SITUATION DES DROITS DE L’HOMME
Ces nouvelles sont produites grâce à l’aide financière de l’Union Européenne. Leur contenu relève de la seule responsabilité de la Ligue ITEKA et ne peut être considéré comme reflétant la position de l’Union Européenne
Des réfugiés rwandais rapatriés de force
Les autorités provinciales de Ngozi ont organisé dans la ma-tinée du 12 Juillet 2005, un rapatriement forcé de 60 réfugiés rwandais se trouvant en zone Gatsinda de la commune Mwumba dans la province de Ngozi.
Ceux qui avaient peur de rentrer se sont évadés au cours de l’embarcation forcée ou ont sauté des véhicules en cours de route vers le Rwanda au moment du rapatriement qui a eu lieu à la mi-juin 2005 et se sont dissimulés dans les ménages de la population environnante où ils étaient hébergés jusqu’aujourd’hui.
Les forces de l’ordre ont opéré une rafle dans la zone Gatsinda où beaucoup d’entre eux s’étaient faits héberger. Elles les ont rassemblé sur le terrain de jeu de Gatsinda avant de les embarquer de force vers le Rwanda.
Les sources administratives ont indiqué que d’autres réfugiés rwandais erraient dans les communes de Busiga, Kiremba et Marangara. Elles ont ajouté qu’on était en train de les traquer afin de les refouler vers leur pays d’origine.
Un homme tue son frère à l’aide d’un fer à béton
à Gitega
Dans la nuit de jeudi le 28 Juillet 2005, deux frères, Bizimana Jean-Baptiste et Bizimana Gaspard se sont battus à cause de l’ivresse. Jean Baptiste est un coiffeur et son frère Gaspard est un menuisier et résident tous dans le quartier Nyabiharage dans la ville de Gitega.
Au cours du combat, Jean Baptiste a pris un morceau d’un fer à béton et l’a cruellement enfoncé dans la tête de son frère. Il a été dépêché à l’hôpital où il a malheureusement succombé juste quelque temps après.
Selon les témoi-gnages des voisins, les deux frères étaient en bon terme et cet acte criminel ne serait que le résultat de l’ivresse.
Le conseil National de la communication lève la mesure de suspension des émissions de la RPA
Le Conseil National de la Communication (CNC) a levé le 25 Juillet 2005 la mesure de suspension des émissions de la Radio Publique Africaine (RPA) intervenue le 14 juillet 2005.
Un communiqué de presse signé par le président du CNC, M. Jean Pierre Manda, a indiqué que les membres du conseil se sont réunis dans une séance extraordinaire et ont décidé de lever la suspension de la radio RPA à partir du mercredi 27 Juillet 2005.
Le communiqué a souligné que la radio était autorisée à émettre dès 5h du matin, selon ses grilles de programmes habituelles. Mais le directeur de la RPA, M. Alexis Sinduhije, a déclaré le 26 Juillet 2005 dans une conférence de presse qu’ils n’en-treraient pas dans les locaux de la radio tant qu’on aurait pas vérifié si tout le patrimoine de la RPA laissé quand ils ont été chassés par la police était toujours là.
Signalons que le président de la CNC, M Jean Pierre Manda a présenté sa démission le 26 Juillet 2005 pour convenances personnelles.
Proclamation des résultats provisoires des sénatoriales
Le président de la Commission Electora-le Nationale Indépen-dante, M. Paul Ngarambe a proclamé le 2 Août 2005 les résultats provisoires des élections sénatoriales du 29 Juillet 2005.
Sur les 34 postes de sénateurs représentant les 17 provinces du Burundi, le parti Cndd-Fdd a remporté 30 sièges contre 3 sièges du parti Frodebu et un siège du parti Cndd. Il n’y avait que 8 femmes au moment où la loi stipule qu’au moins 30% des sénateurs doivent être des femmes.
