Deux expatriés tués, les assassins jugés et le président du siège emprisonné par la suite en province de Ngozi
Francesco Bazzani et Soeur Lukrecija Mamic, respectivement coopérant italien et sœur religieuse d’origine croate sont tués dans la nuit du dimanche 27 novembre 2011 dans la commune Kiremba, province Ngozi dans le Nord du Burundi. Tous deux travaillaient comme bienfaiteurs à l’hôpital psychiatrique de Kiremba. Une somme de quatre mille euros leur est volée.
Deux élèves sont arrêtés et avouent le crime. Ils sont rapidement jugés à perpétuité sous le chef d’accusation « l’assassinat, le vol qualifié, l’enlèvement, les coups et blessures, la détention illégale d’armes à feu » ou encore « l’association de malfaiteurs ».
Par après, le président du siège qui venait de juger les criminels est arrêté à son tour par le procureur général près la cour d’appel dans la même province de Ngozi. Il est emprisonné reproché d’avoir soustrait l’acte de signification du jugement et le PV d’audition du ministère public.
La victime Rémy Nsabimana accuse le Procureur de l’avoir emprisonné parce qu’il a accordé la parole à l’un des jeunes assassins qui a publiquement impliqué de "hautes autorités du pays" et l’honorable Jean Baptiste Nzigamasabo alias Gihahe dans l’affaire, alors que les débats étaient finis.
L’assassinat de ces deux expatriés rallonge la liste des étrangers morts en mission de travail au Burundi.
Rappellons-nous des assassinats qui ont emporté les vies de l’ancien Nonce apostolique au Burundi, l’irlandais Michael Courtney, l’ex-représentant de l’organisation mondiale de la santé(OMS), l’ivoirien Kassi Manlan, l’ancien représentant du fonds des nations unies pour l’enfance (UNICEF), le colombien, Louis Zuniga, ou encore l’employée française d’action contre la faim, Agnès Dury.