Le Président du Mouvement pour la Sécurité et la Démocratie vient d’être transféré à la prison centrale de Mpimba.
Président du Mouvement pour Sécurité et la Démocratie, Alexis SINDUHIJE, vient d’être transféré à la prison centrale de Mpimba ce Lundi le 10 Novembre 2008 après 8 jours de détention au cachot de la police Judicaire des parquets à Bujumbura sans être entendu. Selon les informations fournies par son Avocat Niyoyankana Prospère, son client a été accusé par le parquet d’outrage au président de la République, mais ledit avocat dit plutôt qu’il a été arrêté pour ses opinions politiques et non pour des faits juridiques.
En effet, les raisons avancées lors de son arrestation et celles avancées lors de son transfère à la prison centrale de Mpimba ont successivement variées. Lors de son arrestation le 3 Novembre, il était accusé d’atteinte à la surette de l’Etat pour avoir tenu une réunion illégale disant que son parti n’était pas agrée. Lors de son audition au parquet de la Maire de Bujumbura le 11 Novembre 08, le président du MCD a été curieusement accusé d’outrage au président de la République sur base des documents saisis lors d’ une fouille perquisition faite à la présidence du parti avant son arrestation. Selon son avocat, le contenu de ces documents ne font mention nulle part du président de la République ce qui montre que le président du MSD victime de ses opinions politiques.
Son arrestation et sa détention ont été vivement condamnées par la communauté internationale, beaucoup de partis politiques du Burundi, les organisations des droits de l’homme, tant nationales qu’internationales. Du coté de la communauté internationale, ce sont les Etats-Unis d’Amérique et le Royaume Uni qui ont condamné les premiers cette détention, suivi par l’Union Européenne.
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Dans sa déclaration, l’Union Européenne, se dit être surprise par l’arrestation le 3 Novembre de M Alexis SINDUHIJE Président du M.S.D actuellement en cours d’agrément et une trentaine de ses sympathisants.
L’Union Européenne constate avec regret que cette interpellation intervient au moment même où d’autres personnes, le journaliste KAVUMBAGU Jean Claude, Directeur de l’Agence Net press ; le syndicaliste Juvénal RUDUDURA, vice-président du syndicat du personnel non magistrat, et plusieurs anciens parlementaires sont également détenus depuis plusieurs semaines sans jugement dans la même prison centrale de Mpimba.
L’UNION Européenne ,qui rappelle que le Burundi est partie au pacte international relatif aux droits civils et politiques, considère que ces interpellations ne correspondent pas aux principes qui devraient permettre la reconstruction d’un Etat en sortie de crise, à savoir la nécessaire liberté d’expression ou d’association pour toutes les sensibilités politiques, en particulier dans la perspective d’une préparation harmonieuse des futures échéances électorales de 2010.
Ces arrestations ne correspondent moins encore aux principes démocratiques et pluralistes qui sous-tendent l’important partenariat entre l’union européenne et le Burundi en faveur du développement économique et social au cours des dernières années, poursuit cette déclaration.
L’Union Européenne appelle les autorités burundaises à veiller scrupuleusement au respect de ces principes et à l’esprit de dialogue inclusif qui doit prévaloir dans un Etat de droit.
IL est à rappeler que 8 de ses sympathisants qui avaient été arrêtés avec Sinduhije avaient été libérés ce lundi le 10 novembre 2008.
D/ MI- NE