Pour résoudre ce déséquilibre du genre, la CENI a procédé à la cooptation de huit femmes dans les partis ayant obtenu 5% des suffrages au niveau national, à savoir les partis Cndd-Fdd, Frodebu, Uprona et Cndd plus une femme de l’ethnie Twa portant ainsi à 17 le nombre de femmes sénateurs. Ceci porte la représentativité des femmes à 34% au sénat.
Le sénat compte ainsi 49 membres dont 32 hommes et 17 femmes .
Quatre anciens chefs d’Etat font également partie de cette institution. Il s’agit des présidents Jean Baptiste Bagaza, Pierre Buyoya, Sylvestre Ntibantunganya et Domitien Ndayizeye et ce dernier à partir du 26 Août 2005. Au niveau ethnique, 50% sont des Hutu et 50 des Tutsi.
De lourdes conséquences sur les malades affiliés à la mutuelle de la Fonction Publique suite à la grève du personnel médical
En date du 20 Juillet 2005, les syndicats du secteur médical, SYNAPA (Syndicat national du personnel paramédical et aide-soignant) et SNTS (Syndicat national des trvailleurs de la santé), ont entamé une nouvelle forme de grève lourde de conséquences sur la santé des affiliés de la M.F.P (Mutuelle de la Fonction Publique). A partir de cette date, les ser-vices de la M.F.P ont été contraints de suspendre les opérations en faveur de leurs bénéficiaires.
Par conséquent, les affiliés ont été obligés de payer 100% des soins de santé reçus.
Les syndicalistes réclament que le gouvernement leur octroie la gratuité des soins de santé promise lors des accords signés ensemble. Ils estiment que la M.F.P a bloqué cet avantage en refusant d’obtempérer à la recommandation donnée par le gouvernement qui a disponibilisé 50 millions de Fbu pour payer 20% que le personnel devrait payer à la mutuelle.
Les sources sur place dans certains hôpitaux ont indiqué qu’il y avait une diminution très remarquable des malades qui venaient en consultation. Cette crise est venue ajouter le drame dans un contexte de souffrance financière atroce dont sont victimes les affiliés de la M.F.P.
Si la crise n’est pas résolue de manière urgente, des conséquences fâcheu-ses sont inévitables.
Situation déplorable des personnes déplacées au Burundi
En mairie de Bujumbu-ra comme partout ailleurs au Burundi, le problème des déplacés de guerre de 1993 sans domicile se fait toujours parler. Il y a encore des déplacés disséminés presque dans tout le pays qui se retrouvent dans l’incapacité et dans l’impossibilité de pouvoir retourner chez eux pour cultiver, récolter et vivre ainsi comme les autres burundais.
Cette situation expli-que en partie le comportement des déplacés du site Carama en zone Kinama, qui, depuis la date du 25 Juillet 2005, inquiets de leur avenir, ont fait un sit in devant le bulding des Finances abritant le Minis-tère des travaux publics.
Ils réclamaient la si-tuation des parcelles de Carama où ils avaient érigé des maisons en 1997 avec la permission du gouvernement du Président Buyoya Pierre à la manière des autres déplacés du site Kanyosha et de celui de Kiyange en zone Buterere.
Les déplacés de Carama avaient eu la malchance de construire dans un endroit marécageux. Leurs maisons ont été détruites et ils ont été contraints de déménager vers le quartier Socarti dans les maisons de la SIP (Société Immobilière Publi-que).
Il a fallu que le site de Carama soit viabilisé pour qu’il soit effectivement vi-vable. Les déplacés affirment que le gouvernement leur avait octroyé les parcelles à cet endroit, car d’après eux, il leur avait même distribué des tôles pour couvrir ces maisons.
Dans la logique de ces déplacés de Carama, il ne devrait pas y avoir de politiques "deux poids deux mesures". Le traitement réservé aux déplacés de Kiyange et Kanyosha devrait être le même du côté des déplacés de Carama, a précisé un des déplacés interrogé sur le lieu du sit in.
Ils ont décidé de ne pas quitter les lieux jusqu’à ce que leur problème soit résolu.
