La torture est une triste réalité dans les cachots de la documentation nationale
Depuis un certain temps, la documentation nationale (services de renseignement du Burundi) fait la chasse aux éléments de la rébellion Palipehutu-Fnl dans les différents quartiers de la Mairie de Bujumbura.
Jusqu’au 17 octobre 2005, plus de 50 personnes ont déjà été victimes d’arrestations et de garde à vue dans les cachots de la documentation nationale. Aucune journée ne se passe sans que des personnes soient arrêtées soupçonnées d’être de mèche avec la rébellion du Palipehutu-Fnl.
Des détenus sont lâchés pendant que d’autres entrent dans ces cachots. Ceux qui sont lâchés se confient aux associations de droits de l’homme pour raconter les moments désagréables qu’ils ont vécus dans les cachots. Ils racontent tristement les scènes de tortures dont ils ont été victimes. Ils exhibent en même temps des traces de torture sur leurs corps.
En les torturant, les policiers de la documentation leur demandent s’ils ne sont pas de mèche avec les malfaiteurs de la rébellion Palipehutu-Fnl. D’après les détenus, la réponse négative à cette question est sanctionnée par des coups de bâtons impitoyables.
Précisions que la plupart des cas d’arrestations sont signalés dans la commune urbaine de Kinama. D’après les détenus relâchés, la commune est plus visée parce que les habitants de la localité ont été imperméables face aux enseignements électoraux du Cndd-Fdd. Ils ont voté en effet, pour le parti Frodebu.
Un autre motif d’arrestation concerne le fait que les démobilisés du Cndd-Fdd n’acceptent pas d’être dénoncés dans leurs forfaits. Celui qui les dénoncent est pris comme un membre du Palipehutu-Fnl. Pourtant, ils sont restés avec des armes. Ils pillent et volent avec la complicité des forces de l’ordre surtout en commune de Kinama.
D/EN