Commemoration du 63 ème anniversaire de Déclaration universelle des droits de l’Homme au Burundi
Le 10 décembre de chaque année, le monde cèlèbre l’anniversaire de la DUDH,le Burundi a organisé une série d’activités pendant toute la semaine du 12 au 16 décembre 2011.Le gouvernement du Burundi s’est joint aux associations de la Société civile, à la Commission nationale indépendante des droits de l’Homme au Burundi et au Bureau des Nations Unies au Burundi pour commémorer cette journée sous le thème "La protection et le respect des droits de l’Homme :un impératif pour la consolidation de la paix au Burundi".
Une synergie des medias,un panel et 4 ateliers régionaux sur la situation des droits humains ont aggrémenté cette commémoration.
La ligue Iteka a saisi cette opportunité pour présenter son rapport "non luisant" et "qui fait peur" selon certains représentants des pouvoirs publics qui l’ont suivis et commenté.Pourtant,constatent des participants dans les quatre ateliers régionaux, le rapport ne relate que les faits et ces derniers font effectivement peur et appellent au changement.
Les différents partenaires sociopolitiques et administratifs ont longuement échangé sur la situation actuelle des droits de l’Homme au Burundi et proposé des solutions pour faire face à la "situation explosive" de violence dans le pays.
Les participants à ces cadres d’échange ont émis le souhait de voir sans délais le pays retourner dans le processus de paix commencé déjà il y a un certain temps.Ils ont évoqué la necessité d’un processus de dialogue inclusif et l’arrêt rapide de la spirale de violence, des éxécutions extrajudiciaires et des harcellements politiques qui causent un discrédit au le pouvoir burundais.
La célebration de cet aniversaire est arrivée au lendemain d’une sortie remarquée des Evêques catholiques du Burundi dans la messe dominicale du 11 décembre 2011 sur la situation sociopolitique inquiétante dans le pays.
Ces derniers invitent au dialogue politique national en vue de mettre fin à la situation d’insécurité qui prévaut dans le pays, aux arrestations et autres assassinats pour des raisons diverses,selon le communiqué officiel que ces Evêques ont sorti.
Ce même message lançe un appel vibrant à tous les partenaires qui ont un rôle à jouer à se mettre ensemble pour trouver une solution de nature à éviter au pays de retourner dans la guerre civile.
Les plus récents épisodes du regain d’insécurité au Burundi ont été, entre autre, le massacre d’une trentaine de personnes dans un débit de boisson des environs de Bujumbura, la capitale du Burundi, par des individus armés non encore clairement identifiés, dans la nuit du 18 au 19 septembre 2011.
Au début du mois de décembre encore, un coopérant italien et une religieuse d’origine croate ont été assassinés dans le nord du Burundi dans une attaque armée.
Un violent accrochage entre les forces de l’ordre gouvernementales et une « bande armée » a fait 18 tués parmi les « assaillants » en novembre dernier à Cankuzo, une province de l’est du Burundi, d’après l’administration locale.