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Le droit à la vie

Le pacte international relatif aux droits civils et politiques en son article 6 stipule que : « Le droit à la vie est inhérent à la personne humaine. Ce droit doit être protégé par la loi, nul ne peut être arbitrairement privé de la vie ». Le Burundi a adhéré à ce pacte et l’a ratifié par le décret-loi n° 1/009 du 14 mars 1990. Il a de ce fait intégré cette loi dans les différents textes de lois nationales. L’article 13 de la constitution de mars 1992 proclamait le principe de la protection de la vie, de même que l’article 7 du décret-loi sur la transition. Le code pénal prévoit aussi une série de dispositions sanctionnant avec les peines les plus importantes toutes les atteintes à la vie humaine. Il s’agit en particulier des articles 141 à 155 qui incriminent l’homicide et les lésions corporelles volontaires. Le code pénal prévoit même la peine de mort pour ceux qui auront volontairement supprimé la vie d’une personne (articles 142 à 145). Le droit à la vie est protégé à partir de la conception et non à la naissance car le code pénal érige en infraction l’avortement aux articles 353 à 356.

Les données régulièrement récoltées sur le droit à la vie par la Ligue Iteka au cours de l’année 2004 montrent cependant que même si des progrès ont été marqués par rapport à l’année 2003, le bilan reste tout de même lourd à la fin de l’année 2004, surtout dans la province de Bujumbura rural encore en guerre (voir tableau en annexe I et les cartes ci-dessous sur l’évolution de la situation de 2001 à 2004) :

Evolution de la situation de l’atteinte au droit à la vie de 2001 à 2004

De nombreuses personnes ont été encore une fois tuées par des militaires ( 64), des éléments du Cndd-Fdd de Pierre Nkurunziza (36), le Palipehutu-Fnl d’Agathon Rasa (251), des bandits armés et par de tierces personnes(316) ce qui fait un total de 667 victimes. De surcroît de nouvelles formes de violence sociale telles que la chasse aux sorciers et la justice populaire ont fait également de nombreuses victimes. En plus, même si les embuscades ont sensiblement diminué, elles ont continué à faire des victimes : 543 au total pour toute l’année 2004, de même que les mines antipersonnel qui ont fait 12 victimes.5 v

II 1.1.1 Dégâts humains occasionnés par des militaires dans les différentes provinces

De nombreux cas de violations ont été surtout enregistrés dans la province de Bujumbura Rural encore en guerre même si des cas isolés de violations ont été aussi signalés dans d’autres provinces :

Bubanza

En date du 18 août 2004 vers 14h°° au centre de négoce de Muzinda, commune Rugazi, un militaire du 9ème bataillon a refusé de payer la facture de ses consommations dans un débit de boisson appartenant à un certain Ndikumagenge Laurent. Un jeune garçon qui tenait ce débit de boisson a demandé avec insistance le paiement des consommations faites par ce militaire mais en vain et il a été brutalisé par ce dernier. Les personnes qui observaient cette scène ont tenté de convaincre ce militaire mais sans y parvenir, l’agresseur a commencé à tirer des balles en l’air et d’autres vers la foule et une balle a touché un combattant du Cndd-Fdd, ce dernier a été blessé mais une autre a occasionné la mort d’un civil du nom de Mpangaya. Une confrontation a été évitée de justesse entre les éléments du Cndd-Fdd et ceux des FAB, quand les hommes des deux côtés étaient présents à cet endroit pour constater les dégâts. L’administration de la zone Muzinda a bien géré cette affaire qui a été tranferée à la brigade de Bubanza par après.

Bujumbura rural

En date du 1/1/ 2004, aux environs de 14h, sur la colline Butaba, zone Matara, commune Nyabiraba, les militaires de la position de Matara en patrouille dans le secteur Mukonko, sont tombés dans une embuscade des éléments du Palipehutu-Fnl alors qu’ils arrivaient sur la colline Butaba, tout près de la route RN7 et deux militaires sont morts sur-le-champ. Soudain, les militaires enragés se sont mis à tirer sur la population en fuite. Deux femmes, deux hommes et deux enfants ont été directement touchés à mort, tandis que deux autres personnes ont été grièvement blessées. Les victimes furent : Baragasika Faustin, né à Butana, zone Matara, âgé de 55 ans, cultivateur, marié et père de 9 enfants ; Isaïe, né à Butana, âgé de 32 ans, cultivateur marié et père de deux enfants ; Niyonzima Sophie, née à Butana, âgée de 23 ans, célibataire et cultivatrice ; Kwanza Judith et son enfant (âgé de 8mois), née à Butana, âgé de 25 ans, cultivatrice, mariée et mère d’un enfant ; une fillette du nom de Mireille, âgée de 4 ans. Les personnes qui ont été grièvement blessées furent : Immaculée, âgée de 30 ans et Silas, âgé de 6 ans. Ces militaires se sont mis à piller dans les maisons : 40 chèvres et moutons, plus de 50 poules, plus de 50 lapins, 5 vélos, des habits, des vivres et en plus dix maisons ont été incendiées.

En date du 25/01/04 vers 13 h 30’, en plein marché de Karinzi au chef-lieu de la commune Mutambu, des rebelles du Palipehutu-Fnl d’Agathon Rwasa ont fait une incursion sur le marché. L’un d’eux en tenue civile a isolé un militaire comme s’il avait à lui parler en privé, puis soudain, il a saisi son pistolet et a tiré sur le militaire qui est mort sur-le-champ. Les militaires qui étaient au marché se sont mis à tirer dans toutes les directions, une foule de personnes qui était au marché s’est mise à fuir, mais beaucoup de personnes se sont enfermées dans les bistrots et dans les maisons environnantes. Six personnes ont été tuées : Bamporukontari Isaac, né à Kayengwe, âgé de 34 ans, travailleur au centre de santé de Karinzi, marié et père de 2 enfants ; Bapfumukeko Juvénal, âgé de 22 ans célibataire et cultivateur ; Bampishumwabo Mathieu, né à Bugwavu, âgé de 66 ans, marié et père de 15 enfants ; Ndiwenuwonkijije Diomède, né à Bugongo, âgé de 41 ans, marié et père de 6 enfants ; Ntahondereye Audace, né à Rutovu, âgé de 37 ans, marié et père de 4 enfants ; Ntahompagaze Juvénal, né à Rutovu, âgé de 40 ans, cultivateur, marié et père de 3 enfants et 12 autres personnes ont été blessées dont 6 grièvement blessées. Par après, un pillage systématique a été opéré par les militaires au marché et dans les maisons environnantes. En date du 07/02/04 à 4 h°° du matin, secteur Burima I, zone Gomvyi, commune Mutambu province de Bujumbura rural, les militaires postés au chef-lieu de la commune Mutambu se sont rendus dans un coin plus ou moins reculé dénommé Manda pour une patrouille habituelle. Sur cette colline, il y avait une position des éléments du Palipehutu-Fnl d’Agathon Rwasa. Comme les militaires avaient eu tous les renseignements sur cette position, en l’approchant, ils ont commencé à tirer et les rebelles se sont mis à fuir en répliquant. Au cours de cette confrontation, un rebelle a été tué et dans la foulée, trois personnes civiles ont été tuées : 2 par balles et une autre a été capturée et éventrée à coups de baïonnette. Il s’agit de Havyarimana Aloys (éventré) né à Manda, âgé de 41ans, marié et père de 6 enfants ; Nibona Célinie âgée de 26ans, née à Manda mariée et mère d’un enfant ; Hakizimana Simon, né à Manda âgé de 18 ans célibataire et cultivateur.Cet affrontement a également occasionné des blessés graves : Niyimubona Jacqueline et Nshimirimana Elie.

En date du 11/02/04, aux environs de 10h°° du matin, en zone et commune Muhuta, des militaires de l’armée régulière sont arrivés nombreux au chef-lieu de la zone Muhuta pour une patrouille habituelle. Ils étaient venus renforcer d’autres militaires qui étaient déjà sur les collines Mubanga, Gitwe et Mubingo dans la même zone de Muhuta, ce qui avait provoqué le déplacement de la population vers le chef-lieu de la zone Muhuta sous l’instruction du chef de zone. Les militaires sont entrés en collision avec les rebelles au niveau de l’école primaire de Muhuta. Ces derniers ont commencé à tirer sur les militaires qui ont répliqué à leur tour en tirant dans la foule des déplacés. Cette fusillade a fait deux morts dont Ndikumana Janvier, écolier à l’école primaire de Muhuta, petit frère du chef de zone Muhuta et 8 personnes ont été grièvement blessées.

En date du 20/02/04 aux environs de 5 h 30’, sur la colline Ceri, secteur Mutumba, zone Migera, commune Kabezi, province Bujumbura rural, les rebelles du FNL ont tiré sur les militaires en patrouille. La population de la localité a vidé les lieux en un clin d’œil, en direction du centre Mutumba en contournant la zone assiégée. Misigaro Damien, âgé de 85 ans, resté dans sa maison sous le poids de son âge, a tenté de sortir de la zone de combat mais trop tard . Il est tombé dans un groupe de militaires au moment où il était sur le point d’arriver au centre de Mutumba et ils l’ont sauvagement tué.

Le matin du 23/02/04, sur la colline de Ntobo, secteur de Bubanza, zone Gomvyi, commune Mutambu, les militaires de la position Kinonko se sont rendus à Ntobo pour une patrouille. A leur vue, la population de la localité s’est mise à fuir et les militaires ont tiré sur elle, tuant un certain Paul Kibayi, un cultivateur âgé de 60 ans, marié et père de 7 enfants ;

En date du 19/03/04, vers 10h°° du matin dans le secteur de Kabumba, zone Ruyaga, commune Kanyosha, alors qu’un certain Kanusu Ferdinand, chef de colline Kizibira sarclait son champ d’eucalyptus se trouvant sur le mont Mboza, en haut de la paroisse Buhonga, des militaires en patrouille l’ont tué à coups de baïonnette. Ces militaires avaient des informations selon lesquelles des rebelles du PALIPEHUTU-FNL étaient de passage dans ce secteur. Le corps de Kanusu Ferdinand a été brûlé par ces mêmes militaires.

En date du 29/03/04, à Rukaramu, commune Mutimbuzi, Kuruyaya Clément, cultivateur et une autre personne qui n’a pas été identifiée ont été fusillées par les militaires de la position de Rukaramu, qui leur reprochaient d’être des mobilisateurs et collecteurs du ravitaillement pour le mouvement Palipehutu-Fnl ;

En date du 2/04/04 vers 4 heures du matin à Gikonkoro près de Maramvya, secteur et zone Rutongo, en commune Muhuta, les militaires de la position Maramvya ont assiégé le domicile d’un certain Yaga Paul, âgé de 46 ans, marié et père de 4 enfants. Yaga ainsi que son fils Yaga Tharcisse, âgé de 22 ans, élève en 9ème au collège communal de Rutongo, dans l’incapacité de s’évader, se sont rendus aux militaires qui les ont tués d’une façon atroce. Leur maison ainsi que deux autres maisons de leurs voisins ont été incendiées par ces militaires après les avoir pillées. Les militaires reprochaient aux victimes d’avoir hébergé des rebelles du Palipehutu-Fnl ;

Le Dimanche de Pâques 11/04/04 aux environs de 7 h 30’ du matin, à Masanga, secteur Busenge, zone et commune Muhuta, un certain Gishikanyi Jacques, un vieux de 70 ans, veuf et père de 5 enfants, cultivateur a été atrocement fusillé par les militaires de l’armé régulière de la position de Rubuga dans le même secteur (36 balles). Celui-ci se rendait au centre de Mutumba quand il a rencontré ces militaires en patrouille.

En date du 27/04/04 vers 14h30’, dans le secteur Rugembe, zone Mubone, commune Kabezi, alors que depuis le matin des bombes étaient lancées par des militaires en direction du secteur Burima II, en zone Gomvyi, commune Mutambu à partir de Gaseru, un groupe de militaires est allé se cacher dans une population jusque là tranquille. Ces militaires ont alors commencé à tirer sur cette population qui s’est mise à fuir. Quatre personnes : Bankebeka Marceline, âgé de 55ans, mariée et mère de 10 enfants ; Barangendana Audace, âgé de 45 ans, marié et père de 7 enfants ; Nyandwi Etienne, âgé de 58 ans, marié et père de 6 enfants Cishahayo alias Magarayirengwe, âgé de 38 ans, marié et père de 5 enfants ont directement trouvé la mort et deux autres personnes ont été grièvement blessées : Ndoricimpa Imelde, âgée de 22 ans et Ntiruteba.

En date du 4/05/04, vers 18h°°à Rubanda, secteur Murambi, zone Gomvyi, commune Mutambu, les militaires de cette position ont tiré sur cinq personnes en provenance de Bujumbura dont une mère et son enfant qu’elle portait au dos, au moment où elles arrivaient tout près de la position militaire du barrage hydro-éléctrique de Mugere. La mère du nom de Pétronie a succombé le lendemain à l’hôpital car elle avait été touchée au niveau du crâne. Les blessés étaient au nombre de deux : l’enfant de la victime âgé de 5 ans et un certain Dieudonné âgé de 24 ans.

En date du 28/05/04, vers 2 h du matin, à Kirasa, secteur Gitunda, zone et commune Muhuta, un certain Nsekerabandya, pêcheur, est tombé dans un groupe de militaires en patrouille alors qu’il se rendait à la plage du Lac Tanganyika. Ceux-ci ont tiré sur lui et la victime est morte sur place. L’homme était âgé de 40 ans, veuf et père de 3 enfants.

En date du 12/05/04 aux environs de 17 h 30’, à Kinama, secteur Mugendo, zone Kigina, commune Nyabiraba, quand les militaires de l’armée régulière, venus du chef-lieu de la commune Nyabiraba, se rendaient à leur poste d’attache (position de Kinyenkonge se trouvant à plus ou moins 4 km du chef-lieu de la commune Nyabiraba), ils sont tombés dans une ambuscade tendue par les rebelles du Palipehutu-FNL d’Agathon Rwasa à une localité communément appelée Mugoti et trois militaires sont morts sur-le-champ. Après, toutes les positions militaires des alentours ont été alertées et ont commencé à tirer partout, principalement dans les localités soupçonnées d’être des zones de repli des rebelles. Les militaires de la position de Mugendo se sont retranchés vers la colline Kinama, soupçonnée d’être une zone de repli de ces rebelles et ils ont commencé à tirer partout. Une vieille maman du nom de Baranyishimiye Sabine, âgée de 50 ans, veuve et mère de 4 enfants a été atteinte par les balles au niveau de la tête et sa fille Nsavyimana Emelyne âgée de 6 ans a été touchée au niveau de l’omoplate et la mère a succombé à ses blessures le lendemain à l’hôpital.

En date du 28 mai 2004 à 23 h, à Maramvya, commune Mutimbuzi, un homme du nom de Melchior a été tué par balle tout près du dispensaire de Maramvya. Cet homme rentrait ivre et a commencé à taper sur la borne fontaine et les militaires qui étaient sur les lieux ont tiré sur lui à bout portant. Le chef de zone Maramvya a affirmé que Melchior avait un trouble comportemental quand il avait pris de la bière, et il faisait habituellement du tapage dans le quartier.

Le 29 mai 2004 vers 5 h 30’ du matin à Kinyinya-Kinama, en zone Mubone, commune Kabezi, un bataillon mobile a assiégé les collines de Kinyinya et Kimina. La population de la localité et des environs a fui en direction de Ruziba et sept personnes sont tombées dans les griffes de ces militaires qui les ont tuées d’une manière atroce. Une fille du nom de K.M., âgée de 15 ans et écolière en 6ème année faisait partie de ce groupe de tués. Avant d’être tuée, elle a été d’abord violée par un groupe de militaires qui après ce forfait ont écarté ses jambes en les attachant séparément sur deux arbustes et ont introduit des morceaux de bois dans son sexe. Elle est morte d’hémorragie. Les quatre autres personnes qui étaient avec K.M. ont été, les unes égorgées et les autres fusillées. Il s’agissait de Kambayeko Pacifique, âgée de 4 ans ; Habonimana, âgée de 1 ans et 6 mois ; Nteturuye Simon, âgé de 40 ans et Musafiri Antoine, élève et âgé de 18 ans. Une femme du nom de Gertrude a été bléssée au moment où elle tentait de fuir et deux autres personnes ont été retrouvées mortes avec leurs corps mutilés. Selon les témoins de la localité, ces personnes civiles se rendaient très tôt le matin à Ruziba pour faire le marché. Des biens ont été également pillés et d’autres endommagés dans les deux localités : 25 maisons ont été brûlées sur la colline Kinyinya ,12 autres à Kimina et le bureau de l’école primaire de Kimina a été défoncé et pillé. Sur leur passage ces militaires ont volé des poules, du café, des chèvres et des habits.