PS : ils ont finalement quitté les lieux le 2 août 2005 après avoir obtenu un terrain du côté de Kiyange, en zone Buterere.
32 malades insolvables détenus à l’hôpital Prince Régent Charles à la mi-juillet
En date du 15 Juillet 2005, 32 malades guéris étaient détenus à l’intérieur de l’hôpital Prince Régent Charles pour n’avoir pas été capables de régler les factures des soins reçus au sein de cet hôpital.
Parmi ces 32 malades insolvables, deux bébés de 8 mois chacun étaient détenus avec leurs mères pour n’avoir pas pu payer respectivement des factures de 16.570 Fbu et 25.550 Fbu. Deux enfants de 10 ans et 5 ans étaient gardés à l’hôpital pour des factures de 68.367Fbu et de 112.590Fbu. Un homme âgé de 50 ans nommé Ntirandekura Pascal totalisait la plus grande facture de 1.512.239 obtenue dans le service chirurgie depuis le 30 Mars 2005.
Un montant de 16.570 F est la facture la plus petite enregistrée sur le compte d’un bébé de 8 mois qui s’appelle Nshimirimana.
Le Directeur de l’hôpital Ignace Nzotungwa-nayo en a appe lé aux âmes charitables pour que ces détenus puissent retrouver leur liberté.
Il a indiqué que cet argent devait être utilisé pour achat de médicaments, payement de salaires du personnel, achat de quelques matériels, entretien de l’hôpital. L’hôpital s’attendait à des difficultés financières si ces montants n’étaient pas recouvrés, a-t-il conclu.
Les coupeurs de cannes à sucre de la Sosumo arrêtent le travail
Des coupeurs de cannes à sucre de la Société Sucrière de Mosso en province de Rutana ont arrêté le travail dimanche matin le 24 Juillet 2005. Ils réclament une hausse de salaire journalier qui était de 550 Frs à 850 Frs. Ce salaire ne leur permet pas de subvenir à leurs besoins quotidiens compte tenu de la hausse des pris des denrées de première nécessité, ont-ils dit.
Signalons que des négociations entre les autorités de la Société et les coupeurs de cannes à sucre ont été menées. La décision issue des discussions est de chasser les travailleurs qui ne reprennent pas le travail étant donné que quelques uns ont accepté de travailler tout en continuant les négociations.
Un malfaiteur lynché par la population après avoir blessé à la grenade 11 personnes à Kamenge
Une grenade a été lancée dans une parcelle située à la 10ème avenue n° 130, au quartier Gikizi en zone Kamenge, en mairie de Bujumbura mercredi 20 juillet 2005 vers 21h30, blessant grièvement 11 personnes d’une même famille dont deux enfants de quatre ans.
Les criminels, au nombre de trois, ont pris le large après le forfait mais la population en colère les a poursuivis. Un des malfaiteurs a été attrapé à quelques mètres de la parcelle visée. Il a été tué à l’aide des jets de pierre et des bâtons.
La police est directement intervenue mais le malfaiteur était déjà mort. Des enquêtes sont en cours pour déterminer les mobiles qui ont poussé les criminels à lancer cette grenade sur cette famille. Entre-temps, les malades blessés étaient en train d’être soignés au dispensaire tenu par l’ONG Médecins Sans Frontières chez "Le Gentil "à Kamenge même.
Assassinat lié à la sorcellerie en province de Muyinga
Dans la nuit du 25 Juillet 2005, vers 21h, sur la colline Kibogoye, commune et province Muyinga, un groupe de malfaiteurs armés a attaqué le domicile de Ndikumana Zacharie soupçonné par l’entourage de pratiquer de la sorcellerie. Ils ont aussitôt tué à coup de machette sa fille nommée Coyitungiye Malice, élève au collège de la Comibu Muyinga.
Signalons que Zacharie a failli être enterré vivant pour les mêmes mobiles. Le chef de secteur Kibogoye, et les agents de la police qui l’accompa-gnaient ont appréhendé 6 personnes dont Ciza qui a été grièvement blessé par le père de la victime lors de cette attaque.
