, la formation des formateurs de la communauté de base et des comités des mines ainsi que la collecte des données sur les victimes des mines et de leur information sur les démarches à faire pour accéder à l’assistance.

 Ces activités seront supervisées par cinq coordonnateurs déjà formés en la matière. D’après une enquête menée en l’an 2001 et 2002 au Burundi, 230 cas de personnes victimes des mines dont 36 enfants et 18 femmes ont été recensés dans les 5 provinces ci-haut citées et ont causé 44 décès dont 33 enfants. 

Selon le colonel Nimbesha,Directeur général de la sécurité publique au ministère de l’Intérieur et coordonateur de ce projet, le Burundi est classé parmi les pays moyennement affectés par les mines antipersonnel après la Bosnie, le Liban et le Sri Lanka. 

Rappelons que le Burundi a signé le traité d’interdiction des mines le 3 décembre 1997 mais ne l’a pas encore ratifié. Il n’est pas Etat partie de la convention sur les armes non conventionnelles.   D/VM  

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