En date du 2/06/04 dans le secteur de Mubone, commune Kabezi, quatre personnes : Birime Joseph, âgé de 60 ans et père de 9 enfants ; Ndabaguye Damien, âgé de 42 ans, père de 5 enfants ; Mbahishakiye Donatien, âgé de 32 ans, père d’un enfant et Bonaventure ont été enlevées par des militaires. Ces personnes ont été enlevées alors qu’elles se rendaient à Ruziba pour faire leurs achats et quand les militaires les ont arrêtées, elles ont été informées qu’elles allaient être conduites à Kivomo, en zone Mubone pour montrer aux militaires les cachettes des rebelles du Palipehutu-Fnl. Les autorités administratives à la base dont le chef de zone Mubone ont confirmé que les corps de ces victimes ont été retrouvés en décomposition sur la sous colline de Gara, en secteur Kivomo, zone Mubone.

En date du 13/06/04 à 17h à la suite d’une attaque des rebelles du Palipehutu-Fnl dirigée contre une position militaire se trouvant sur la colline Ntankoni, secteur Migera, commune Kabezi, des militaires en provenance des positions voisines, c’est-à-dire la position de Kurubura et Mutumba se sont mis à piller dans les boutiques, les ménages et dépots de bière au centre de Mutumba. Ceux de Kurubura, sont alors descendus à ce centre et ils ont croisé un enfant du nom de Nahabandi Jackson, âgé de 5 ans et ils l’ont tué par balle.

Mercredi 16/06/04 vers 5h 20’ du matin, un certain Kabura Rénovat, âgé de 47 ans de la commune Kabezi a rencontré des militaires au niveau de Karava à plus ou moins 1 km du centre de Kabezi. Celui-ci transportait sur vélo un sac de fruits (mandarines) qu’il allait vendre à Bujumbura et ces militaires ont alors tiré sur lui et il est mort sur-le-champ. Les fruits et le vélo ont été récupérés par ces mêmes militaires.

En date du 13/06/04, en commune Isare, zone Rushubi, un gendarme de la brigade Isare a tué par balle un certain Nzoyabona Gaspard. La victime était de la colline Sagara de la même zone.

En date du 25/8/2004, 3 civils ont été tués à Ruyaga en commune de Kanyosha après l’attaque de lundi 23 août 2004, lancée par des combattants du Palipehutu-Fnl contre la brigade de Ruyaga. Cette attaque a commencé à 19h et a duré plus de 30 minutes. Ces civils ont été tués le lendemain matin lorsqu’ils tentaient de fuir et les gendarmes les ont tués par balle à bout portant. Après le repli des rebelles du Palipehutu-Fnl, les forces de l’ordre les ont poursuivis. Pendant les représailles, les militaires se sont aussi livrés à des actes de pillage. Ils ont même incendié 6 maisons au che-lieu de la commune après les avoir dévalisées.

En date du 29 décembre 2004, vers 18h à Nyamutenderi, secteur Kabumba, zone Ruyaga, commune Kanyosha, Ndikumagenge Barthélemy, âgé de 54 ans, marié et père de 9 enfants, alors qu’il rentrait de son service à la SOCABU où il était planton, est tombé dans un groupe de militaires en patrouille sur sa colline. Ceux-ci l’ayant surpris, ils ont tiré sur lui et il est mort sur-le-champ.

Bururi

En date du 22/02/04 à 5 heures du matin, 8 détenus de la prison de Bururi se sont évadés après avoir ligoté un policier qui gardait la porte d’entrée. Trois détenus : Ndayizeye Patrice de la commune Rumonge, Irakoze Jean-Aimé de Gitega et Niyonzima Sammuel de Gitega ont été abattus par les gardiens de la prison de Bururi à l’extérieur de cette dernière. Trois autres ont été capturés mais 2 autres sont parvenus à s’échapper. Tous ces détenus étaient des prévenus et les familles des victimes ont demandé qu’il y ait une enquête pour déterminer les circonstances de cette évasion ont réclamé aussi la restitution des corps des leurs pour qu’ elles puissent les enterrer dans la dignité.

Cankuzo

En date du 15/02/04 vers 23h, à environ 1,5 km du camp de Mutukura, commune Cankuzo, Salvator et son patron Miburo Gaspard, commerçant de Cankuzo sont tombés dans une embuscade tendue par une bande armée : Salvator a été tué et Gaspard a pu échapper. La population environnante a porté ses soupçons sur les militaires du camp Mutukura qui voulaient voler de l’argent dudit commerçant d’où les autorités militaires ont ouvert des enquêtes sur cette embuscade.

En date du 22 décembre 2004, sur la colline Rujungo, commune Kigamba, les gendarmes qui étaient à la recherche des bandits ont débusqué un chef d’un groupe de bandits qui semait la terreur dans la province de Cankuzo du nom de Macumi. Il tentait de fuir quand les militaires ont tiré sur lui. Ce dernier, détenteur d’un fusil de marque Kalachnikov, dirigeait une bande de voleurs qui volait, tuait et tendait des embuscades sur l’axe routier Kigamba-Muyinga. La gendarmerie a pu aussi capturer son fils et 8 autres bandits, faisant parti de ce groupe et ces malfaiteurs ont été conduits au cachot de la brigade.

Gitega

En date du 8/02/04 vers 18h30’, en commune Bugendana, province de Gitega, Augustin, agriculteur-éléveur a été tué par les militaires de la position Kirimbi. Il était accompagné de sa femme et ils rentraient d’une cérémonie de naissance chez leurs amis quand les militaires ont demandé à Augustin de leur laisser sa femme. Le couple a pris fuite et l’un des militaires a tiré sur les fugitifs et Augustin est mort sur-le-champ. Le militaire est actuellement en prison. Ces militaires auraient en outre instauré un couvre- feu illégal interdisant ainsi à la population de circuler au-delà de 19 heures.

Kayanza

Mercredi 10/03/04 dans une localité communément appelée « cheminée », zone Rwegura, commune Muruta au barrage de la REGIDESO, un militaire du nom de Nsengiyunva, Matricule 58989, a été lâchement assassiné sous les ordres du commandant du camp Kayanza, le Major Siyabo. Ce militaire aurait commencé par fumer le chanvre toute la journée et après il s’est mis à arrêter les véhicules qui se rendaient à Ndora pour extorquer de l’argent aux passagers. A une heure du matin, il aurait pris son fusil et un pistolet d’un lieutenant du nom de Ndikuriyo, chef de peloton et serait parti en tenue civile. C’est ainsi que le commandant du camp Kayanza serait parti lui- même à sa recherche et il aurait donné l’ordre de le tuer à coup de houe et de baïonnette. Il a été enterré dans une petite fosse où des chiens l’ont déterré et les gens des environs l’ont enterré de nouveau. Les siens ont porté plainte et sa solde qui vient régulièrement serait détournée par des inconnus

En date du 28/03/04, à Rukago, zone Mbirizi, commune Gatara, un certain André a été tué à l’aide d’un poignard par le chef de position de Mbirizi.

Kirundo

En date du 4/02/04 au quartier Bushaza, commune Kirundo, 4 militaires du 8ème bataillon d’infanterie en tenue de sport : Nkurunziza, Hafashimana, Sibomana et Niyonkuru ont tué un enfant de 15 ans appelé Niyonsaba. Les deux premiers ont été apppréhendés tandis que les deux autres sont en cavale. L’affaire est aux mains de la brigade Kirundo. D’après ces assassins, ils avaient eu une somme de deux cent cinquante mille francs bu de la part de la marâtre de la victime pour tuer deux jeunes frères.

Mairie de Bujumbura

Dans la nuit du mercredi 8 septembre 2004, une femme enceinte a été tuée, son mari grièvement blessé au quartier Ruziba de la zone Kanyosha en mairie de Bujumbura aux environs de 19h. L’auteur de ce forfait était un militaire de la position de Ruziba. Selon les mêmes sources, le couple venait du bistrot et quand il est arrivé près d’une position militaire, il a trouvé un homme arrêté par un militaire. Comme ce couple avait reconnu l’homme arrêté, le militaire a tiré directement sur lui tuant la femme et blessant grièvement son mari. Le militaire, auteur de ce forfait a été conduit à la brigade Kanyosha.

II 1.1.2 Quelques dégâts humains occasionnés par des ex-combattants du Cndd-Fdd de Pierre Nkurunziza

Après l’arrêt des hostilités par ce mouvement, les dégâts humains perpétrés par ce mouvement ont diminué, mais de nombreuses violations commises par des éléments de ce dernier ont été continuellement signalées dans certaines localités surtout dans la province de Bujumbura Rural encore en guerre.

Bubanza

a)Des assassinats et meurtres

Dans la nuit du 3 au 4 /01/04 à 23 heures à Muramba, secteur Mwarira, 3 personnes d’une même famille (Pierre, son épouse et son enfant) ont été tuées à leur domicile par des éléments du Cndd-Fdd de Pierre Nkurunziza et tous les biens de cette famille ont été pillés. Le motif de ce meurtre aurait été que le chef de ménage était accusé de sorcellerie et les auteurs seraient deux frères du Cndd-Fdd qui accusaient Pierre d’avoir empoisonné leur père en 2003.

Dans la nuit du 14/03/04 à Buramata, commune Gihanga, Nkurikiye a été tué par des éléments du Cndd-Fdd de Pierre Nkurunziza lorsque ces derniers cherchaient les éléments du Palipehutu- Fnl d’Agathon Rwasa dans ce secteur. Il a été tué pour avoir hébergé une personne (un membre de sa famille) sans l’accord de son voisin Buryo. Ce dernier aurait informé les éléments du Cndd-Fdd de la présence d’un élément du Palipehutu-Fnl chez Nkurikiye. Les éléments du Cndd-Fdd contactés ont vite accouru pour prendre de court cet élément du Palipehutu-Fnl mais Nkurikiye a refusé de se faire attraper et a fui à l’approche de ces éléments du Cndd-Fdd. Il a été tué dans sa fuite et son hôte qui était resté dans la maison a été enlevé pour une destination inconnue. La famille du défunt a porté plainte contre Buryo pour avoir commandité cet assassinat.

En date du 6/03/04, dans le secteur de Rubira, commune Mpanda une fillette a été tuée par les éléments du Cndd-Fdd de Pierre Nkurunziza quand elle tentait de prendre fuite lorsque ces Fdd venaient d’enlever son père accusé de vivre en intelligence avec les éléments du Palipehutu-Fnl d’Agathon Rwasa.

Dans la nuit du 8/03/04, en secteur Rugunga, zone Buvyuko, commune Bubanza, Bucumi Simon a été tué par des personnes armées. Selon les habitants de Rugunga, Bucumi Simon aurait été tué par des déserteurs du Cndd-Fdd de Pierre Nkurunziza. Selon l’administrateur communal de Bubanza, ce meurtre aurait été un règlement de compte ayant pour origine un conflit foncier.

Dans la nuit du 14 au 15 août 2004 vers 23h, à Rugenge en commune Mpanda, zone Musenyi, Bikorimana qui rentrait chez lui a été arrêté et tué par des éléments du Cndd-Fdd de Pierre Nkurunziza. Selon l’administration communale de Mpanda, Bikorimana aurait été victime de son retard à rentrer chez lui. Signalons qu’un couvre feu a été arrêté autour de la position des Fdd-Cndd.

Dans la nuit du 8 au 9/05/04 à 21 h à Musigati, colline Nyaburiga, des éléments du Cndd-Fdd de Pierre Nkurunziza qui venaient d’une fête de mariage ont tué une personne du nom de Samandari par balles. Selon l’administrateur de la commune Musigati, ces éléments du Cndd-FDD avaient pris de l’alcool prohibé « rutuku » et ils auraient été arrêtés par leur chef.

Dimanche 13/06/04 à 17 h au village III à Buhinga, un élève du collège communal de Buhinga du nom de Ndayiziga Apollinaire a été sauvagement battu par un combattant du Cndd-Fdd de Pierre Nkurunziza du nom de Niyongere Benjamin sous les ordres de son chef, un adjudant chef de la position de Bulinga. La victime a été relâchée plus tard dans la nuit et est rentrée chez lui dans un état critique. Elle a succombée à ses blessures la même nuit et les deux bourreaux sont sous les verrous à Bubanza.

En date du 4 octobre 2004 à Ruziba en commune Mpanda, Habonimana Anatole a été tué par des ex-combattants du Cndd-Fdd de Pierre Nkurunziza. Le mobile de cet assassinat est resté obscur mais selon la thèse de l’administration communale, il pourrait s’agir d’un règlement de compte.

Dans la nuit du 27 au 28 octobre 2004, à Rubira en commune Mpanda, deux personnes ont été enlevées puis exécutées par des ex-combattants du Cndd-Fdd de Pierre Nkurunziza. Il s’agissait de Ngendakumana Vincent et Ntakamaro Térence. Selon l’administrateur communal, ces deux personnes étaient soupçonnées de vivre en intelligence avec les rebelles du Palipehutu-Fnl d’Agathon Rwasa.

Dans la nuit du 31 octobre 2004 à Rubira, commune Mpanda, Buregeya a été décapité par des combattants du Cndd-Fdd de Pierre Nkurunziza. Selon l’administration communale, il était aussi accusé de vivre en intelligence avec les rebelles du Palipehutu-Fnl d’Agathon Rwasa.

b) Des cas d’enlèvements

Le 26/02/2004 en commune Mpanda, secteur Gatagura-Sorero, les éléments du Cndd-Fdd au poste de commandement à Musenyi ont enlevé un certain Tindo, qui est connu comme un jeune membre de la Jeunesse Patriotique Hutu (JPH), un mouvement du Palipehutu-Fnl d’ Agathon Rwasa et, depuis lors, il a été porté disparu.

Le29/02/2004 en commune Mpanda, secteur Gatagura des éléments du Cndd-Fdd de Pierre Nkurunziza ont enlevé Mureke Louis, accusé d’être un adepte du Palipehutu-Fnl d’Agathon Rwasa, et il n’est plus réapparu.

Bujumbura rural

Des assassinats et meurtres

En date du 05/03/04 à 22 h, les éléments du Cndd-Fdd de Pierre Nkurunziza de la position Butega, en zone Martyazo, commune Mubimbi se sont rendus chez un certain Nyandwi Bernard et ont encerclé sa maison dans le but de l’arrêter. Celui-ci a tenté de fuir mais en vain car les intrus ont tiré sur lui avant de s’en aller. Il est mort le lendemain matin suite à une hémorragie. Il lui était reproché de collaborer avec les combattants du Palipehutu-Fnl.

Dans la nuit du 5/03/04, sur la colline de Rweza, zone Muyira, commune Kanyosha, Gilbert Nkurikiye a été enlevé par les éléments du Cndd-Fdd de Pierre Nkurunziza de la position de Rweza, accusé de collaborer avec les Palipehutu-Fnl. Trois autres personnes non identifiées ont été tuées à la même position.

En date du 11/04/04 en zone Maramvya à la 12èmeavenue, commune Mutimbuzi, deux jeunes filles sœurs Ndabarushimana Chantal et Nzungu Christine ont été enlevées par des hommes armés en uniformes militaires au moment où elles participaient à une fête pascale chez un voisin. Le lendemain, leurs cadavres ont été retrouvés, les seins mutilés. Les voisins et la famille des victimes ont attribué cet assassinat aux éléments du Cndd-Fdd de Pierre Nkurunziza postés à Maramvya qui reprochaient aux deux filles d’être des adeptes du Palipehutu-Fnl. L’administrateur de la commune Mutimbuzi a parlé de l’ouverture d’une enquête sur cet assassinat. Malheureusement, aucune enquête n’a abouti dans cette commune sur les assassinats depuis le mois de janvier 2004.

Dans la nuit du mercredi 9/06/04, le domicile d’un certain Innocent, un jeune marié de 25ans a été attaqué par les combattants du Cndd-Fdd de Pierre Nkurunziza à Kabumba, zone Ruyaga, commune Kanyosha. Ces envahisseurs ont d’abord encerclé la maison et ont donné l’ordre au chef de ménage de sortir. Celui-ci a résisté et les attaquants ont commencé alors à défoncer la porte. La victime a tenté de bloquer énergiquement la porte en s’appuyant dessus mais en vain car des coups ont été tirés à travers la porte et Innocent est tombé sous les coups de balles. La victime était accusée de collaborer avec les rebelles du Palipehutu-Fnl.

En date du 16/03/04, très tôt le matin, les éléments du Cndd-Fdd de la position Butega, en zone Martyazo, commune Mubimbi ont encerclé quatre ménages à la recherche de 4 personnes. Les chefs de ces ménages étaient reprochés d’avoir hébergé des rebelles du Palipehutu-Fnl. Nahimana Pascal et son frère Habonimana Jean, Ndayiragije Annonciate et Nitunga Mercianne ont été arrêtés et conduits jusqu’à la position militaire. Les deux femmes ont été arrêtées à la place de leurs maris domestiques à Bujumbura. Les quatres individus ont été torturés d’une façon cruelle (coups de bâton) si bien qu’un d’entre eux, Nahimana Pascal, en est mort. Les autres ont été libérés peu après.