Les présumés auteurs de ce meurtre sont détenus à la police de Muyinga.
Les enfants dénoncent la violation de leurs droits
Les enfants burundais estiment que les droits de l’enfant sont bafoués malgré la ratification de la convention internationale re-lative aux droits de l’enfant.
Cette sévère critique a été exprimée dans un forum organisé du 28 au 29 Juin 2005 au siège de l’ONG "Orphan’s Aid" à Bujumbura par l’UNICEF et ses partenaires du gouvernement, du système des Nations Unies, de l’Union Africaine et des ONGS notamment les associations des jeunes à l’occasion de la célébration de la journée de l’enfant africain du 16 Juin.
Autour de 100 enfants âgés de 10 à 17 ans venus de toutes les provinces du pays, garçons et filles représentant les groupes d’enfants et d’adolescents vulnérables et dont les droits sont les plus violés ont participé à ce forum des enfants et des adolescents sur les droits de l’enfant.
Il s’agit des orphelins, des enfants de la rue, des enfants soldats, des enfants scolarisés, déscolarisés et non scolarisés ainsi que des enfants affectés et infectés par le VIH/SIDA.
L’occasion a été ainsi offerte aux enfants du Burundi de s’exprimer sur leur situation et leurs besoins, au moment où le Burundi se prépare à la mise en place de nouvelles institutions démocratiquement élues.
Les enfants et les adolescents participant au forum ont lancé un appel à toute la communauté burundaise, aux dirigeants actuels, et surtout les nouveaux élus qui vont diriger le Burundi demain, à faire respecter les droits de l’enfant en vue d’améliorer les conditions de vie des enfants du pays. Ils ont souligné que les jeunes et les enfants burundais font face quotidiennement à de mulptiples problèmes liés à la pauvreté, la guerre et la pandémie du VIH/SIDA.
Ils ont dénoncé la spoliation des biens des orphelins par les adultes, la stigmatisation des enfants vivant avec le VIH/SIDA, la violation du droit d’expression, du droit à la participation et du droit à l’éducation. Le non accès aux soins de santé, l’emprisonnement des enfants et le problème de prise en charge des enfants vulnérables ont été soulevés.
Plusieurs recommandations ont été formulées par les enfants à l’endroit des parents et du gouvernement notamment pour mettre en avant les discussions sur des questions qui les concernent en famille et la création d’un parlement des enfants.
Deux personnes tuées par les rebelles du Palipehutu-Fnl en commune Mutambu
Les rebelles du Palipehutu-Fnl ont égorgé un certain Ndabateze François sur la colline Rutumo, secteur Burima II, zone Gomvyi, commune Mutambu dans la nuit du 29 Juin 2005. Tous ses biens ont été pillés.
Les mêmes rebelles ont décapité un homme du nom de Nsanzurwimo Daniel dans la même nuit du 29 Juin 2005 sur la colline Manda, dans le même secteur de Burima II. Tous les deux étaient accusés de collaborer avec la FDN (Force de Défense Nationale). L’information a été fournie par l’administrateur communal de Mutambu.
Par ailleurs, 5 élèves du lycée communal de Rushubi, en commune Isare, ont été arrêtés par les militaires de la FDN dans la nuit du 28 Juin 2005, en zone Kibuye, accusés d’être des membres de la JPH (Jeunesse Patriotique Hutu), branche du Palipehutu-Fnl.
Ils sont actuellement détenus à la brigade de Rushubi.
Journée de sensibilisation sur le dépôt légal des publications au Burundi
Le ministère de la jeunesse, des sports et de la culture a organisé jeudi 7 juillet 2005 à l’hôtel NOVOTEL de Bujumbura une journée de sensibilisation sur le dépôt légal des publications au Burundi.
Dans son mot d’ouverture, le chef de cabinet audit ministère a indiqué que le dépôt légal est une pratique qui accuse beaucoup de lacunes au Burundi malgré les textes de loi qui la rendent obligatoire.
