Au cours d’une conférence de presse du 23 mars 2012 à laquelle ont pris part les deux principaux syndicats des travailleurs et plusieurs associations de la société civile, le président de la COSYBU a lu une déclaration dans laquelle il demandait à tous les travailleurs de tous les secteurs d’observer massivement une grève générale pour la journée de mardi le 27 mars 2012 dans le but d’amener les dirigeants à apporter des réponses aux problèmes de cherté de la vie.
« Nous demandons également aux employeurs, publics et privés, qui sentent le poids de la cherté de la vie, ainsi que la hausse des prix de l’eau et de l’électricité, d’observer également cette journée d’arrêt de travail », a-t-il ajouté.
Un « collectif contre la vie chère au Burundi » a été constitué par les deux principales centrales syndicales du pays qui revendiquent à elles seules plus de 70% des fonctionnaires de l’Etat ainsi que par plus de 480 associations de la société civile locale.
On ignore pour le moment la position des travailleurs du secteur informel sur cet appel à une journée de grève.
Plusieurs voix dans les milieux officiels se sont élevées pour demander aux initiateurs de sursoir à la grève pour ne pas conduire le pays vers le chaos.
Les statistiques disponibles dans les milieux des consommateurs indiquent que le prix de l’eau et de l’électricité a augmenté de 50% depuis le 1er mars dernier et cela après, une autre hausse plus spectaculaire en septembre 2012 qui a vu les tarifs de ces produits de première nécessité passés du simple au quadruple.
Source :COSOME