Dans la soirée du 12 décembre 2004 à 18h30 à Gashinge, zone Ruyaga, commune Kanyosha, alors que le couple Sondobera Elie et Nayuburundi Vénérande venait d’une cérémonie de dot, ils ont croisé un groupe d’élements du Cndd-Fdd au niveau d’une rivière dénommée Nyamurumbi à quelque mètres du chef-lieu de la commune. Ceux-ci ont tiré sur le couple et les deux époux sont morts sur-le-champ. Selon les témoignages des personnes qui avaient été prises en otage par ces éléments du Cndd-Fdd, ces derniers se sont heurtés aux deux victimes et le commandant des troupes, Buzubona, avec un grade de Major, a donné l’ordre à ses hommes de tirer à bout portant sur elles. Le porte-parole du Cndd-Fdd, le colonel Jérémie Ngendakumana a qualifié les faits d’accident car les victimes n’étaient pas des ennemis du Cndd-Fdd, mais a regretté que les victimes aient refusé de s’arrêter pour être identifiées.

En date du 13 décembre 2004 vers 15 h à Kamesa, zone Musaga en mairie de Bujumbura. Un groupe de combattants du Cndd-Fdd de Nkurunziza se sont rendus à Kamesa dans deux taxis et ils y ont tué deux frères : André Nimubona et Jean Kwizera, tous élèves respectivement en 10ème année et en seconde. Ils ont également enlevé leur grand frère, Faustin Nduwayezu, un enseignant à Kamesa. Dimanche soir le 12 décembre 2004, un voisin des victimes, un certain Jean Claude, connu sous le nom de Gaga, était venu voir Faustin Nduwayezu pour lui demander de lui conserver momentanément une moto parcequ’ il ne pouvait pas la conduire jusque chez lui à cause d’une pente abrupte et de l’absence d’une route qui arrive chez lui. Le lendemain après-midi, Jean Claude est venu avec des éléments du Cndd-Fdd pour récupérer la moto. Ils ont tiré sur les deux frères et Jean Christophe Kwizera est mort sur-le-champ, tandis que son petit frère Nimubona André a succombé à ses blessures le lendemain matin à l’hôpital universitaire de Kamenge. Les intrus sont redescendus à Bujumbura avec leur otage Faustin Nduwayezu. Les victimes étaient accusées d’avoir volé la moto. Les témoins qui ont vu ces criminels ont reconnu deux d’entre eux : un certain Eric, un capitaine du Cndd-Fdd de Nkurunziza qui était à la position de Kanyosha et un lieutenant du nom de Jean Marie de la position de Kamenge. Les autorités de Musaga quoiqu’ayant des indications sur les auteurs du crime n’ont pas voulu les arrêter pour des investigations. Certaines opinions affirmaient pourtant que le nommé Eric était connu à Musaga pour plusieurs cas de délits commis : vol de petit bétail, de motos, de téléphones mobiles et d’autres biens de valeurs.

II.1.1.3 Quelques dégâts humains occasionnés par des rebelles du Palipehutu-Fnl d’Agathon Rwasa

Les atteintes au droit à la vie sont surtout observées dans les provinces où ce mouvement est encore très actif en l’occurrence celles de Bujumbura Rural et Bubanza, car il s’en prend souvent aux non partisans de ce mouvement.

a)Des cas de meurtres et assassinats

Bubanza

Dans la nuit du 11 au 12/01/04 au centre de Gihanga, non loin du chef-lieu de la commune Gihanga, un groupe d’éléments du Palipehutu-Fnl d’Agathon Rwasa ont attaqué à plusieurs endroits et tué cinq militaires, 5 personnes civiles et blessé 3 personnes civiles. Ils ont également volé environ 300 000 Fbu à un vendeur de boisson locale et ils ont tué 5 vaches, blessant 17 autres. Dans cette attaque, un rebelle du Palipehutu-Fnl d’Agathon Rwasa a été également tué.

Dans la nuit du 28 au 29/04/04, vers 22 heures à Buhinga, en commune de Gihanga, des éléments du Palipehutu-Fnl d’Agathon Rwasa ont attaqué le village VI. Ils ont tué un certain Léopold et dans cette attaque, un élément du Palipehutu-Fnl y a laissé la vie et plus de 30 ménages ont été systématiquement pillés.

Dans la nuit du 8/03/04 au village IV en commune Gihanga, province Bubanza, des éléments du FNL d’Agathon Rwasa ont attaqué certains ménages. Ils ont tué un jeune gardien de la paix, Nzeyimana Léopold, à qui ils ont pris son fusil et ils ont volé 18 000 Fbu dans le bistrot de Sinzumusi Edouard, président d’une association de production du riz. Après ce coup, ils se sont dirigés vers la réserve naturelle de Rukoko.

Dans la nuit du 8 au 9/2/2004 dans le secteur Busonga en commune Gihanga, des éléments du Palipehutu-Fnl d’Agathon Rwasa qui étaient signalés dans la réserve naturelle de Rukoko ont attaqué systématiquement tous les ménages de la transversale 3(TR3). Ils ont tué sauvagement une personne après l’avoir enlevée et son corps a été retrouvé près de la rivière Kajeke. Ils ont également brûlé 7 maisons après avoir pillé dans 15 ménages. Les biens pillés étaient essentiellement des poules, des chèvres, et des porcs. Ces éléments du Palipehutu-Fnl accusaient ces populations de collaborer avec le Cndd-Fdd de pierre Nkurunziza aujourd’hui en zone de rassemblement à Kibuye et Ntamba à Bubanza.

Bujumbura rural

Dans la nuit du 15/ 01/04 à Kivumu, secteur Gomvyi, zone Gomvyi, commune Mutambu, trois personnes à savoir Batururimi Frédéric, Habiyambere Marc et Michel ont été arrêtées par les éléments du Palipehutu-Fnl d’Agathon Rwasa et conduites vers une localité inconnue. Les deux derniers ont été relâchés après 6 jours moyennant une rançon de 50 000 fbu chacun, tandis que Batururimi Frédéric aurait été tué juste après le relâchement de ses compagnons. Marc et Michel étaient accusés de collaborer avec les militaires de l’armée régulière en leur fournissant des informations sur leur mouvement. Quant à Frédéric, en plus de ces accusations il lui était reproché d’être un sorcier. Pendant tout le temps de leur détention, les victimes étaient battues nuit et jour pour être contraintes à avouer les accusations qui pesaient sur elles.

En date du 01/02/04 à Buyuki près de la paroisse Buhonga, commune Kanyosha, province de Bujumbura Rural, des rebelles du Palipehutu-Fnl d’Agathon Rwasa ont assiégé un domicile de Buyuki cherchant le chef du ménage qui était accusé par ces derniers de collaborer avec les forces de l’ordre. Il a été conduit et tué par ces derniers à quelques mètres de son domicile.

En date du 12/02/04 , en zone Nyambuye, commune Kanyosha, deux combattants du Cndd-Fdd, en provenance de Gihosha, natifs de Nyambuye, sont allés rendre visite à leur famille pour retourner à leur poste d’attache le soir. Les rebelles du Palipehutu-Fnl, l’ayant appris, sont venus aux heures avancées dans cette même famille et ont arrêté deux personnes. Ces dernières ont été conduites dans un lieu inconnu pour être exécutées ;

Dans la nuit du 7/03/04, vers 23h°° du soir, les rebelles du Palipehutu-Fnl ont lancé des rockets sur le centre de Kabezi, chef-lieu de la commune Mutambu, à partir du mont Gomvyi. Quatre personnes ont été tuées, une autre enlevée et 5 autres blessées. Deux salles de cours du lycée communal de Mutambu ont été également endommagées ainsi que des locaux de la paroisse Karinzi.

En date du 17/03/04, des combats acharnés ont opposé les rebelles du Palipehutu-Fnl et les forces armées burundaises dans les hauteurs qui surplombent le chef-lieu de la commune Kabezi (Gitenga, Masama et Mwanza.) Dix mille familles se sont déplacées, une partie vers le quartier Ruziba de la zone Kanyosha en Mairie de Bujumbura et une autre vers la paroisse Mutumba en zone Migera dans la commune Kabezi. Des bombes ont été larguées par les rebelles sur le centre de Kabezi et la maison de l’administrateur communal de Kabezi a été atteinte. Deux frères élèves (fils de Mpfubusa, un élève de la 8ème année au collège communal de Kabezi et un autre élève de la 6ème à l’école primaire de Kabezi) qui avaient pris refuge chez l’administrateur ont trouvé la mort suite à ces bombes.

En date du 26/03/04, sur la colline Muberure, deux personnes répondant aux noms de Barajingitwa Vianney et Bashima Pierre âgé de 50 ans ont été tuées par des éléments du Palipehutu-Fnl. Tous les deux étaient accusés de collaborer avec les éléments du Cndd-Fdd de Pierre Nkurunziza.

En date du 6/04/04 à Gishingano, zone Nyambuye, commune Isare, un certain, Nyenyeri, mobilisateur politique du Cndd-Fdd de Pierre Nkurunziza a été arrêté par les rebelles du Palipehutu-Fnl d’ Agathon Rwasa au moment où il était entrain de tenir une réunion avec la population. Les éléments du Cndd-Fdd, informés sont venus au secours mais ne sont pas parvenus à récupérer leur homme. Ils se sont alors mis à défoncer les maisons et à piller, contraignant la population à fouir.

Le matin du 13/04/04 à Karinzi, chef-lieu de la commune Mutambu, plus précisément au marché de Karinzi, deux têtes et 8 mains d’hommes ont été trouvées étalées. Les mêmes faits se sont produits au chef-lieu de la zone Mubone en commune Kabezi, à Kora et Buhonga en commune Kanyosha à la même date :

-A Mubone : deux têtes et cinq mains. -A Kora, secteur Kabumba, sur la route nationale n° 7 à 10 km de Bujumbura : une tête et quatre mains. -A Buhonga, sur la RN7, à 11 km de Bujumbura : une tête et quatre mains.

Selon des sources concordantes, toutes ces têtes et mains avaient été exposées par des éléments du Palipehutu-Fnl d’Agathon Rwasa. Ils les avaient probablement coupées sur les corps des militaires tués dans des combats qui s’étaient déroulés la veille à Manda, secteur Burima II, zone Gomvyi, en commune de Mutambu.

En date du 22/04/04, dans la nuit, à Nyakabanda, secteur et zone Nyambuye, commune Isare, un certain Ndikumana Séverin a été fusillé dans sa maison par des gens armés. Celui-ci venait juste de sortir à la demande angélique des assassins, quand ces derniers ont directement tiré sur lui le touchant à mort. Les témoins ont affirmé que ces assassins étaient des rebelles du Palipehutu-Fnl. La victime était accusée par ces derniers d’avoir déserté leur camp pour rejoindre celui du Cndd-Fdd.

En date du 28 mai 2004 à Murambi, zone Gomvyi, commune Mutambu, deux jeunes filles, l’une répondant au nom de Chantal, âgée de 19 ans et une autre du nom de Pascasie, âgée de 17 ans ont été arrêtées à leur domicile par des éléments du Palipehutu-Fnl d’ Agathon Rwasa. Les témoins rapprochés ont affirmé que celles-ci ont été ensuite conduites jusqu’à Murambi où elles ont subi de graves supplices : menaces verbales, bastonnades, ligotage et elles ont été achevées trois jours après à coups de baïonnette. Ces jeunes filles étaient accusées d’entretenir des relations déplacées avec les militaires de la position de Karinzi pouvant porter préjudice à leur mouvement.

En date du 30/05/04 vers 19 h à Kirombwe, secteur Gitunda, zone et commune Muhuta, une femme du nom de Nzitonda Violette âgée de 35 ans, mariée et mère de 5 enfants, épouse d’un mobilisateur politique du mouvement Cndd-Fdd a été tuée par des rebelles du Palipehutu-Fnl. Ces derniers étaient venus à la recherche du mari de la victime qui était absent, d’où ils se sont donc acharnés à tirer sur la femme.

Dans la nuit du 20/06/04 en commune Isare, zone Benga, colline Butuhurana, un vieux couple : Mpanzwenabose Pascal et Ntahindihiye Euphrasie a été enlevé par des éléments du Palipehutu-Fnl. Le couple était accusé de sorcellerie et d’être de mèche avec les combattants du Cndd-Fdd de la position de Muberure. Ce couple n’est plus revenu à son domicile.

Dans la soirée du 29/06/04, des rebelles du Palipehutu-Fnl d’Agathon Rwasa sont venus chez madame Chantal de la colline Kunama, secteur Murambi, zone Gomvyi, commune Mutambu et lui ont ordonné de partir avec eux . La femme a cherché en vain à connaître les motifs de son arrestation car les insurgés se sont seulement contentés de lui dire qu’elle allait le savoir peu après. La victime a été conduite à Muhanda dans le même secteur où elle a été tuée avec une petite houe usée. La victime était âgée de 25 ans et mère de deux enfants. Les témoins ont dit que le Palipehutu-Fnl lui reprochait de collaborer avec les forces armées burundaises.

Dans la nuit du 13/8/2004, le site de Gatumba des réfugiés congolais Banyamulenge a été attaqué et cette attaque a fait environ 166 morts et beaucoup de blessés. Le lendemain, le porte-parole du mouvement Palipehutu-Fnl, Pasteur Habimana a revendiqué l’attaque.

Les funérailles des Congolais-Banyamulenge massacrés dans le site de Gatumba.

Le soir du 29 septembre 2004, une personne a été tuée et plusieurs biens (des téléphones portables, de l’argent etc) ont été pillés au cours d’une embuscade tendue contre plusieurs véhicules sur l’axe routier Bujumbura-Gatumba. C’était à Kajaga, en commune de Mutimbuzi de la Province Bujumbura au Nord-ouest de la ville de Bujumbura. La victime était un officier de la police de l’Air, des Frontières et des Etrangers (PAFE) qui était chef de poste à Gatumba, frontalier avec la République Démocratique du Congo. Certaines sources ont affirmé que l’attaque a été perpétrée par les rebelles du mouvement Palipehutu-Fnl de Rwasa Agathon. Des biens ont été également pillés entre autres les téléphones portables, de l’argent, et d’autres.

En date du 21 décembre 2004, à 21h15 dans le secteur, zone et commune Muhuta, un certain Garagaza Philippe, âgé de 65 ans et père de 3 enfants a été égorgé par des rebelles du Palipehutu-Fnl à quelques mètres de chez lui. Il lui était reproché d’avoir quitté le mouvement rebelle de Palipehutu-Fnl pour se rallier au mouvement Cndd- Fdd.

En date du 26 décembre 2004, pendant la nuit, sur la colline Ruyobera en zone et commune Muhuta Havugiyaremye Marcien, chef de colline Ruyobera ainsi que sa femme ont été lâchement assassinés par des rebelles du Palipehutu-Fnl. La famille était reprochée de collaborer avec les combattants du Cndd-Fdd.

En date du 20 décembre 2004, vers 20h du soir sur la colline Kirasa, secteur Gitunda zone et commune Muhuta, un homme répondant au nom de Ntahomvyariye Pascal, âgé de 40 ans et père de 5 enfants a été tué par balle par des rebelles du Fnl. Ceux-ci ont encerclé sa maison, l’ont sommé de sortir puis l’ont ligoté. Ils l’ont ensuite fusillé. La victime était reprochée d’avoir détourné l’argent qu’il avait collecté pour le compte du mouvement.

En date du 5 décembre 2004, vers 21h du soir, à Kinama, secteur Mugendo, zone Kigina commune Nyabiraba, des rebelles du Palipehutu-Fnl ont attaqué le ménage d’un certain Rurimunzu Melchior, âgé de 22 ans, célibataire. Celui-ci a été arrêté par ces rebelles et l’ont tué sur place à coup de fusils. La victime était reprochée d’être une marionnette des forces armées burundaises et des combattants du Cndd.

Dans la nuit du samedi 6 décembre 2004, le secteur Kinyinya, zone Gatumba, commune Mutimbuzi a été la cible d’une attaque des rebelles du FNL. Au cours de cette attaque deux personnes, un père de famille et son fils ont été tués et une autre personne grièvement blessée par balle, quinze maisons ont été également défoncées et pillées. Selon les sources administratives, les auteurs de ce forfait seraient venus de la réserve naturelle de Rukoko.

En date du 14 décembre 2004, à 2h du matin à Busenge zone et commune Muhuta, Ndabagiriye Côme, âgé de 50 ans, marié et père de 8 enfantsa été tué par des rebelles du Palipehutu- Fnl à son domicile, la femme et le fils de la victime ont été grièvement blessés. La victime était reprochée de collaborer avec les combattants du Cndd-Fdd.

En date du 25 décembre 2004, vers 20h à Mutambu, zone Mugera, commune Kabezi, l’agronome communal de Muhuta, Habonimana Jean Claude, âgé de 34 ans, marié et père d’un enfant a été fusillé par des éléments du Palipehutu-Fnl d’ Agathon Rwasa à son domicile. La victime et sa femme venaient d’une famille voisine, un homme armé de fusil s’est introduit dans le salon où il a trouvé le couple et a tiré sur le mari qui est mort sur-le-champ. Il aurait été victime de son appartenance au mouvement Cndd-Fdd.

En date du 29 décembre 2004 vers 19h, sur la colline et zone Ruyaga, commune Kanyosha, un certain Célestin alias Bwanciri de la colline Museruko croise des rebelles du Palipehutu-Fnl qui l’enlève. On ne le verra plus. Selon les témoignages recueillis sur place, la victime était recherchée par ces rebelles car il avait des relations rapprochées avec les militaires de l’armée régulière.

