Le Représentant Légal de la COMIBU incarcéré puis relâché à la police judiciaire
Dans la soirée du 26 octobre 2007, le représentant de la communauté Islamique du Burundi COMIBU Sheikh Bagoribarira Salum Issa a passé plus de 6 h aux cachots du commissariat général de la police judiciaire en Mairie de Bujumbura.
Comme le confirme la déclaration de la COMIBU du 29 octobre 2007, le président du conseil supérieur des sheikhs et représentant légal de la COMIBU a été arrêté vers 17h par le commissaire du groupement mobile d’intervention rapide sans aucune pièce justificative.
Il a été immédiatement conduit sans aucune forme de procès aux cachots du commissariat général de la police judiciaire. La victime sera relâchée vers 23h.
L’objet de cette interpellation était relatif à l’incident survenu le jour de la célébration de la fête de fin du ramadhan (Aid El-Fitri (le 12 octobre2007) sur le terrain de la COMIBU situé en commune urbaine de Nyakabiga. Le premier vice-président Martin Nduwimana fut hué par une partie des fidèles réclamant la libération de Hussein Rajabu.
La déclaration est sortie le même jour de la deuxième comparution de la même personnalité musulmane au poste de police judiciaire en commune urbaine de Bwiza.
La COMIBU s’insurge contre un acharnement inhabituel de la police nationale et du service national de renseignement à l’endroit des hauts responsables de la communauté Islamique du Burundi.
Signalons que deux autres responsables de la COMIBU, Gasaro Bure (secrétaire général de la COMIBU ) et Sheik Nsenga Amissi ( trésorier) ont comparu au service national de renseignement mardi le 16/10/2007 pour le même motif en rapport avec le même incident déjà mentionné.
Rappelons que cette fête n’a pas été célébrée dans l’unité puisque certains musulmans avaient choisi le camp du sénateur Mohamed Rukara dont les cérémonies se sont déroulées en commune urbaine de Buyenzi avec la présence du Deuxième Vice Président de République Gabriel Ntisezerana.
Sheikh BAGORIBARIRA Issa Salum demande au Ministère de l’intérieur et de la sécurité Publique de respecter la loi régissant les confessions religieuses et d’éviter toutes sollicitations politiciennes pouvant mettre en cause son impartialité.
NK.E