Il a expliqué que des raisons peuvent être à la base de cette situation notamment la faible production littéraire et une culture de l’oralité.
Il a également indiqué que les participants allaient avoir l’occasion d’échanger sur un projet de loi sur le dépôt légal en préparation au niveau du mi-nistère.
Par après, les participants ont suivi 2 communications dont la 1ère était intitulée "fondements théoriques du dépôt légal des publications au Burundi", et la seconde "Etat des lieux de l’application du dépôt légal des publications au Burundi" avant de travailler en commissions et de formuler des recommandations.
Arrestation de présumés recruteurs du Palipehutu-Fnl en commune Nyamurenza
Dans la matinée de Jeudi le 14 Juillet 2005 sur la colline Nyamurenza, commune Nyamurenza en province de Ngozi, Nsengiyumva Emmanuel, élève en 1ère année du Lycée Pédago-gique de Nyamurenza a été arrêté par la police de Sécurité Intérieure à Ngozi. Il était accusé d’avoir participé au recrutement de nouveaux éléments pour le compte du mouvement armé le palipehutu-Fnl de Rwasa Agathon.
Une autre personne, Kubwayo Jean Claude, Professeur au collège communal de Nyamurenza, a été déjà appréhendée pour la même raison. Deux autres recruteurs, Kubwa-yo, Enseignant à l’école primaire de Kiyovu et Kubwimana Renovat, élève au collège communal de Gatsinda, ont déjà fui mais la police était en train de les chercher.
Certaines sources ont avancé que les personnes recrutées étaient conduites dans la Province de Bujumbura - Rural avant d’être envoyées en République Démocratique du Congo pour y rejoindre d’autres éléments de ce mouvement. D’autres sources ont indiqué qu’il y aurait déjà des éléments du Palipehutu-Fnl dans la Kibira.
Des rapatriés assiègent une famille à Rumonge
La famille d’un certain Gapipi a assiégé mercredi 20 Juillet 2005 la demeure de feu Nyambere Damase qui se trouve tout près du marché central de Rumonge, commune Ru-monge, province Bururi.
Gapipi indique que cette maison lui appartient et veut chasser les occupants. Mais un membre de la famille Nyambere Damase indique que leur père avait acheté cette maison et qu’ils ont des documents justifiant cet achat. Des femmes, des jeunes hommes et enfants estimés à une trentaine sont venus à ce domicile avec des nattes, casse-roles et autres objets ménagers et ont affirmé qu’ils ne quitteraient pas les lieux tant que leur maison resterait occupée.
Le chef de zone Rumonge, Léopold Ndayi-saba les a exhortés de rentrer chez eux et d’attendre deux semaines pour que l’administration puisse statuer sur ce cas. Mais cette famille a rejeté en bloc toutes les propositions données par l’administration.
Signalons qu’une vingtaine de policiers sont venus les chasser par force mais certains membres de cette famille ont résisté aux matraques des policiers et ont juré de ne pas vider les lieux.
Proclamation des résultats provisoires des élections législatives du 4 juillet 2005
Le président de la Commission Electrale Nationale Indépen-dante, M. Paul Ngarambe a présenté le 18 juillet 2005 les résultats provisoires des élections législatives du 4 juillet 2005.
Après la cooptation faite dans le souci de respecter les différents équilibres ethniques et de genre tel que prévu par l’article 129 du Code électoral, le parti Cndd-Fdd a obtenu 64 sièges contre 30 sièges du Frodebu, 15 sièges de l’Uprona, 4 sièges du Cndd, 2 sièges du MRC et 3 sièges des Batwa. On a 60 % de hutu et 40 % de tutsi. Sur les 118 sièges, 36 reviennent aux femmes et 82 aux hommes.
D’après le président de la CENI, la porte était ouverte à ceux qui dési-raient formuler des recours. Ils disposaient de 10 jours pour les faire parvenir à la Cour Constitutionnelle. Cette dernière disposait de 8 jours pour statuer sur la requête.