Dans la nuit du 17 décembre 2004 à Gashinge, zone Ruyaga, commune Kanyosha, Pie Nzeyingoro est enlevé par des rebelles du Palipehutu-Fnl en son domicile. Son corps ne sera pas retrouvé. La victime était reprochée d’avoir des relations rapprochées avec les combattants Cndd-Fdd (son fils est un combattant du Cndd-Fdd) ;

En date du 13 décembre 2004, sur la colline Gisovu, zone Kiyenzi, commune Kanyosha, un vieux du nom de Rwajekera Emmanuel, âgé de 80 ans a été tué chez lui à l’arme blanche par des rebelles du Fnl qui lui reprochaient d’être un féticheur.

En date du 9 décembre 2004 à Musugi, zone Kiyenzi, commune Kanyosha, un vieil homme a été enlevé par des rebelles du Palipehutu-Fnl et son corps n’a pas été retrouvé. Il était accusé d’être la marionnette de l’armée.

b) Enlevements

Bujumbura Rural

Dans la nuit du 14/06/04 en commune Kanyosha, zone Ruyaga, un boulanger connu sous le surnom de Médecin a été enlevé par des éléments du mouvement Palipehutu-Fnl d’Agathon Rwasa. La victime était accusée d’appartenir au mouvement du Cndd-Fdd de Pierre Nkurunziza et elle a été portée disparue.

Tous ces forfaits ci-haut énumérés continuent à être perpétrés par les belligérants contre les civils, en violation des Conventions de Genève du 12 Août 1949 et de ses protocoles additionnels qui garantissent pourtant la protection des civils en temps de guerre. Au titre I des dispositions générales de la Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, l’article 3 section 1 énonce une série de dispositions auxquelles chacune des Parties au conflit devra se conformer en cas de conflit armé à caractère non international surgissant sur le territoire de l’une des Hautes Parties contractantes : « Les personnes qui ne participent pas directement aux hostilités, y compris les membres des forces armées qui ont déposé les armes et les personnes qui ont été mises hors de combat par maladie, blessure, détention, ou pour toute autre cause, seront, en toute circonstance traitées avec humanité, sans aucune distinction de caractère défavorable basée sur la race, la couleur, la religion ou la croyance, le sexe, la naissance ou la fortune,ou tout autre critère analogue. A cet effet, sont et demeurent prohibés, en tout temps et en tout lieu, à l’égard des personnes mentionnées ci-dessus : les atteintes portées à la vie et à l’intégrité corporelle, notamment le meurtre sous toutes ses formes, les mutilations, les traitements cruels, tortures et supplices, les prises d’otages, les atteintes à la dignité des personnes, notamment les traitements humiliants et dégradants, les condamnations prononcées et les exécutions effectuées sans jugement préalables rendu par un tribunal régulièrement constitué, assorti des garantis judiciaires reconnues comme indispensables par les peuples civilisés. Le protocole additionnel I au chapitre II, article 51, alinéa 2 renforce cette protection des civils en stipulant que : « Ni la population civile en tant que telle, ni les personnes civiles ne doivent être l’objet d’attaques. Sont interdits des actes ou menaces de violence dont le but principal est de répandre la terreur parmi la population civile. » L’alinéa 3 ajoute en plus que : « Les personnes civiles jouissent de la protection accordée par la présente section, sauf si elles participent directement aux hostilités. »Le même article, alinéa 6 interdit les attaques dirigées à titre de représailles contre la population civile ou des personnes civiles.

Les belligérants dans la province de Bujumbura Rural continuent pourtant à défier cet éventail de normes internationales visant la protection des civils. Dans cette situation, de nombreuses victimes sont des civils que les belligérants rivalisent d’ardeur à assujettir de diverses manières portant atteintes au droit à la vie et à l’intégrité physique de leur personne.

II 1.1.4 Quelques cas d’assassinat et meurtre par d’autres auteurs

Les actes d’assassinat et meurtre perpétrés par d’autres malfaiteurs restent aussi nombreux surtout ceux accompagnant les actes de banditisme à main armée. Pour tenter de juguler ce mal qui est aussi devenu une calamité dans plusieurs localités du pays, le gouvernement a décidé l’élaboration d’une loi dissuasive et plus répressive à l’endroit des bandits armés qui commettent des actes d’assassinat, de meurtre et de viol. Ce projet de loi a été déjà élaboré mais pour la rendre opérationnelles il faudra mettre à la disposition du corps judiciaires de moyens nécessaires à l’application de cette loi. A défaut, ce ne serait que leurrer les gens à l’instar du nouveau code de procédure pénale auquel on n’ a jamais donné de moyens nécessaires pour fonctionner, ce qui met dans l’embarras ceux qui doivent l’ appliquer face aux revendications à cor et à cri des justiciables qui, ignorant cette réalité, s’estiment plutôt lésés.

Les cas d’assassinat et meurtre perpétrés par d’autres auteurs autres que les bélligérants, enregiistrés dans d’autres provinces du pays :

Bubanza

Dans la nuit du 17/2/2004 à 22h°°, à Karonge, zone Buvyuko en commune Bubanza, un groupe d’hommes armés a attaqué le ménage de Mpfubusa Dismas et ces derniers l’ont tué par. Une certaine opinion faisait croire que Mpfubusa était probablement un sorcier mais, selon d’autres sources, la victime avait un conflit foncier avec ses voisins. Maniratunga Bonaventure, un voisin de la victime faisait partie de l’équipe des bourreaux. Le litige entre Maniratunga et Mpfubusa était déjà à la PSP Bubanza. Avant de recourir à la police, ils avaient fait recours aux éléments du Cndd-Fdd de Pierre Nkurunziza pour régler leur différend et chacun avait payé 150 000 FBU, Mpfubusa pour se protéger et Maniratunga pour faire tuer Mpfubusa, ce qui a été fait. Trois personnes présumées meurtrières sont au cachot de la PSP Bubanza.

Dans la nuit du 20/04/04 à Rubira, en commune de Mpanda, une bande de personnes armées ont attaqué le ménage de Budida, un agriculteur assez riche et ils l’ont tué. Les auteurs sont restés non identifiés.

Dans la nuit du 24/4/04 dans le secteur de Nyarusange, en commune de Musigati, un pygmée a été tué à la machette par Magorogoro et Bukuru. Ces deux personnes sont détenues à la PSP Bubanza. Deux autres personnes ont été citées dans ce coup, notamment le fils de Mafororo. Selon certaines sources, ce meurtre aurait été un règlement de compte et la victime était accusée d’avoir empoisonné un enfant deux semaines auparavant.

Dans la nuit du 25/04/04 à Kizira, en commune Gihanga, 4 personnes armées ont attaqué le ménage et le bistrot de Rénovat, et blessé grièvement son employé Biryanguze qui a succombé le lendemain, faute de soins adéquats. Un certain Ntungundeke alias Toto, un jeune gardien de la paix de la transversale I à Gihanga a été soupçonné d’être l’auteur du coup.

En date du 28/4/04 à Gihungwe, en commune Gihanga, une jeune fille de 13 ans du nom de Nibaruta a donné un morceau de manioc grillé à un gosse de 3 ans, le fils de Munangira. Ce morceau de manioc avait été trempé dans un produit nocif, probablement un insecticide destiné à tuer les chenilles défoliantes des tiges qui font ravage dans la province de Bubanza. Le petit enfant a vomi jusqu’à rendre l’âme et la jeune fille est incarcérée dans le cachot de la brigade de Gihanga.

Dans la nuit du 15 au 16/5/04 en commune Bubanza, colline Kanama, Daniel Nyarwanda a tué une femme pygmée du nom de Bandinde, âgée de 40 ans qui refusait de faire des relations sexuelles avec lui. Ce dernier lui a alors donné deux gifles et la victime en est tombée raide morte. L’auteur a été arrêté et emprisonné au cachot de la brigade Bubanza, mais le lendemain, il a trouvé la mort dans ce même cachot.

Le 28/5/04 à 15 h à Bubanza, en zone Buvyuko, colline Muhenga, Batungwanayo Salvator a égorgé à la machette sa femme Niyonkuru. Batungwanayo accusait sa femme de lui avoir enlevé la puissance masculine ou la virilité. L’auteur du meutre a été conduit au cachot de la brigade Bubanza.

En date du 2/6/04, en commune Musigati, zone Kivyuka, colline Kiziba, sur la rivière Nyamugerera, on a trouvé au petit matin un cadavre d’un enfant. L’enfant appartenait à la famille Makenga et avait été enlevé le 29/5/04 par des personnes inconnues. Selon un témoin, cet enfant avait une petite blessure au cou et certaines sources ont confirmé qu’on aurait extrait du sang du corps de la victime.

En date du 26/6/04, en commune de Bubanza, secteur Ruvunvu, Nyandwi Nzovu, un pygmée, a été tué par un groupe de personnes répondant respectivement aux noms de Bukuru, un militaire du 18ème bataillon, fils de Havyarimana ; Nzobonimpa ; Mayoni ; Minani Jérémie. Les quatre derniers ont été conduits à la PSP de Bubanza et les autres ont pris fuite.

En date du 23 juillet 2004 vers 10h, le directeur de l’école primaire de Rugazi du nom de Ndayishimiye Théophile a été tué à la machette par des personnes parmi les quelles un enseignant de son école du nom de Nkunda Germain Etienne. Ce dernier a été le principal présumé auteur qui selon certaines sources aurait été le planificateur et exécuteur de ce plan macabre et sa femme Iriho Prudentienne aurait été son complice dans ce plan. Le motif de ce meurtre, selon les aveux du présumé auteur du meurtre, était que le directeur le menaçait au service avec plusieurs lettres de demande d’explication lui adressées ainsi qu’à sa femme aussi enseignante à l’école primaire de Rugazi. Nkunda a été détenu à la brigade Bubanza pendant une semaine et il s’est évadé dans les conditions obscures. Cependant la femme du présumé auteur du meurtre a pris sa place au cachot avec comme chef d’accusation la non assistance à une personne en danger et complicité au meurtre. Elle a été appréhendée lors d’une visite à la brigade pour apporter des vivres à son mari. Le procureur de la République contacté à ce sujet a dit que le dossier sera vite instruit pour cette femme enceinte à la prison de Bubanza si son implication dans ce meurtre était prouvée.

En date du 27 juillet 2004 vers 18h à Gihanga, zone Buhinga au village 6, autour de la position des Fdd-Cndd V6, deux personnes : Bucumi Daniel et Gasimbo Daniel ont sauté sur mine. Bucumi est mort sur le champ, tandis que Gasimbo a été grièvement blessé. Il a été conduit au centre de santé de MSF Belgique à Kinama.

Dans la nuit du 1er août à Nyaburiga, commune Bubanza, Nduwimana a été tué par Ndikumuzungu et ses fils Nijimbere Prosper et Nduwayo Hermenegilde. Le motif de ce meurtre n’a pas été connu. Selon les aveux de Ndikumana, ils étaient ivres. Les trois présumés auteurs du meurtre sont détenus à la prison de Bubanza ; Dans la nuit du 30 au 31 octobre 2004, en commune Mpanda, secteur Nyamabere, un certain Gahungu a été tué par des personnes non encore identifiées, selon l’administration de Mpanda. Il était accusé de sorcier par ses voisins. Au cours de cette nuit fatale, une personne a toqué sur sa porte et elle lui a demandé de l’accompagner, Gahungu a obéi mais il n’est jamais retourné ;

Bujumbura-Rural

Dans la province de Bujumbura, en commune Mutimbuzi, deux cadavres ont été retrouvés dans la matinée du mercredi 8 septembre 2004, sur le pont de la rivière Mutimbuzi près de l’Aéroport International de Bujumbura. Selon le porte parole Adjoint de l’armée, le commandant Adolphe Manirakiza les auteurs de cet assassinat n’ont pas été identifiés.

En date du 6 novembre 2004, à 23 h, des hommes armés de fusils ont mené une attaque dans un bar appartenant à Ernest du secteur Kinyinya, zone Gatumba en commune Mutimbuzi. Au cours de cette attaque, deux personnes ont été tuées par balles ; un veilleur et une autre personne ainsi qu’une femme qui a été grièvement blessée. Selon le chef du secteur Kinyinya, Nimubona Julien, plusieurs biens ont été volés : petit bétail, des sacs de nourriture, un vélo et autres. Après le coup, ces malfaiteurs ont pris la direction de Rukoko. L’identité de ces criminels reste inconnue, signalons qu’ils étaient en uniforme militaire.

Bujumbura-Mairie

En date du 6/04 /2004, Bigirimana a trouvé la mort dans des circonstances tragiques vers 19h à Bwiza, 4ème avenue n°6 où il travaillait pour le grand frère de son bourreau, Manirakiza Pacifique qui l’a tué à coups de couteau à la gorge. Tout a commencé par une querelle non fondée entre Bigirimana et Pacifique. Ce dernier avait demandé à Bigirimana, le travailleur de son grand frère, de lessiver ses habits, mais comme il était tard, la victime ne s’était pas exécutée mais avait promis de le faire le lendemain. Alors sans autre forme de procès, Pacifique a pris son couteau et l’a tué sur le champ. Après l’avoir tué, une population furieuse est accourue de toute part pour venger Bigirimana. Pacifique a d’abord cherché refuge chez Gasongo, le chef de cellule, mais celui-ci fut débordé par une foule de gens enragés qui a tenté de lapider Pacifique. Ses frères l’ont conduit à l’hôpital Prince-Régent Charles. Peu après on a dit qu’il était mort dans la nuit à l’hôpital, ce qui a été démenti Mardi par le chef de zone Bwiza. Pacifique avait également menacé de tuer ses frères Eric et Manirakiza Ildephonse et il avait même blessé son grand frère Ildephonse avec un couteau au niveau de l’œil le jour de l’incident. Pacifique est un garçon à caractère difficile ; il avait aussi blessé à coups de machette son voisin Aimé Cerocero de la même avenue n°60. De plus, il faisait la loi à la maison et avait privé toute la famille (7 enfants et leur maman) de tous les revenus qui provenaient de la location des maisons que leur avait laissé leur père, en percevant tout le loyer de ces maisons.

En date du 14 au 15 août 2004 pendant la nuit, un enfant d’origine indienne a été tué au quartier asiatique dans la zone Rohero de la ville de Bujumbura au cours d’un vol perpétré dans une boutique de jeu de hasard (Casino). Les auteurs de ce double crime seraient trois militaires de l’armée régulière burundaise du camp de l’Espoir de Tenga (nord de la ville de Bujumbura). Ces militaires armés et en uniformes ont également volé une importante somme d’argent et des jetons utilisés dans le jeu de hasard. Ils ont été attrapés la même nuit à l’hôtel Gloria de la 8ème avenue du quartier Bwiza. Selon le commandant du commissariat de la police de sécurité publique (PSP) de Bujumbura, M. Simon Ndekatubane, ces bandits ont été attrapés avec leurs armes qu’ils avaient confiées au gérant de l’hôtel. Ils avaient sur eux 267.100 Fbu et 236 jetons. C’est un taximan appréhendé pour avoir déplacé des bandits qui avaient volé au bar « le Triangle » du quartier Rohero une semaine auparavant qui avait révélé que le forfait pouvait avoir été commis par les mêmes militaires.

Dimanche 12 septembre 2004, deux bandits en uniformes militaires, armés de fusils ont tué une personne et ont blessé quatre autres au quartier 3 de la zone Ngagara en mairie de Bujumbura. Il était aux environs de 20 h du soir quand ces bandits ont tenté de s’emparer d’un télétaxe se trouvant dans un kiosque situé au quartier 3, mais la population est parvenue à les en empêcher. Pendant leur fuite, ils ont tiré dans toutes les directions pour se frayer un passage. Les premières victimes ont été deux personnes qui étaient à moto. L’une d’elle est morte sur-le-champ tandis que son ami a été grièvement blessé. Sur leur passage, ils ont encore blessé deux autres personnes, une jeune fille et un vieil homme qui étaient tout près de la station à essence du quartier précité. Ces deux malfaiteurs n’ont pas été identifiés. Les autorités de la zone Ngagara ont pris des mesures de sécurité pour essayer de réduire ce genre de banditisme qui est devenu courant dans certains quartiers populaires de la mairie de Bujumbura.

Une personne a été tuée et trois autres blessées au cours de 2 attaques menées jeudi 24 septembre 2004 en zone Gihosha, mairie de Bujumbura. La première attaque a eu lieu quand des éléments du Palipehutu-Fnl ont attaqué le domicile du commissaire général chargé de la ligue de la jeunesse au sein du Cndd-Fdd situé au quartier Gikungu rural communément appelé"château d’eau". La victime, M. Bonaventure Ndikumagenge a affirmé que les gens du Palipehutu-Fnl lui en voulaient parce qu’il les empêchait de collecter les cotisations. Toujours dans cette zone de Gihosha, au quartier Taba, une personne a été tuée et une autre blessée au cours d’une attaque contre une vidéothèque le même jour. Selon le chef de zone Gihosha, Pierre Bashingwa, consécutivement à ce drame, des combattants du Cndd-Fdd ont procédé à une rafle le lendemain, pour identifier des rebelles du Palipehutu-Fnl qui pouvaient se cacher dans le quartier.

