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Grogne et répression au sein de la Force de défense et de la police

"De manière générale, les autorités militaires se sont rangées derrière l’impérative nécessité de faire respecter l’ordre et la discipline.Cela est fort compréhensible dans un pays où ces vertus manquent cruellement.

Mais le respect de ces consignes n’empêche pas l’instauration d’un cadre de dialogue approprié à ce corps pour empêcher que les frustrations et les revendications accumulées ne trouvent d’éxutoires que dans la violence.

Or cette violence, certainement déstabilisatrice, risquerait d’avoir de graves conséquences dans un contexte particulier où les corps de défense et de sécurité sont appelés à jouer un rmole crucial dans la sécurisation des élections à venir."

Ces avis et considérations sont repérés à la page 130 du Rapport d’observation du second semestre de l’Observatoire de l’Action Gouvernementale OAG datant de janvier 2010.

Ce rapport décrit le fond du problème ou de la grogne qui a prévalu ces derniers temps au sein de l’Armée et de la police du Burundi.Il regrette que les tracts ont constitué un moyen d’expression des militaires et policiers frustrés et que les autorités au haut sommet ont usé de la répression, de l’emprisonnement et de licenciement des personnes considérées comme meneurs de la revendication.

D’après ce rapport que l’l’OAG intitule" Burundi :Face à la febrilité pré-électorale,calmer les tensions, réussir les élections de 2010",le problème posé est fondamentalement lié aux statuts des différentes catégories au sein de l’Armée et de la police.

Ces statuts ont subi des transformations au cours du temps et les sous officiers ne semblaient pas en être au courant.Dans leurs revendications, les sous-officiers dénonçaient le traitement inéquitable à leur égard, au regard des conditions accordées aux officiers et leurs familles.

La loi régissant la catégorie des sous-officiers précise que leurs familles ne peuvent pas être logées dans les camps militaires.Elles précisent également qu’ils bénéficient d’un indamnité de logement qui est de 25 pour cent.

Selon cette étude de l’OAG,le problème est que si on se réfère aux salaires des sous-officiers, ces indamnités sont tellement dérisoires qu’il est impossible de se loger plus où moins décemment.

Comparativement, remarque-t-elle, la situation des officiers et de leurs familles est de loin meilleure car la loi dispose que les officiers en activité bénéficient des facilités de l’Etat pour l’accès au crédit pour le logement.

Quant aux veuves et aux veufs, aux enfants mineurs ou assimulés de l’officier décédé, précise le rapport, ils leur est attribué une indamnité de logement déterminé par décret. Cette disposition consacre les droits acquis avec un effet rétroactif pour les ayants droits des officiers en provenance des anciens partis et mouvements politiques armés décédés après leur intégration.

Cette différence en terme d’avantages est perçue comme une discrimination par les contestataires qui accusent les officiers de ne penser qu’à leurs intérêts dans la confection des statuts regissant les différentes catégories, constate le rapport de l’OAG.

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