A propos des cooptations qui ont eu lieu le 16 juillet 2005, on a coopté une femme de l’ethnie tutsi du parti Uprona. Dans la province de Bujumbura, c’est un homme hutu du Cndd-Fdd qui a été coopté.
Dans la province de Bururi, c’est une femme tutsi du Frodebu, à Cankuzo, une femme hutu du Frodebu. A Cibitoke, la cooptation concernait une femme tutsi du Cndd-Fdd et un homme de l’ethnie twa.
A Karuzi, la cooptation concernait une femme tutsi du Cndd-Fdd et une femme tutsi du Frodebu à Kirundo.
A Makamba, on a coopté une femme tutsi du Cndd-Fdd et un homme tutsi de l’Uprona.
A Muyinga, on a coopté un homme tutsi de l’Uprona ainsi qu’un homme hutu du Frodebu tandis qu’ une femme twa a été cooptée à Mwaro.
Deux femmes tutsi de l’Uprona ont été cooptées à Rutana et à Ruyigi.
Dans la ville de Bujumbura, on a coopté une femme hutu du Cndd-Fdd et un homme Twa.
ACTIVITES DE LA LIGUE ITEKA
Séminaire de formation des membres de la Ligue ITEKA
Un séminaire de formation des membres de la Ligue ITEKA a été organisé du 8 au 10 Juillet 2005 à Bujumbura par la Ligue ITEKA. Il a été ouvert par le président de la Ligue, M. Jean-Marie Vianney Kavumbagu.
Dans son mot liminaire, il a indiqué que la Ligue ITEKA a inscrit parmi ses activités la formation de ses membres afin que ceux-ci aient des outils indispen-sables dans le combat quotidien de la promotion et de la défense des droits humains ainsi que la prévention de leurs violations, et que l’activité en cours entrait dans cette optique.
M. Kavumbagu a par ailleurs précisé que cette formation faisait également suite à un besoin exprimé par les membres au cours de diverses réunions des organes de l’association.
Il a terminé son propos en exhortant les participants à compléter la formation qu’ils allaient recevoir par une auto-formation.
Signalons que ce séminaire comportait 3 thèmes qui ont été exposés durant 3 jours à savoir les techniques d’enquête et d’élaboration d’un rapport, élaboration d’un projet et gestion d’un micro-projet d’autofinancement ainsi que les mécanismes nationaux et internationaux de protection des droits de l’homme.
Précisons enfin que les membres de la Ligue devant participer à cette formation ont été répartis en 3 groupes qui se sont succédé pendant 3 week-end.
Déclaration de la Ligue ITEKA au lendemain des législatives
. La Ligue Burundaise des droits de l’homme, ITEKA prend acte des résultats des élections législatives organisées le 4 juillet 2005, qui ont consacré la victoire du parti CNDD-FDD de Pierre Nkurunziza.
2. La Ligue Iteka se réjouit que tous les observateurs tant nationaux qu’internationaux se soient accordés que lesdites élections se sont très bien déroulées sur l’étendue du territoire national et que les cas d’irrégularités et tentatives de fraude observés aient été jugulés par les services de l’administration publique et de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).
3. A ce propos, la Ligue Iteka salue le sens d’organisation et le degré d’indépendance dont a fait preuve la Commission Nationale Electorale Indépendante pendant et après les élections législatives, le rôle combien important joué par les média et les observateurs dans le bon déroulement du scrutin.
4. La Ligue Burundaise des droits de l’Homme Iteka se réjouit également du comportement responsable de la population burundaise en général et des électeurs en particulier, face à une campagne politique tapageuse et malveillante, en violation du code électoral et de la loi sur les partis politiques, dont certains leaders des partis politiques se sont rendus coupables avant le scrutin.
5. La Ligue Iteka tient aussi à rendre hommage aux forces de l’ordre pour l’attention et l’engagement qu’ils ont mis dans la sécurisation des électeurs et des observateurs sur les routes et les lieux de vote.