Dans la nuit du 25 au 26 septembre 2004, un agent civil de l’Opération des Nations Unies au Burundi (ONUB) a été tué. Son cadavre a été retrouvé à 3h du matin à l’avenue de l’Unesco, près de l’Université du Burundi. Une autre employée de l’ONUB qui était avec la première victime, aurait été éjectée du véhicule et a été retrouvée près du quartier Mutanga sud dans un état très grave. Cette femme de nationalité russe a été transportée à l’hôpital par des jeunes gens du quartier avec le véhicule de l’ONUB. Des enquêtes ont été entreprises pour identifier les criminels.

Deux personnes ont été tuées le 6 octobre 2004 au cours d’une tentative de vol d’une motocyclette au quartier INSS( Institut Nationale de Sécurité Publique) de la ville de Bujumbura (quartier résidentiel du centre ville). La première victime était un conducteur de taxi moto qui a été tué par balles par les voleurs qui se sont ensuite emparés de sa moto. Les voleurs ont pris le large sur la moto et ont cogné une voiture taxi non loin du lieu du crime dans le même quartier. Les autres conducteurs de motos enragés ont attrapé l’un des voleurs et l’ont battu à mort. L’autre bandit a échappé à la mort grâce à l’intervention des forces de l’ordre qui l’ont conduit au Bureau Spécial de Recherche (BSR).

Dans la matinée du mardi 26 octobre 2004, un cadavre d’un jeune homme, âgé d’au moins une trentaine d’années, a été retrouvé au bord du lac Tanganyika, tout près de l’Hôtel Eden. Le cadavre était tout nu, couché à plat ventre, le visage dans l’eau. Les signes extérieurs des conditions de sa mort montraient que la victime avait été brûlée à l’eau chaude au niveau de la partie supérieure du corps - bras et tronc. La police et les autres services concernés ont entrepris des enquêtes pour identifier les auteurs de ce crime ignoble ainsi que la victime.

Un corps d’un homme connu sous le nom de Akilimali a été retrouvé le mardi matin 14 décembre 2004 près de la rivière Ntahangwa à la 11ème avenue n° 65 à Buyenzi, en mairie de Bujumbura. Selon des témoignages officiels, cet homme avait été battu avant d’être tué. Hakilimali était ponceur dans un garage de la zone Buyenzi. Toutefois, les administratifs à la base dans cette zone ont indiqué que cet homme était aussi un bandit qualifié. Il aurait été surpris la nuit de lundi en pleine action de vol et la justice populaire aurait fait le reste. Cependant, les administratifs ont souligné que les auteurs de ce crime n’avaient pas été identifiés.

Bujumbura Rural

En date du 15/02/04 en zone de Gatumba, commune Mutimbuzi, des personnes armées se sont introduites dans un cabaret et ont tiré sur deux individus, Rurihafi Jean-Marie, ingénieur agronome, cadre à la COGERCO (Compagnie de Gérance du Coton), âgé de 39 ans, marié et père de 3 enfants et Ernest, chauffeur au DAPA (Développement de l’Acquoiculture des Pêches Artisanales). Les deux ont trouvé la mort sur place.

En date du 17/02/04 vers le soir, en zone Maramvya, commune Mutimbuzi, province de Bujumbura rural, le chef de zone Maramvya Daniel Nduwimana rentrait chez lui à moto quand il est tombé dans une embuscade de gens armés au niveau de la route qui mène vers l’aéroport international de Bujumbura. Les malfaiteurs ont tiré sur lui et il est mort sur-le-champ.

En date du 21/03/04, sur la colline de Kamesa, zone Ruyaga, commune Kanyosha, un garçon de 18 ans du nom de Nsavyiyunva Prospère a été tué par un groupe de 3 jeunes garçons à l’aide de jets de pierres. La victime a succombé à ses blessures dans la nuit de cette même date. Selon les diverses sources, Prospère Nsavyiyunva aurait été victime d’un règlement de compte.

En date du 1 décembre 2004, un cadavre en décomposition a été trouvé sur la colline Bugazi, zone Muyira, en commune Kanyosha par des jeunes qui gardaient les chèvres. Les auteurs de ce crime ainsi que l’identité de la victime n’ont pas été identifiés.

Bururi

Dans la nuit du 27/1/04 au village Gafumbe, secteur Karagara, zone Buruhukiro, Bahati et Ndayishimiye originaires de la zone Gitsiro, commune de Vyanda ont été tuées par des personnes non encore identifiées. Des sources diverses et concordantes ont indiqué que les victimes avaient un conflit foncier avec d’autres personnes.

En date du 6/02/04 vers 22h°°, secteur de Karonda, zone Kigwena, commune Rumonge, 3 personnes ont été tuées et une autre a été grièvement blessée par des bandits armés. La population de Karonda a pu mettre la main sur un des criminels du nom de Ndihokubwayo Juvenus. Celui-ci a déclaré à la police que c’est un combattant des FAP (Forces Armées Populaires), branche armée du Frolina (Front pour la Libération Nationale) et qu’il avait une mission de récupérer des armes chez les militaires et les jeunes gardiens de la paix. Ces déclarations de Ndihokubwayo ont été démenties par le coordonnateur du mouvement Frolina Rodolphe Baranyizigiye qui a indiqué que Ndihokubwayo n’est pas un combattant du Frolina.Trois autres personnes : Munyonge, Kajoro et Bigirimana sont détenues à la police dans cette même affaire. Elles sont accusées de collaborer avec les criminels.

En date du 11/02/04 à 21 heures du soir, sur la colline de Kabogozi en zone Minago, commune Rumonge un certain Sindayigaya Nephtalie a été abattu par balle près de chez lui, par des personnes non encore identifiées, au moment où il rentrait chez lui. Des informations concordantes et vérifiées ont indiqué qu’il aurait été abattu parce que la population le soupçonnait d’être un sorcier. Aucune enquête n’a été faite pour déterminer les circonstances de sa mort afin d’établir la responsabilité.

En date du 17/04/04 à 17 heures, sur la colline Tara, zone Ruvumu, commune Songa, le caporal Nduwamungu Damas du camp Bururi a été empoisonné dans le vin de banane. Il a été dépêché au dispensaire de Rumeza où il est mort le 18/04/04. Les présumés coupables Yamuremye Gaspard, vendeur du vin, et Makikiri Jean-Marie, enseignant en conflit avec la victime sont actuellement détenus à la brigade de Bururi.

En date du 22/04/04 dans le quartier de la ville de Rumonge, un jeune garçon de 13 ans est mort suite aux coups et blessures volontaires lui infligés par ses camarades suite aux ordres donnés par une femme voisine de ces enfants. Ce jeune garçon du nom de Ndikumana a rendu l’âme quelques heures après son transfert à l’hôpital de Rumonge. Cette femme qui a donné l’ordre de tabasser le jeune garçon est pour le moment détenue à la PJP de Rumonge et une enquête a été ouverte sur cette affaire ;

En date du 15/5/04 à Muyange, sous colline Kivomwa, commune de Bururi, Ndikumana, âgé de 51 ans a été tué par Ntunzwenayo Nicolas. La victime était accusée par l’entourage d’être un empoisonneur. Au petit matin vers six heures, Ndikumana s’est levée comme d’habitude et au moment où il s’apprêtait à sortir de sa maison, le tueur lui a asséné deux coups de houe et la victime est morte sur place. Le meurtrier a été incarcéré à la prison de Bururi.

En date du 18 Novembre 2004, sur la colline Rutwenzi, zone Mariza, commune Burambi, une personne nommée Badadi a été tuée par balle. Les auteurs du meurtre n’ont pas été identifiés, mais selon divers témoignages très concordants, la victime serait accusée d’être un empoisonneur. Aucune enquête n’a été amorcée pour essayer d’identifier les criminels.

En date du 26 Novembre 2004, à Taba, commune Bururi, Ntabahungu, âgé de 61 ans, a été assassiné par balle à son lieu de travail entre 00h-1h du matin par une bande de voleurs. La victime était un veilleur à l’économat de Bururi. Les enquêtes sont en cours pour identifier les criminels.

En date du 22 Décembre 2004, vers 23h, sur la colline Muzenga, commune Buyengero, un certain Ndikuriyo Venuste a été attaqué par des personnes qui n’ ont pas été identifiées. Les présumés criminels se sont introduits dans la maison de la victime, lui ont demandé de l’argent et après ils l’ont abattu. Ils ont ensuite demandé de l’argent à son épouse qui s’est directement exécuté.

En date du 27 décembre 2004 vers 21h, sur la colline Murenda, zone Gasibe, commune Matana, une personne a été tuée par balle par des malfaiteurs qui n’ont pas été identifiées. Selon des sources diverses, ce meurtre serait dû à un problème de règlement de compte car cette personne avait donné de l’argent à ses bourreaux avant d’être tuée mais ils n’ont pas voulu prendre cet argent.

Cankuzo

En date du 1/01/04, sur la colline de Ngare, secteur de Ramba, commune de Gisagara, Nibizi Antoine a été tué par des personnes non encore identifiées. Selon ses voisins, il serait accusé de sorcellerie.

Dans la nuit du 20/01/04, sur la colline et secteur de Kabeza, commune de Cankuzo, Musubiye Emmanuel et sa femme ont été tués par des personnes non encore identifiées. Musubiriye Emmanuel a été fusillé quand il essayait de s’évader et sa femme a été étranglée, à l’intérieur de leur maison. Leurs propres filles affirment avoir donné de l’argent aux malfaiteurs pour que leurs parents soient libérés mais en vain. Selon leurs voisins, ils seraient accusés de sorcellerie.

En date du 28/01/04 vers 20 heures, sur la colline Gahabwa, secteur Kabeza, commune Cankuzo, Bukuru François a été tué à son domicile. Les malfaiteurs ont pris fuite après avoir été aux prises avec Bukuru Sylvère, le fils de la victime. A l’aide d’une lampe torche, Bukuru Sylvère a pu blesser l’un des malfaiteurs au front. Le lendemain, un fusil sans chargeur a été trouvé tout près du domicile de la victime et l’un des voisins a été vu avec la même blessure au front indiquée par le fils de la victime, Niyonkuru Sylvère. Il a été arrêté et détenu au cachot de la brigade de Cankuzo.

Dans la nuit du 5/02/04, sur la colline Mugenda, commune Cankuzo, Kazama Elizabeth âgée de 49 ans a été tuée à l’aide d’une machette par des personnes non encore identifiées. Les autorités administratives ont fait des enquêtes qui n’ont pas abouti.

En date du 6/02/04 vers 22h°° en secteur de Mugozi, commune Cankuzo, la famille de Sembwa Jean a été attaquée par une bande armée de 5 personnes. Son épouse, Ndabemeye Jeanne est morte, torturée, asphyxiée à l’aide d’un habit qu’elle portait, son crâne a été fracassé à coups de hache qui a fait tomber 4 dents, en plus de 3 coups de couteau au niveau des hanches. Son mari, Sembwa Jean a été poignardé au dos à l’aide d’un long couteau et ses doigts et paumes avaient été blessés quand il essayait de se défendre avant de prendre fuite. Il a passé deux semaines à l’hôpital de Cankuzo et d’après ses voisins, cette famille serait accusée de sorcellerie.

En date du 21/02/04, sur la colline de Mugenda, commune Cankuzo, Kazana Mélance a été tué à la grenade par un groupe de malfaiteurs non identifiés.

Dans la nuit du 14/03/04 à 22 h°°, à Kabeza, commune de Cankuzo, la famille de Ngendabanyikwa Joachim alias Mushingijisho a été attaquée à son domicile par une bande de personnes armées de fusils, de grenades, de couteaux et de machettes. Cette bande se faisait passer pour des combattants du Cndd-Fdd de Pierre Nkurunziza. Ils ont exigé une contribution pour ce mouvement et Ngendabanyikwa leur a donné une somme de 14000 fbu, mais ils l’ont tué et blessé grièvement sa fille et son épouse. Ces dernières ont été hospitalisées à l’hôpital de Cankuzo. Trois jeunes hommes soupçonnés d’être dans le coup ont été appréhendés, dont un ex-combattant du Cndd-Fdd de Piere Nkurunziza, Nyamfyikiri Méthode et Balthazar du Palipehutu-Fnl.

En date du 14/04/04 vers 19 heures, dans le secteur de Rukwega, commune Mishiha, un commerçant du chef-lieu de la commune du nom de Nizigiyimana Justin alias Yusa ou Cuma a été assassiné. Son corps a été retrouvé attaché à son vélo dans la rivière Nyanzari près de la route Mugera-Rukwega. A l’endroit où il a été tué, il y avait des traces de bottines militaires. Son corps a été conduit à la morgue du centre de santé de Gishungo en attendant les enquêtes. Celles-ci ont prouvé que ce jour, la victime avait fréquenté les débits de boissons de Ntamagara Emmanuel et de Séverin, sur la sous-colline de Gitega. Rutozi Bonaventure et un militaire du camp Kirundo du nom de Nshimirimana Dismas, originaire du même secteur ont été soupçonnés par les membres de la famille de la victime. D’ après des témoins oculaires, tout son sang avait été sucé par piqûre. Les OPJ du parquet de Cankuzo ont été dépêchés sur les lieux et ils ont transféré les présumés assassins vers le cachot de la brigade de Cankuzo. Les enquêtes continuent et les membres de la famille de la victime suivent régulièrement le dossier au parquet de Cankuzo.

En date du 16/04/04 à Kabeza, commune Cankuzo, Ntuyahaga Emmanuel a été retrouvé mort sur la route Cankuzo-Kabeza à peu près à 2,5 km du chef-lieu de la province. D’après les personnes interrogées, la victime a été tuée par des malfaiteurs qui prélèvent le sang de leurs victimes pour le vendre, mais les présumés auteurs du meurtre n’ont pas été identifiés ;

En date du 21 Novembre 2004, sur la colline Kigusu, commune Cankuzo, un groupe de bandits dont Ntirumena Henri et Havyarimanaont attaqué le ménage d’un certain Sentore Zacharie. Ils ont été attrapés par la population qui les a abattus sur place mais quelques uns sont parvenus à fuir. Les autorités communales ont été informées et elles ont autorisé leur enterrement. Des enquêtes ont été entreprises pour traquer les fuyards et le lendemain un certain Magage Melchiade a été capturé dans sa fuite.

En date du 24 Novembre 2004, sur la colline Kibande, secteur de Musenyi, commune Cankuzo, Kibinakanwa Anastasie veuve et vieille dame a été attaquée et tuée à son domicile par des personnes non identifiées. La victime était accusée de sorcellerie. L’affaire a été classée sans suite.

En date du 27 Novembre 2004, dans le secteur de Musenyi, commune de Cankuzo, Banzira et sa femme Gisaninkombe ont été fusillés par des gens non en core identifiés. Les victimes étaient accusées de sorcellerie. L’administration a organisé des séances de sensibilisation pour que la population ne se fasse plus justice.

En date du 16 Décembre 2004, sur la colline Kibimba, commune Mishiha, Nabuzoya Gertrude âgée de 38 ans, mariée et mère de 4 enfants a été brutalement tuée par son mari Sabuzoya Casimir. Ce dernier a été arrêté et il a été détenu au cachot de la brigade Cankuzo. Selon les déclarations recueillies auprès de l’auteur de ce meurtre, il aurait commis son forfait dans un état d’ébriété.

Cibitoke

En date du 12/1/04 aux environs de 8 h30’ du matin, en commune de Buganda, zone Ndava, secteur de Nyamitanga, à quelques 200m de la rivière Gatunguru, des hommes armés, probablement des éléments d’Eugène Sinzumunsi alias Bitaryumunyu ont tendu une embuscade au véhicule de marque hiace d’un certain Taylor de la TR6 Gasenyi, zone de la commune Buganda. Ils ont tiré sur le véhicule pour le forcer à stationner et fait sortir tous les passagers, en leur intimant l’ordre de coucher par terre. Ces derniers ont exécuté l’ordre, puis les malfaiteurs ont tiré sur eux tuant ainsi 7 personnes blessant deux autres et trois personnes ont été portées disparues. Parmi les morts, 5 étaient originaires de la commune Murwi, et deux de la commune Buganda, aucune intervention militaire n’a eu lieu.

En date du 01/02/04 aux environs de 20h°°, sur la colline de Gasebeyi, zone de Ruhororo, commune Mabayi, une personne du nom de Anaclet âgé de 18 ans, fils de Muswahili Nestor, est morte empoisonnée avec un pesticide pour rats mis dans sa bouteille de primus. Les présumés auteurs de ce crime sont Ndikumana, fils de Nyanzobe (petit frère de Muswahili), âgé de 15 ans et Nduwimana âgé de 19 ans, oncle paternel du défunt. Les présumés coupables sont incarcérés au cachot de la brigade Mabayi.

Dans la nuit du 10/2/04 en commune Rugombo, zone Cibitoke, secteur Rusiga à la 10ème transversale, une personne accusée de sorcellerie a été tuée par balle par des personnes non identifiées.

