Trois twa tués à Gahombo à l’absence du secours des autorités.
Dans la nuit du 22 au 23 octobre 2010, trois twa de la colline Nyagatobo-Businde dans la commune Gahombo, province Kayanza ont été tués par des habitants de cette localité. Selon un twa de cette colline, les noms des personnes tuées sont : Manama, père de deux enfants, succombé samedi, 23 octobre 2010, vers 13heures, Mumaro, père de trois enfants, succombé samedi, 23 octobre 2010, vers 15heures et Kamangura, père de quatre enfants, succombé samedi, 23 octobre 2010, vers 11heures.
Ces victimes ont été battues à coups de matraques, à l’aide de petites houes (amafuni), des batons,...jusqu’à perdre leur vie. Ils ont été tous enterrés dans une fosse commune devant une maison d’un habitant appelé Elie. Ce twa qui a été témoin a déploré l’attitude des administratifs à la base qui n’ont pas apporté secours aux victimes.
Selon l’administrateur de la commune Gahombo, Madame Jacqueline, ces twa étaient des voleurs qui ont été surpris avec des biens volés comme 3 téléphones, des habits, des radios. Pour cette autorité communale, le manque de secours est dû au fait que l’administration n’a pas été informée à temps car les faits ont eu lieu dans la nuit et les autorités communales sont arrivées sur les lieux quand les victimes étaient dans l’agonie. Madame l’administrateur a dit qu’elle s’est dépêchée pour trouver des habits pour l’inhumation. Toutefois, elle a déploré cette inhumation dans une même fosse commune qui a été faite sous la supervision d’un élu collinaire qui l’aurait fait à cause de la fatigue. Concernant l’identification des auteurs, c’est difficile car c’était la nuit et c’étaient tous les habitants de la colline, a indiqué Madame l’administrateur. Elle a dit que ce qu’elle compte faire est d’organiser une réunion de pacification à l’endroit de la population pour éviter des règlements de compte.
En fin de compte, le droit à la vie est consacré par la Constitution Burundaise et tous ceux qui se rendent coupable de le violer devraient être punis conformement à la loi.