Un conflit foncier s’oppose entre les rapatriés dont les terres ont été occupées après leur départ en exile et les actuels occupants.
Dans la province de Makamba, un conflit foncier se pose entre les rapatriés qui viennent de rentrer après 35 ans d’exile en Tanzanie et les occupants actuels des terres qui, jadis, appartenaient à ces rapatriés. Ce problème est beaucoup plus accentué dans la commune de Kibago où la tension est très vive entre ces derniers et certains occupants qui les avaient acquises de bonne foi. Des actes de menaces, des enlèvements, assassinats et intimidations sont certains des éléments qui caractérisent cette situation de tension qui règne dans la commune de Kibago.
Les autorités à la base et la commission Terre et autres biens souhaiteraient que les parties en conflits s’entendent pour partager les propriétés en conflits, ce que les actuels occupants refusent alors que c’est la seule solution qui arrangerait tout le monde. Certains chefs de collines sont menacés par la population pour les empêcher de prendre une position en faveur des rapatriés et d’autres sont portés disparus.
Le chef de la sous colline Ntongane en commune de Kibago a été menacé par la population parce qu’il proposait que les actuels occupants des terres qui appartenaient aux rapatriés acceptent de céder une portion à ces derniers. Un certain Bindabire a été porté disparu depuis deux semaines et jusqu’ aujourd’hui il n’est plus revenu. Il était accusé d’héberger des rapatriés et de les indiquer où étaient les limites de leurs propriétés. En date du 30 octobre 07, la Commission Terre et Autres Biens s’est rendue à Kibago pour voir comment désamorcer la crise mais elle s’est heurtée à la résistance de la population qui s’oppose au partage des terres qu’ils occupent avec les anciens propriétaires. Trois des plus récalcitrants, Ndayisaba Jean Berchimas, Ndikumasabo Jean Claude et Habimana Serge ont été interpelés par la police.
Cinq familles composées de 30 personnes sont hébergées dans une salle de réunion de la commune Kibago. D’autres rapatriés continuent à affluer et les occupants actuels ne sont pas prêts à céder aucun lopin de terre petit soit - il. Ceux qui observent de prêt la situation disent que si on n’y prend pas garde, la commune risque de s, enflammer.
D/ MI - ME