En date du 28/02/04, à la 6ème transversale, zone Cibitoke, en commune de Rugombo, Nyamahungiza Enias alias Mbirizi accusé d’avoir empoisonné un jeune garçon, élève au lycée technique communal de Rugombo a été tué par les membres de la famille du jeune garçon. Ce dernier avait cogné Nyamahungiza à l’aide d’un vélo et il a exigé au jeune garçon de l’indemniser avec 5000fbu, mais ce dernier s’est dit incapable d’avoir cette somme. Après quelques temps, le jeune garçon est tombé malade et il est mort. Les membres de la famille du jeune garçon dont Mahangayiko Pascal, Bakunda, Nshimirimana Désiré, Rubunda, Ntahondereye, Kigingi Ntezimana, deux militaires du Cndd, Jean-Marie, Nduwimana, Benoît, Mudibongo et Bankuwiha ont battu à mort Nyamahungiza. Ils sont actuellement en fuite mais la justice est à leur recherche.

Dans la nuit du 13/05/04, en commune de Mugina, zone Rugajo, deux personnes ont été tuées. Au cours de cette même nuit, 3 bandits armés ont opéré un vol dans un ménage de Gitebe où ils ont pris une somme de 250.000 Frs. Après le vol, un des trois bandits aurait tué les deux autres pour rester seul avec le butin. Parmi les victimes, il y avait un militaire du camp Cibitoke. L’auteur du vol et du meurtre est toujours en cavale mais les enquêtes sont en cours pour déterminer si c’est l’un des bandits qui a tué ses compagnons où quelqu’un d’autre.

En date du 16/05/04 aux environs de 18h, en zone et commune Rugombo, secteur Ruvyagira sur la colline Gicaca, un homme et sa femme ont été tuées par des personnes non encore identifiées. Les victimes avaient vendu une partie de leur propriété foncière et venaient du cabaret. Elles ont été tuées en cours de route en rentrant chez elles. Selon la population de cette colline les auteurs du crime seraient des personnes qui étaient au courant de la vente et voulaient voler la somme récoltée par les vendeurs. Les victimes auraient reconnu les meurtriers et c’est pour cette raison que ces derniers les ont tués pour éliminer des témoins gênants.

En date du 27 juillet 2004, vers 15h, un berger nommé Hakizimana Samuel a été tué, poignardé par Nzigamasabo Aloys à Bunyange, secteur Rukana, zone et commune Rugombo de la province Cibitoke. La victime, Hakizimana Samuel, était un berger de nationalité rwandaise, et est accusé par son assassin d’avoir laisser ses vaches détruire son champ de coton. L’auteur du crime a fui.

En date du 7 Novembre 2004, vers 20h30, dans le secteur Ruhagarika II, zone Gasenyi, commune Buganda, un militaire du nom de Ndayiziga et un civil du nom de Nitanga Léopold ont été tués par Simbandumwe, un militaire du camp de Cibitoke. Le meurtrier était dans un état d’ivresse exagérée et selon le témoignage recueilli sur place, il avait bu de la bière prohibée dit « Rutuku ». L’auteur du crime a été appréhendé par la police.

En date du 8 Novembre 2004, pendant la journée, sur la colline Rurinzi, secteur Mikoni, zone Gahabura commune Bukinanyana, un jeune Twa du nom de Radjabu, âgé de 8 ans a été tué par Félix au moyen des coups de massue. La victime a été accusée d’avoir fréquenté le chemin qui traversait un champ d’aubergines de Félix. La victime empruntait ce chemin pour atteindre une champignonnière où il allait récolter des champinons comestibles selon les sources administratives. Le criminel a été détenu au cachot de la brigade Butara en commune Bukinanyana. La communauté Twa de Bukinanyana a réclamé que le coupable soit traduit devant la justice.

Dans la nuit du 14 Novembre 2004, sur la position des combattants des Fnl sise à Mpinga, zone Buhayira, commune Murwi, Nyandwi alias Gakekano a été tué par Ndikumana Jean Lieutenant dans les rangs du Fnl d’Alain Mugabarabona. Selon l’auteur du crime rencontré au cachot de la zone Cibitoke, la dépouille mortelle de la victime a été retrouvée au bord de la route le lendemain. D’autres sources affirment qu’elle a été tuée à la position des combattants du Fnl-Icanzo suite à un règlement de compte.

En date du 13 Décembre 2004, sur la colline et secteur Mahande, zone Ngoma, commune Murwi, 11 personnes d’une même ont été empoisonnées par un auteur non identifié. Le poison aurait été consommé dans un repas. Les signes caractéristiques de cet empoisonnement étaient des vomissements et une diarrhée contenus suivi d’anémie. Parmi les 11 personnes victimes, 4 ont trouvé la mort à savoir Ntizihabose Berthe, Ndayisaba, Nkurunziza Jérémie et Nshimirimana Berthe mais les autres ont été soignées à l’hôpital de Cibitoke. L’auteur de ce forfait n’a cependant pas été identifié mais les enquêtes se sont poursuivies.

Gitega

En date du 4/02/04 vers 17h, sur l’axe routier Gitega-Kibumbu, au niveau de la rivière Ruvyironza, Sinzinkayo Jean-Berchimas, commerçant de Gitega, résidant à Nyabihanga a été tué quand il rentrait chez lui sur sa moto. Selon certaines sources, cet assassinat serait un règlement de compte entre commerçants. Les enquêtes sont en cours pour identifier les coupables.

Dans la matinée du 10/02/04, à Kibimba, commune Giheta, Niyongabo Elias âgé de 13 ans a été retrouvé mort et attaché sur un arbre. Il était parti au marché pour acheter des cobayes à élever. Il avait pris le même chemin que sa mère qui se rendait à une réunion à Gitega. De retour la mère a appris par des militaires que son fils était mort. Le présumé auteur Nshimirimana Emmanuel, âgé de 16 ans, est actuellement à la prison de Gitega. Selon ses premières déclarations, le présumé auteur de ce meurtre jouait le rôle de surveillant des passants pendant que ses collaborateurs extrayaient le sang du corps de leurs victimes. Il a même cité les noms de Buriye, Toberwa, Njorijana Elias et Berchimas, tous de Gitega. Nshimirimana Emmanuel a également avoué qu’il avait passé un certain temps à surveiller tous les mouvements de la victime jusque même au marché de Gitega.

Vendredi 27/2/04 en commune de Gitaba, près de la rivière Ruvyironza entre Muyebe et Mweya, un pasteur de l’Eglise Libre Méthodique basé à Mweya, mais, travaillant pour le compte de l’Eglise à Muyebe a été tué à bout portant par deux hommes armés. Selon des sources concordantes, il aurait été victime d’un conflit qui règne au sein de cette église, mais les enquêtes sont en cours pour établir les responsabilités. Un autre pasteur de la même église à subi des menaces de mort à Rutongo (commune Gitega) par deux personne armées non identifiées. Elles ont pris son téléphone portable, sa veste et le cachet de l’église.

Dans la nuit du 29/02/04 vers 3 h du matin, dans la ville de Gitega, quartier Yoba, six bandits armés ont assailli la maison de Diomède Ngomirakiza, alias Masase. Les habitants de la maison ont pu tuer un de ces bandits, mais ils n’ont pas pu identifier ce dernier. La police a tenté de rétablir son identité.

En date du 19/03/04, dans la ville de Gitega, un conducteur d’un taxi-vélo qui transportait un client vers le stade de Gitega a été poignardé par ce dernier et il est mort sur-le-champ. L’assassin voulait s’emparer du vélo, mais une foule de gens se sont mis à ses trousses et l’en ont empêché. La victime du nom de Rufyiri Dieudonné était originaire de Rweza, zone Mungwa, commune Gitega.

En date du 25/03/04, sur la colline Rugabano, commune Bukirasazi, un certain Nyandwi a été attaqué et blessé grièvement pendant la nuit à son domicile par des personnes non encore identifiées. Il a passé 3 jours à l’hôpital de Kibuye où il a rendu l’âme peu après. Trois présumés auteurs du crime sont à la brigade de Mwanzari et ils auraient déclaré que c’est le fils du défunt qui les aurait mandatés pour commettre ce crime. En effet, le fils accusait son père de ne pas vouloir lui construire une maison pour se marier.

Dans la nuit du 27 au 28/05/04 sur la colline de Rweza, zone Mubuga, commune Gitega, un homme du nom de Mbunduguru André, âgé de 65 ans, a été assassiné par des personnes nom encore identifiées. Les agents de l’ordre ont trouvé son cadavre à environ à 300 m d’une buvette avec des fractures au niveau du crâne et du sang dans la bouche. Le lendemain, les habitants de la buvette étaient tous en fuite. Selon certaines sources, la victime avait vendu des régimes de banane d’où les soupçons pesaient beaucoup plus sur des bandits qui voulaient voler son argent.

En date du 6 novembre 2004, dans la soirée, sur la colline Ntobwe sous colline Masenga, commune Gitega, un groupe de bandits s’est introduit dans le ménage de Mélance et l’a blessé à l’aide d’un poignard. Le lendemain un jeune homme du nom de Kavu Edouard, originaire de la colline Rweza, zone Mungwa a été arrêté et battu à mort par la population car il était soupçonné d’être parmi les bandits, Certains parmi les auteurs de ce crime ont été apprehendés, et se trouvent à la prison de Gitega. L’affaire est à la police judiciaire des parquets.

En date du 9 décembre 2004, sur la colline Bitare, commune Bugendana, Rurakengereza Isaac et son épouse ont été tués par des personnes non identifiées. Selon l’administration communale, les enquêtes ont été entreprises pour déterminer les auteurs de ce meurtre.

Karusi

Dans la nuit du 23/01/04 à 24 heures à Ramba, en commune de Buhiga, deux bandits à main armée, non identifiés se sont introduits dans la maison de Kabirigi. Ils ont tué sa femme à coups de machette et blessé grièvement Kabirigi avant de piller les habits et voler une somme de 58 000 fbu.

Le 27/01/04, un cadavre d’un adulte a été découvert près de la rivière Ndurumu. La population environnante affirme avoir entendu des coups de feu et le bruit d’un véhicule à 22 heures du soir et certains ménages ont passé la nuit dans la brousse.Néanmoins, personne n’a reconnu ni le cadavre ni les auteurs de ce meurtre.

Kayanza

Dans la nuit du 24 au 25/01/04, sur la colline Rwintare, zone Murima, commune Kayanza, une personne a été tuée à l’aide d’une machette par des gens non encore identifiés. La femme de la victime a été aussi blessée au sein gauche à l’aide d’un couteau.

Dans la nuit du 6 au 7/02/04 à 21h30’, sur la colline de Rorero, sous-colline Muvumba, zone Jene, commune Kabarore, Gakegake Pierre et Ngendakumana ont été tués par balle par des gens non encore identifiés après avoir été dépouillés de tout leur argent lorsqu’ils rentraient chez eux.

Dans la nuit du 21/03/04, sur la colline Munyinya, zone Ninga, commune Butaganzwa, un homme a été tué par un groupe de bandits armés, après avoir été dépouillé de ses biens ménagers. Après ce coup, ces bandits ont pris fuite en direction de Gaharo, en commune de Bukeye, province de Muramvya.

En date du 10/04/04, sur la colline Rango, commune Rango, un certain Minani Jules marié à deux femmes : Marguerite la 1ère et Mbesherumugongo Dévote la seconde, a voulu tuer sa première épouse, aidé par sa deuxième femme pour rester avec cette dernière. A cet effet, le mari a acheté un pesticide pour rats et l’a mis dans le repas que sa première femme devait manger. Mais à la place de la femme, c’est son fils Etienne qui l’a mangé et il est mort après 30’. Minani Jules et sa deuxième femme Mbesherumugongo Dévote ont été incarcerés, respectivement dans les cachots de la brigade et de la PSP Kayanza.

Le 11/04/04 vers 20 h, sur la colline Gipfuvya, zone Gaheta, commune Rango, Manirakiza Cyridie et Bizakuvuga Claude ont été battus par Batururimi Médard et Ntakirutimana Berchmas lorsqu’ils rentraient chez eux. Manirakiza Cyridie a été grièvement blessé et il a succombé à ses blessures à l’hôpital de Rango.

Dans la nuit du 31 Octobre au 1 Novembre 2004, sur la colline Rusave, zone Gikomero, commune Rango, Fidèle Gahungu a été tué par balle par des personnes en uniformes militaires. Son fils a été blessé sur la jambe gauche également par balle lors de l’attaque. Selon les informations recueillies auprès de la population environnante la victime avait acheté des parcelles aux déplacés de Gikomero, mais il n’avait payé que la moitié dans un premier temps. Comme il voulait payer le reste afin de faire enregistrer les propriétés à la commune de Rango, la victime aurait été éliminée par ces déplacés afin de récupérer leurs terres.

Dans la nuit du 27 au 28 Novembre 2004, sur la colline Mwendo, sous colline Budori, zone et commune Kayanza, Murekambanze Joseph âgé de 80 ans a été tué par Bahati alias Kibeba. Cet assassinat aurait été commandité par ses deux fils Nyanwi Patrice, Nyabenda Vénant et son petit fils Majambere Dismas. D’après la population et l’administration zonale, Murekambanze voulait vendre une partie de sa propriété et ses fils et petit fils étaient contre. Ils avaient porté plainte auprès du chef de zone, les auteurs du crime auraient donné 3000Fbu au bourreau de leur père. Ces présumés auteurs sont tous détenus à la brigade de Kayanza.

Dans la nuit du 30 novembre 2004, vers 23h30, sur la colline Musagara, zone Gikomero, commune Rango, Rebecca a été tuée avec son mari par des personnes en uniforme militaire après avoir pillé une somme d’argent très importante. La population environnante soupçonne les militaires et les déplacés alors que l’administration affirme que ce sont les bandits.

Dans la nuit du 6 au 7 décembre 2004, sur la colline Musagara zone Gikomero, commune Rango, Havyarimana et sa femme ont été assassinés et leur deux enfants grièvement blessés par des personnes en uniformes militaires après avoir volé une somme de 600.000Fbu. les militaires et les déplacés sont toujours mis en cause par la population de cette localité.

Dans la nuit du 16 décembre 2004, sur la colline Kabuye, commune Rango, un certain Venant a été assassiné par balle par des personnes en uniforme militaire.

En date du 12 décembre 2004, sur la colline Kiramahahira, zone et commune Rango Simbangiye Juvénal, Mbonankira Appollinaire et Ngendakumana Lidouine ont été tués par des personnes en uniforme militaire et à mains armées, les militaires des positions de la localité sont soupçonnés de tous ces forfaits commis en commune Rango.

Kirundo

En date du 13/01/04 vers 22h°° à Kizibe, secteur Nyamisagara, commune Vumbi, un nommé Mbera a été tué à l’aide d’une machette par des inconnus qui s’étaient introduits dans la maison après avoir défoncé la porte.

En date du 18/01/04, sur la mêm colline de Kizibe, secteur Nyamisagara, commune Vumbi, un nommé Miburo Pascal a été tué par Macumi alias Madisi à l’aide d’une machette. Selon les témoignages recceuillis sur place, l’assassin a été reconnu sur sa carte d’identité retrouvée dans une veste à l’entrée de la maison de la victime. L’assassin a pris fuite vers une destination inconnue.

En date du 31/01/04, à Kavomo, en commune Kirundo, une vieille dame âgée de 60 ans appelée Ruvyirovyiro Marie a été assassinée par Muhiziwintore André et Sezibera Mathias d’après le témoignage d’un enfant qui s’était caché dans la même maison au moment du forfait, témoignage renforcé aussi par des traces de sang sur le tricot de Muhizi. Les deux présumés assassins ont été appréhendés par la brigade de Kirundo.

En date du 14/04/04 à Nyemera, zone et commune Ntega, une grenade a été lancée par des hommes inconnus et a emporté la vie à 4 personnes : Mugiga, Yaramba Yacinthe , Nzukwishaka Simon et Minani Sylvestre. Le présumé coupable, Misigaro Jean est emprisonné pour enquêtes. Selon le commandant de brigade de Ntega, la grenade aurait circulé dans les mains de Karangwa, Barutwanayo et Misigaro avant d’être lancée et ce dernier reconnaît que Karangwa et Barutwanayo étaient de connivence avec Misigaro, frère de Minani Sylvestre l’une des victimes, en conflit avec ce dernier.

En date du 4/05/04 deux personnes de la colline Kivomo, zone et commue Kirundo répondant aux noms de Nzobonankira Oscar et Paul Mukizwa sont tombées dans une embuscade tendue par des bandits non encore identifiés. Les deux victimes venaient de l’usine pour vendre leur café. Ils ont été poignardés et Nzohabonayo est mort sur le lit de l’hôpital de Kiremba tandis que son compagnon grièvement blessé a été hôspitalisé à l’hôpital de Kirundo. Les parents de Nzobonariba ont soupçonné Mukizwa Paul d’être de mèche avec les bandits et l’affaire a été portée devant la police.

En date du 14 novembre 2004, sur la colline Nyamisagara, secteur Kiziba, commune Vumbi, un vieil homme répondant au nom de Ntahondabira âgé de 60 ans a été tué à la grenade lancée par des personnes non identifiées. Les présumés auteurs sont Ngendazi Emmanuel et Miburo Rugurane respectivement le fils et le grand frère de la victime. La victime était accusée de sorcellerie. Les deux présumés auteurs du meurtre ont été coffrés dans le cachot de la brigade de Kirundo et le dossier suit son cours normal.

En date du 16 novembre 2004 vers 20h, sur la colline Butare, zone Baziro, commune Gitobe, un commerçant du nom de Rivuzimana a été assassiné à la grenade lancée dans sa maison par des personnes non encore identifiées. Rivuzimana est mort sur-le-champ, sa femme et son enfant ont été grièvement blessés, ils ont été soignés à l’hôpital de Kirundo.

En date du 17 novembre 2004, à Mihigo, commune Ntega, la famille Karikunzira Jean a été attaquée par des personnes qui ont lancé deux grenades dans la maison familiale. Karikunziza Jean, sa femme enceinte, Manirambona et son fils Nzobarimya ont été tués. Les auteurs n’ont pas été identifiés mais ses deux filles et leurs maris sont suspectés d’être les auteurs de ce drame. Leur père était accusé de vendre les biens familiaux et de sorcellerie car il avait divorcé avec leur mère, depuis 13 ans. Les présumés auteurs de ce crime ont été coffrés au cachot de la brigade pour raison d’enquêtes.

En date du 26 novembre 2004, sur la colline Rusubije, commune Ntega, un Mutwa du nom de Misago a été assassiné à la flèche par la population qui veillait sur leur champ de patates douces, la victime était en train de voler des patates douces dans un marais de la localité.

Makamba

En date du 10/02/04, sur la colline Kabizi, commune Kayogoro, le nommé Cubwa a été assassiné par un homme en uniforme militaire qui aurait été envoyé par un certain Butoyi Jacques, arrêté et incarcéré par le ministère public. Butoyi aurait l’intention d’éliminer physiquement tous les témoins à charge dans le différend qui l’oppose à Niyonzima Anastasie, dont il a détruit la maison.

En date du 10/04/04 à 20 h, au centre ville de Makamba, un malade mental du nom de Mahundo âgé entre 25 et 30 ans a été poignardé au niveau de la poitrine par un jeune homme du nom de Jean- Marie fils de Ntakirokora commerçant de Kibago pour lui avoir demandé de la bière. La victime a succombée à ses blessures peu après et l’auteur a été poursuivi par la justice.

En date du 22/04/04, tard dans la nuit à Borera, tout près de la commune Kayogoro, une vieille veuve nommée Nimenya Bernadette, âgée de 65 ans est morte poignardée par des gens non encore identifiés. Avant ce meurtre, ces criminels lui ont pris son argent.

En date du 23/04/04 à Munonotsi, commune Makamba, Ntahomvukiye Evariste a été tué par balle par des personnes qui n’ont pas été identifiées.

En date du 12 décembre 2004 au petit matin à Kirare, une personne non identifiée a été retrouvée morte. Sur lui, elle avait un papier portant le nom d’une personne qu’elle devait tuer moyennant 100.000Fbu. Il s’agissait de Ntiyakobora qui dans la nuit du 11 au 12 décembre 2004 avait été attaquée à la machette chez lui. Il avait cependant réussi à mettre hors d’état de nuire son agresseur qui succombera le lendemain matin. La population de Kirare a soupçonné que la personne décédée était un déserteur des ex-combattants des Fdd qui s’était converti au banditisme.

Muramvya

Dans la nuit du 23/03/04 vers 22 heures, sur la colline de Kabonobono, commune Muramvya, une personne du nom de Ferdinand a été tué à l’aide d’une grenade lancée par des personnes non identifiées. Il avait passé la soirée chez sa belle-mère en train de boire de la bière car son beau-frère en vendait et il a été tué devant son enclos par une grenade lancée par des personnes inconnues mais probablement de l’entourage. Il aurait été victime d’un règlement de compte des personnes de sa colline.

En date du 8/04/04 sur la colline Gahaga, commune Bukeye, Bigirimana Bonaventure a tué son père du nom de Sindabahaga Jean par un coup de poing. Le criminel a été arrêté et conduit à la brigade de Bukeye. Selon des sources proches du ménage de la victime, l’infortuné avait un conflit foncier avec son fils.

En date du 9/04/04 à Nyarucamo de la commune Bukeye, Gédéon, fils de Musinzagi a été tué par des malfaiteurs non identifiés et les enquêtes ont été également entreprises.

En date du 21/04/04 à Nyarucamo, en commune Bukeye, une femme nommée Habonimana Goreth, mère de 3 enfants a été tuée par des personnes non identifiées, mais des enquêtes ont été entreprise pour retrouver le coupable.

En date du 23 décembre 2004, très tôt le matin, sur la colline Ruvuno en commune Bukeye, Kigeme Sylvie, deuxième épouse de Sindabaronka Pontien a tué son époux pendant la nuit. Très tôt le matin, elle a alerté ses voisins. Arrivés tout près de la dépouille mortelle, ils ont constaté qu’il aurait été tué par coups de couteau car le cadavre présentait un trou à la tempe et des traces de griffes à la gorge. Ils ont vite mis en soupçon Sylvie, épouse de la victime car elle-même affirme qu’ils se sont chamaillés cette nuit là et que Pontien est tombé raide mort après un seul coup de gifle. La population de Ruvumo a conduit Sylvie à la brigade de Bukeye, mais elle a été vite libérée sous pretexte que l’affaire allait être réglée en famille.

Muyinga

Dans la soirée du samedi 10/04/04 vers 22h en commune Butihinda, un groupe d’hommes armés, les uns de fusils, les autres de matraques et de haches ont foncé dans le salon d’un enseignant du TEP( Teaching Emergency Program) Zaga nommé Higiro Anas. Ce dernier vivait depuis un certain temps (environ 2ans) avec un jeune élève nommé Bigirimana Dismas, élève au collège communal de Gisanze,commune Muyange-Gashoho, province de Muyinga, en 9ème année. Cet élève n’avait aucun lien de parenté avec l’enseignant. Arrivés au salon, les bandits ont terrorisé tout le monde, les uns ont essayé d’immobiliser le jeune élève et ils l’ont sauvagement assassiné à coups de hache. Les assassins étaient cependant perceptibles car il y avait une faible lumière à l’intérieur de la maison. Après ce coup, ils ont pillé les biens de la maison. D’après les témoins de Higiro Anas et sa femme Ntakirutimana Caritas du TEP Zaga, l’auteur du crime serait un certain Rwasa Léonidas de la colline et secteur Zaga avec un autre groupe d’environ 8 personnes. Le commanditaire direct de ce meurtre aurait été le père de la victime, Ngendakumana Diomède, chef de secteur Zaga. Le jeune élève tué s’était séparé de ses parents après avoir remarqué une attitude de méfiance et une tendance à lui imposer une initiation à la sorcellerie, d’après les témoignages laissés par la victime. Avant sa mort le jeune élève s’était plaint auprès des autorités administratives et judiciaires de la province. L’enfant avait ouvert un dossier à la police après que son père avait tenté de mettre fin à ses jours, en le faisant battre par un groupe de personnes faisant la ronde nocturne mais, il avait échappé de justesse à ce premier complot, monté par son père.

Dans la soirée du 4 Novembre 2004 à 19h, deux hommes armés de matraques identifiés sous les noms de Ndiracuza Juma et Ndururutse, tous de la zone et secteur Buvumbi, ont assassiné Bigendako Abraham âgé de 58 ans. Les auteurs ont tendu un piège à la victime alors que ce dernier rentrait chez lui. Les présumés auteurs lui ont asséné des coups violents de matraque sur la tête jusqu’à la mort Après, ils ont dissimulé le cadavre loin du sentier qu’ils empreintaient. Le lendemain, des enquêtes préliminaires ont commencé sous l’ordre des autorités à la base et les présumés auteurs de l’assassinat ont été incarcérés à la prison de Muyinga. La victime était accusée de sorcellerie.

Dans la nuit du samedi le 6 Novembre 2004, sur la colline de Nyaruhengeri, zone Buhinyuza, Funoguru Jacques, âgé de 70 ans, un Mushingantahe investi a été sauvagement assassiné à coups de matraque et de couteau par des personnes non identifiées, alors que la victime se trouvait chez lui. Les motifs et les présumés auteurs de cet assassinat sont restés inconnus.

Dans la nuit du 28 novembre 2004, à Kobero, zone Butarugera, commune Butihinda, la population des environs a attrapé un voleur connu sous le nom de Rwasa originaire de Muyinga, alors qu’il venait de voler des articles dans une boutique. Sous une colère exacerbée de cette population le voleur a été battu jusqu’à ce que la mort s’en suive. Les enquêtes ont été menées pour determiner les auteurs de cet assassinat.

Dans la nuit du 4 décembre 2004, sur la colline Muramba, zone Gasave, commune Buhinyuza Simbizi a été assassiné par des bandits après lui avoir volé une certaine somme d’argent. Les auteurs n’ont pas été identifiés.

En date du 10 décembre 2004, à partir de minuit, un groupe d’hommes armés de gourdins, de machettes, de gros bâtons de grenades et de houes usées ont toquent violemment sur la porte du salon du vieux Miteza, de la sous colline Gitaramuka, colline Karongwe, zone Gasame commune Buhinyuza. Deux fils de Miteza leur ont ouvert la porte et ils ont foncé dans la chambre du vieux et l’ont obligé de donner 70.000Fbu, somme qu’il venait de recevoir en guise de dot de sa fille. Le vieux s’exécute pour sauver sa tête. Ils ont dévalisé la maison. Ils le traînent à l’extérieur tout près de sa toilette où ils lui assènent des coups de houes usées et meurt sur-le-champ. Les présumés auteurs de ce meurtre étaient au nombre de six : Rwasa Joachin, Bukero Philippe, Irangarukiye Ramadhan, Nyawenda Firmin et Misago. Ils ont été tous incarcérés à la brigade de Muyinga.

En date du 12 Décembre 2004 à minuit sur la colline du Bunywana, zone Gasave, commune Buhinyuza, Narimuyinga a été tué à coups de hâche. Les suspectés ont été arrêtés et retenus à la brigade de Buhinyuza.

Dans la nuit du samedi le 25 décembre 2004 vers minuit, sur la sous-colline de Rugira, en commune Muyinga, trois bandits se sont introduits dans les ménages de Nsabimana Léonidas et Minani Gaspard où ils on volé tous les biens ménagers. Les voisins sont intervenus et ont poursuivi les voleurs. Ils ont mis la main sur Sylvestre et l’ont passé à tabac. le lendemain, il a succombé à ses blessures ;

Dans la nuit du dimanche 26 décembre 2004, la population de la colline Musenga, commune Muyinga met la main sur un voleur appelé Misago qui venait de commettre un vol dans les ménages des environs. Le voleur est battu violemment pendant que quelques personnes creusent une tombe.Vers l’aube, avant que la victime ne meure complètement, la population en colère l’enterre vivant. L’administration à la base ne sera mise au courant que plus tard.

Mwaro

En date du 2/03/04 vers 20h du soir, en zone de Muyange, commune Nyabihanga, l’épouse du directeur de l’école primaire de Mbogora II a été assassinée par des hommes non encore identifiés qui reprochaient à cette famille d’abriter les éléments du Palipehutu-Fnl. La famille de l’administrateur de cette même commune a eu aussi un ultimatum de ces hommes, ce qui a semé la panique au sein de la famille.

Le 5/05/04, sur la colline Kiyege en commune Rusaka un certain Jean et son épouse Nahimana Calinie ont été assassinés à l’aide d’une machette par Cishahayo André frère de Nahimana Calinie. En effet, le père de Nahimana Calinie avait donné à sa fille une vache en guise de cadeau. Cette vache avait prospéré et avec sa progénitureavait atteint 7 vaches. Le père de Calinie étant décédé, les vaches avaient été gardées par Cishahayo, le frère de Calinie et ce dernier ne voulait pas les céder. Le tribunal avait tranché en faveur de Calinie et, avant l’exécution du jugement, le frère a commis son forfait. Le présumé auteur du crime a été arrêté par la police.

Dimanche, 16/05/04, sur la colline de Nyamurenza, en commune Rusaka, le nommé Niyongabo a été attaqué par des personnes non encore identifiées à son domicile. Ces malfaiteurs l’ont poignardé et lui ont donné des coups de machette. La victime est décédée au moment de son transfert à l’hôpital.

Samedi 6 novembre 2004, sur la colline Ruramba, commune Kayokwe, Gacimbigiri Daphrose a été retrouvée morte. Son corps flottait dans la rivière Kayokwe, à plus moins 2,5 km de son domicile. En effet, la victime était veuve de son 2ème mariage, elle était partie de son domicile à 7h du matin pour chercher, disait-elle des médicaments pour les vaches. La victime avait été dépouillée de l’une de ses deux pagnes qu’elle portait. Lorsque le corps de la défunte a été transporté à l’hôpital Kibumbu, on a pu voir du sang qui coulait des narines. L’hypothèse de la noyade a été écartée car le lit de la rivière était presque sec et en plus le ventre de la victime n’était pas gonflé d’eau. Il était difficile de conclure à un meurtre ou un suicide.

En date du 25 décembre 2004, dans la zone Kibungere en commune Nyabihanga, Hakizimana Kassin, technicien agronomme de la commune Nyabihanga, a été sauvagement égorgé et jeté dans les marais de la colline Kibungere. Les auteurs de cet assassinat n’ont pas été identifiés.

Ngozi

Dans la nuit du 15 au 16/ 01/04 dans la commune de Ruhororo, le directeur du collège communal de Gasezerwa, Baranyikwa Patrick a été tué chez lui avec son domestique par des gens inconnus. Il lui était reproché d’appartenir au mouvement Cndd-Fdd de Pierre Nkurunziza.

En date du 17/01/04, un homme du nom de Gabriel de la colline Kabasazi, zone et commune Mwumba, âgé entre 30 et 40 ans, rapatrié deux ans auparavant, a été retrouvé mort sur la colline Gitasi de la même zone, au bord de la route. Gabriel avait passé la journée du vendredi 16/1/04 à vendre ses tomates au marché de Ngozi. En rentrant, il avait fait escale au camp des déplacés de Vyegwa où il avait pris de la bière de banane. Après, il a fait demi-tour pour aller à Kinyami, en zone Ngozi où il a pris de la bière de banane aussi. Les personnes qui l’ont vu pour la dernière fois à Kinyami l’ont vu à 18h45’. Il aurait été tué par certaines gens du camp de déplacés de Vyegwa qui l’ont dépouillé de tout son argent avant de l’achever avec des coups de couteau dans la poitrine. Il a été enterré samedi 17/01/04 sous les ordres du conseiller des collines Gitasi- Kabasazi.

Dans la nuit du vendredi 13/02/04 à 21h°° sur la route Ngozi-Muyinga (RN6), à 6km du chef- lieu de la province Ngozi, à 3 km près de la commune Gashikanwa, deux hommes qui étaient à moto ont été assassinés par des bandits armés. Il s’agissait de Nigeze Prudence directeur du collège communal de Nini (commune Gashikanwa), et son cousin Ngendakumana Evariste. Le lendemain leurs cadavres ont été retrouvés dans un égoût à 6 km de Ngozi par les premiers passants. Les enquêtes policières ont commencé et après quelques jours, la moto a été retrouvée dans le camp des déplacés de Ruhororo. Trois des présumés criminels ont été appréhendés : Ndimurirwo Elie alias Ruvyironza, Miburo Jérémie, Nduwayo Léonidas tous résidents à Ruhororo en province de Ngozi. D’autres auteurs de ce crime, de ce même groupe ont pris fuite vers la province de Muyinga où la police est entrain de les traquer ;

Mardi 27/04/04 vers 23 h°°, dans le secteur Kiryamo, colline Kavumu, zone Mubuga, commune Ngozi, une grenade a été lancée dans la maison de Karikunzira François, faisant deux morts : la femme de Karikunzira François,Gicisha Annonciate et son enfant Ndayishimiye Marie Chantal. L’auteur du crime serait un certain Bibwa Minani, cuisinier à la brigade de Ngozi, cousin de la femme de Karikunzira qui habitait au départ chez ce dernier. Selon certains témoignages des voisins, Bibwa Minani serait passé en date du 25/04/04 rendre visite aux voisins de François et aurait juré de faire du mal à la famille, parce que Karikunzira François avait refusé de lui payer son salaire au moment où il travaillait chez lui comme domestique. Par ailleurs, selon les dires de François, Bibwa voulait partager la parcelle avec Karikunzira alors que d’après celui-ci, ils n’avaient aucun lien de parenté sauf qu’il était le cousin de sa femme. Ainsi le coupable a été appréhendé par la police et retenu dans le cachot de la PJP Ngozi en attendant la fin des enquêtes.

Dans la matinée du mardi 27/04/04, vers 7 h30’, dans la brousse de la colline de Kanyami, commune Ngozi, un homme a été retrouvé mort pendu sur une branche d’un arbre avec sa ceinture, sans pièces d’identité. Les auteurs du crime ont voulu similer un suicide, mais l’autopsie, a plutôt révélé que l’homme aurait été étranglé. Il a été enterré sans que son identité soit établie ni celle des auteurs du crime.

Dans la nuit du dimanche 5 décembre 2004 vers 19 h à peu près à 12 km du chef lieu du centre Ngozi, sur la colline Nyarunyana en commune Ngozi, une embuscade a été tendue par des personnes armés de fusils FAL contre un véhicule au bord duquel se trouvaient Bigirumwami Antoine, doyen de la faculté des Lettres et Sciences humaines à l’Université de Ngozi, sa femme et ses deux enfants ainsi que Nizigama Théodore, un homme d’affaires. Les malfaiteurs ont tiré sur le véhicule et le professeur Bigirumwami Antoine et Nizigiyimana Théodore sont morts sur le champ. Mme Mélanie a été grièvement blessée. Les auteurs du crime ont été finalement identifiés.

Rutana

Dans la nuit du 8/02/04 vers 12h 30’sur la colline Nkeyuke, secteur Nyabigozi, commune Musongati, Nkwirikiye, un militaire en congé, marié et père d’un enfant et son neveux ont été abattus par des hommes non encore identifiés. D’après les témoins et l’administration interrogés le 10/2/04 lors des obsèques, Nkwirikiye et son neveu rentraient d’un bistrot et à peine entrés dans leur enclos, des coups de feux ont retenti. Nkwirikiye a été atteint au niveau des bronches et son neveu au niveau des intestins. Les victimes sont mortes en cours de route vers l’ hôpital et selon les mêmes sources, les auteurs seraient des déserteurs du Cndd-Fdd de Pierre Nkurunziza qui l’avaient attaqué et qu’il avait repoussés à coups de grenade et de fusil. Au cours de cette attaque, plusieurs rebelles avaient été tués ou blessés. D’aucuns pensaient qu’ils seraient revenus pour venger leurs morts.

En dates du 18 et 20/03/04, en commune de Giharo, quatre cadavres non identifiés ont été trouvés, deux dans le secteur Kibimba-Mutwana et deux autres dans la rivière Malagarazi. D’après les sources militaires et administratives, les victimes seraient des commerçants ambulants qui auraient été pillés avant d’être tués. Une autre opinion populaire avançait que ces personnes auraient été tuées par des suceurs de sang qui en vendent en Tanzanie. Une troisième version fort plausible disait qu’il s’agissait des « traîtres ou des irréductibles » qui auraient été punis par les éléments du Cndd-Fdd. En fin de compte, ces cadavres ont suscité la psychose surtout avec l’hypothèse des vendeurs de sang, si bien que le marché de Ngomante qui normalement était rempli de gens par la population jusqu’à des heures avancées se vidait par après vers 14 heures de l’ après-midi.

Dans la nuit du 24 au 25/04/04 aux environs de 22 h, un certain Nyamburo,cultivateur, âgé de 50 ans de la colline Mugotora, secteur Gakobe, zone Rongero, commune Rutana, a été lâchement assassiné par un groupe de 8 malfaiteurs armés de machettes. Ces assassins lui ont coupé la tête avant de découper le corps en 4 morceaux. D’après les informations recueillies auprès des voisins, ces malfaiteurs étaient à la solde de son frère Nyarucari et son fils Kabura Elias avec qui ils étaient en conflit foncier. Le jugement rendu par le tribunal de résidence de Gitaba avait mécontenté Kabura Elias qui avait juré que la propriété cédée à son oncle Nyaburo lui reviendrait coûte que coûte. Pour atteindre son but, il avait d’abord sollicité des éléments du Cndd-Fdd de Pierre Nkurunziza, positionnés à Mutwana en commune de Giharo. Ceux-ci ayant refusé, il se serait adressé à ces 8 malfaiteurs. Pour le moment 3 suspects en l’occurrence Nyarucari, son fils Kabura Elias et Ntirandekura Générose la belle sœur de Nyarucari ont été sous les verrous à la brigade de Rutana.

Dans la nuit du 5 novembre à 21h Nkundimana Pilote a été tué à son domicile sur la colline et secteur Musotera, zone Kayero en commune Mpinga-Kayove par un ex-combattant du Cndd-Fdd répondant au nom de Perez, accompagné par un ex-militaire des FAB Nkundimana Alfred. La grande mère de la victime avec toutes ses energies a sauté sur le bourreau de son petit fils et l’a pris par la gorge. Les voisines l’ont alors secourue et ont achevé le boureau avec des machettes et des houes. Son compagnon, pris de panique, a pris fuite.

Ruyigi

En date du 5/01/04 à 21h, sur la colline de Gisoro, zone Rusengo deux familles ont été décimées par des personnes non encore identifiées. Pendant cette attaque six personnes ont été assassinées et une autre grièvement blessée. Les personnes mortes étaient : Sinzokira Pierre, sa femme et sa fille ; Benyegeza Cyprien, sa femme et sa fille. Le fils de Sinzokira Pierre quant à lui a été grièvement blessé.

Pendant la nuit du 6/01/04, sur la sous-colline Rutare, commune Kinyinya, Kirende Antoine a été assassiné à coups de hache dans sa maison par des personnes non identifiées.

En date du 14/01/04 vers 21h 30’, sur la colline Kirambi, commune Bweru, 3 personnes ont été assassinées et une autre enlevée par des malfaiteurs non encore identifiés. Ces derniers étaient en uniformes militaires et d’autres en trainings. Les personnes assassinées étaient Rurakubanya Joseph, Ntahosigaye Angélique (épouse de Rurakubanya Joseph), Nashahu Sabine. La personne portée disparue s’appelait Ntahonsigaye Pascasie.

Dans la nuit du 15/01/04 à 21h, sur la colline Ruhwazi, commune Ruyigi, Kamenja Emmanuel et son fils de six ans ont été assassinés à l’aide d’une grenade. Les présumés assassins sont Nkoribigawa Pancrace et Nkoribigawa Ildéphonse, deux jeunes frères et ils ont été incarcérés dans la prison de Ruyigi.

Dans la nuit du 18 au 19 janvier 2004, dans le secteur de Nyakibingo, zone Muhwazi, commune Nyabitsinda, une vieille femme a été tuée par des personnes non identifiées.

Le 15/05/04 sur la colline Gakangaga, zone Ndemeka, commune Bweru, un homme du nom de Mpwemu a été égorgé à la traversée de la rivière Rumpungwe. Le présumé auteur du meurtre était un certain Mpigano Michel et il a été recherché par la police.

Le 27/05/04 en zone Muhwazi, un fontainier de la zone Muhwazi du nom de Nibizi Pascal a été porté disparu et son corps a été retrouvé trois jours après sur les rives de la rivière Nyamabuye. Selon les témoignages recceuillis sur place, la victime aurait été tuée par les bandits non identifiés.

II.1.1.5 Les administratifs tués ou enlevés par le Palipehutu-Fnl d’Agathon Rwasa

En date du 7/05/04, vers le soir à Burima, zone Gomvyi, commune Mutambu, les éléments du FNL se sont rendus chez le chef de secteur Burima I du nom de Sindiwenumwe Daniel, âgé de 43 ans, marié et père de 5 enfants. Ces hommes en armes ont ordonné au chef secteur de partir avec eux et celui-ci s’est exécuté directement, surtout que c’était pour la deuxième fois qu’il était interpellé. La première fois, il avait été libéré sans heurts. Des témoins affirment que le chef de secteur, après avoir été torturé deux jours durant, a été achevé à coups de crosse sur la tête. Il lui était reproché par ses bourreaux de collaborer avec les forces de l’ordre.

En date du 10/05/04 à Nyabunyegeri, zone Rubirizi, commune Mutimbuzi, alors que des rebelles du Palipehutu-Fnl venaient de voler sept vélos dans des ménages, lesdits rebelles ont fait incursion dans le ménage du chef de colline du nom de Mbonabuca Jean, âgé de 42 ans, marié et père de 4 enfants, l’ont arrêté et l’ont tué sur place à coups d’une petite houe usée sur la tête. Ils reprochaient au chef de colline d’avoir montré aux militaires la piste empruntée par ces derniers la veille, après le vol des vélos.

En date du 13/06/04 aux environs de 21h du soir, alors que le chef de colline Nyangara, Ngendabakana Pie, venait de participer à une réunion organisée et convoquée par le chef de position des FNL de Bugongo, secteur Ruvyagira, zone et commune Mutambu, le chef rebelle a ordonné aux participants d’attendre un moment. Celui-ci a alors appellé le chef de colline Nyangara et après avoir signifié à la foule que ce dernier était la marionnette de l’armé régulière, il a ordonné à ses hommes de le tuer en présence de la foule, pour décourager tous ceux qui se comporteraient de la sorte. A l’aide d’une houe usée, un rebelle l’a frappé à la tête et il est mort sur-le-champ.

Dans la nuit du 26 décembre 2004, des rebelles du Palipehutu-Fnl ont attaqué le secteur Ruteme, en commune Bugarama. Le chef de secteur a été particulièrement visé et celui-ci a été tué par ces rebelles. Pendant cette attaque, ces rebelles ont aussi volé une cinquantaine de vaches.

Dans la nuit du 23 Décembre 2004, dans la zone de Nyabibondo, commune Nyabiraba, le chef de secteur Mbare Gasarara, Thaddée a été attaqué en son domicile par des rebelles du Palipehutu-Fnl. Ceux-ci l’ont capturé, ligoté et le déplacé de quelques mètres où il a été tué à la houe usée. La victime était accusée d’avoir une affinité exagérée avec les forces armées burundaise et les combattants du Cndd-Fdd.

En date du 2/02/04 dans le secteur de Muhingamo, commune de Gisagara, Rukobe, le chef de colline de Gihogoma a été tué par ses propres voisins. Selon la population de cette localité, sa mort serait un règlement de compte car la victime était accusée d’avoir participé à la préparation d’un poison avec Buja Eugénie et Nyandwi Josélyne pour décimer la famille de Gatogato : Ludie et 5 enfants auraient été tués par ce poison.

II.1.1.6 Quelques cas d’infanticides et d’abandons d’enfants

De façon générale ce sont des adolescentes qui se rendent coupables de cette grave infraction soit parcequ’elles sont élèves et craignent d’abandonner l’école soit par crainte du stigmat social ou la peur de ne pas trouver de mari après avoir mis au monde. Malheureusement avec le changement de moeurs, la promiscuité consécutive à la guerre et le régime d’externat dans le nouveau système d’enseignement des collèges communaux (avec l’éloignement des écoles elles sont souvent obligées de se faire heberger en dehors de leurs familles), sont des facteurs qui exposent souvent les filles à des exploitations sexuelles, même par leurs proches. A cela s’ajoute l’insuffisance de l’encadrement des parents d’où, le phénomène prend de plus en plus de l’ampleur.

Bujumbura Rural

En date du 3/01/04, en zone et commune Matara, province de Bujumbura, une femme du nom d’Euphrasie, épouse d’Honoré Muhindo, a mis au monde un bébé de père inconnu. Un jour après l’accouchement, la femme s’est décidée à tuer l’enfant. Selon des sources proches de la famille, la femme était sur la liste de ceux qui devaient aller participer à un séminaire à Bujumbura, organisé le 5/01/04. Comme il n’était pas permis que des femmes ayant des bébés participent au séminaire, elle a décidé de tuer son enfant pour qu’elle y aille et profite du perdiem. L’autopsie a conclu à l’infanticide.

Au cours de la semaine du 8 au 14 novembre 2004, sur la colline de Karugamba, zone Mageyo, commune de Mubimbi, province Bujumbura rural, une jeune fille de 17 ans a enterré vivant son bébé, qu’elle venait de mettre au monde. Selon l’Administrateur communal de Mubimbi, Emmanuel Nkunzimana, cette jeune fille a mis son bébé dans un sachet en plastique, avant de l’enterrer dans un champ de haricot. Surprise en flagrant délit par une fillette de trois ans, elle lui a donné 500Fbu pour l’empêcher de parler. Cependant la fillette n’a pas gardé longtemps le secret et les voisins ont vite découvert l’endroit où avait été enterré le bébé. Celui-ci a été récupéré vivant, mais il est mort quelques temps après à l’hôpital, sa mère ayant refusé de l’allaiter. La jeune fille de 17 ans a été mise en détention au cachot de la commune Mubimbi.

Cibitoke

En date du 29/12/2004, un bébé de sexe masculin a été trouvé dans un champ de maniocs à la transversale 6, secteur Kagazi, zone Cibitoke, commune Rugombo par Jean Claude Sivyubu, Jean Tuyisenge et Ndimubagenzi Côme. C’est ce dernier et sa femme, qui habitent à la transversale 6, Buhinyuza , secteur Kagazi, zone Cibitoke, commune Rugombo, qui ont pris le bébé en charge temporellement en attendant que l’enfant soit placé dans une insitution spécialisée pour l’accueil des orphelelins et autres enfants en difficulté. Le bébé abandonné dans un champ de maniocs (sur la photo, il est âgé de deux mois)

En date du 21/1/2004 en zone Butara, commune Bukinanyana, province Cibitoke, une jeune fille a tué un nouveau-né qu’elle venait de mettre au monde, aidée par sa mère qui était une accoucheuse traditionnelle. La jeune fille avait un fiancé qui l’avait déjà dotée, d’où alors cette fille et sa mère ne voulaient pas que le jeune homme apprenne ce qui était arrivé à sa fiancée. Ce sont des femmes de l’entourage qui, ayant remarqué que la jeune fille n’était plus enceinte alors qu’elles ne voyaient pas l’enfant, ont averti la brigade de Burara, qui n’a pas tardé à mettre la main sur la jeune fille et sa mère. Les deux ont été mises au cachot de la brigade Butara.

Gitega

Dans la commune Ryansoro province Gitega, zone Kavumu, colline Kinyonzi, Nsabimana Onésphore, un homme marié et père de 5 enfants, a engrossé une fille orpheline du nom de Nitunga Odette de la même localité. D’après l’administrateur communal, la victime aurait entre 17 et 18 ans. Nsabimana Onésphore l’avait emmenée à Makamba et quand la fille a mis au monde, Onésphore est allé la récupérer. Quand les deux sont arrivés près de la rivière Musasa, en commune de Kayogoro, la fille a affirmé que l’homme a pris le bébé et l’a jeté dans cette rivière et le nouveau-né est mort. La fille a été emprisonnée à la brigade de Ryansoro et Nsabimana Onésphore a pris fuite.

Mwaro

Le 6/03/04, sur la colline Kanyami, commune Ndava province Mwaro, une jeune fille du nom de Nzeyimana a égorgé son bébé qu’elle venait de mettre au monde. Elle a été dénoncée par une vieille maman, sa voisine.

Ngozi

En date du 16/03/04, sur la colline Cati, commune Nyamurenza province Ngozi, une jeune fille de 16 ans du nom de Miburo Gerardine a mis au monde un enfant et l’a jeté directement dans la toilette. L’auteur de cette grossesse était son oncle paternel du nom de Karenzo Aviateur. La jeune fille a été incarcerée au cachot de la PJP Ngozi où sa vie était en danger car elle continuait à saigner.

Kayanza

En date du 11/04/04 à Gikungere, zone et commune Butaganzwa, province Kayanza, une jeune femme du nom de Nduwimana Agnès a tué son nouveau-né. Elle a révélé à la police qu’elle avait été engrossée par un militaire qu’elle n’avait plus revu.

Karusi

En date du 2/1/04, une jeune fille âgée de 19 ans, élève au collège communal de Karusi a accouché clandestinément un bébé qu’elle a couvert de chiendent dans le champ. Le bébé a été retrouvé par une voisine et la fille a reconnu l’enfant après l’enquête. Malgré les soins que le nouveau-né a eu à l’hôpital, il est décédé le 4/01/2004.

Cankuzo

En date du 02/05/04, un bébé mort a été trouvé dans les enceintes du home de l’hôpital de Cankuzo, province de Cankuzo. Il a été enterré dans la dignité mais les enquêtes entreprises par les OPJ pour trouver l’auteur de l’infanticide ont été vaines.

Bucumi Léocadie, âgée de 19 ans, originaire de la colline Kabageni, commune Cendajuru province Cankuzo était bonne chez Minani François, un agent de la REGIDESO. D’ après ses témoignages, un jour son patron est rentré à 23 h, tandis que sa femme était allée à Gitega. Quand la bonne est allée lui ouvrir la porte, il lui a intimé l’ordre d’aller lui préparer le lit. Par après, il l’aurait forcée à avoir des relations sexuelles avec elle et Léocadie est tombée enceinte. A 3 mois, la bonne a averti son patron qu’elle était enceinte et celui-ci l’a empêchée de le dire à qui que ce soit. A 4 mois, le patron lui a proposé de faire un avortement, mais la fille a refusé. En date du 26/05/04 à 10 h, au moment de l’accouchement, elle est allée à coté d’une douche et a accouché une fille qu’elle a jetée dans la toilette. Bucumi Léocadie a été conduite au cachot de la brigade Cankuzo.

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