6. Concernant les résultats du scrutin, la Ligue Iteka considère que l’acceptation du verdict des urnes par les hautes autorités politiques du pays et les leaders des partis politiques est une avancée significative dans le processus de démocratisation des institutions burundaises et d’enracinement d’une culture démocratique dans le pays.
7. La Ligue Iteka considère également que la victoire du CNDD-FDD est celle de tout le peuple burundais et que le parti gagnant dirigera le pays dans le respect des différents accords signés et des droits civils et politiques véhiculés par les instruments nationaux et internationaux adoptés ou ratifiés par le Burundi.
8. En attendant la dotation des institutions de nouvelles autorités politico-administratives, la Ligue Iteka recommande :
Au Gouvernement :
· de continuer à servir loyalement le pays jusqu’à la mise en place de nouvelles institutions ; · de continuer sans relâche à encadrer la population burundaise par des messages de paix en cette période de mutation politiques profondes ; · de veiller au respect et à la bonne gestion de la chose publique , de sanctionner sévèrement tout agent qui se rendra coupable de dilapidation du trésor public pendant cette période qui nous sépare de la mise en place de nouvelles institutions.
Aux responsables des partis politiques :
· De bien encadrer leurs militants à la base et de se garder de tout appel à la confrontation comme cela a été constaté pendant les élections communales ;
Au futur gouvernement qui sera mis en place :
· D’asseoir une politique inclusive ; · De consoli-der l’étape déjà franchie en matière de respect des libertés publiques
A la société civile burundaise :
· De continuer à donner sa contribution dans l’établissement d’un Etat de droit respectueux des droits et libertés .
A la communauté internationale :
· De relancer la coopération au développement pour éviter que l’extrême pauvreté des populations ne soit à la base de nouvelles crises sociales.
Fait à Bujumbura, le 8 juillet 2005
Pour la Ligue ITEKA, asbl
Jean-Marie Vianney Kavumbagu
Président
La Ligue ITEKA et le réseau "Women Direct " organisent un forum sur le "leadership pour tous "
Le réseau ’’women Direct’’et la Ligue ITEKA ont conjointement organisé jeudi 14 juillet 2005 au Restaurant chez André à Bujumbura, un Forum centré sur le thème " leadership pour tous " .
Dans son mot d’ouverture, le Vice Président de la Ligue Iteka, M. Ndayizeye Joseph, a Indiqué que ce thème cadrait bien avec le contexte actuel, ici au Burundi comme ailleurs, qui vise à réintégrer la femme dans les organes de décision.
Le Forum de Bujumbura était une occasion pour le Réseau Women Direct de se faire connaître aux autres organisations burundaises partenaires d’une part, mais aussi de jeter un regard rétrospectif sur le pas franchi au Burundi dans la politique de l’intégration de la femme dans les organes de prise de décision, d’ autre part.
Le chemin est encore long, a dit le Vice-président de la Ligue Iteka. Il faut plus de détermination de la part de la femme burundaise et plus de volonté du côté du gouvernement, a-t-il ajouté.
La création d’une synergie féminine au niveau régional permettra à la femme de porter plus loin sa voix afin de pallier ce défi.
Les participants ont ensuite suivi un exposé de Mme Ntagwirumugara Christine. Celle-ci a montré à quel point la femme burundaise a été discriminée sur la scène politique. Les chiffres montrent qu’elle a été toujours absente dans les postes d’administration, dans les organes de décisions et surtout dans les postes politiques au haut niveau.
D’après elle, on compte moins de 10 chefs de secteurs de sexe féminin sur environ 1.000 secteurs. De 1990 à 1992, il n’y avait aucun administrateur de sexe féminin.
En 1993, on a nommé trois femmes administrateurs communaux sur 114 communes. En 1994, on a régressé vers une femme administrateur communal, puis vers 0 femme administrateur communal en 1995. En 2005, on avait trois femmes administrateurs communaux avant les élections communales.
En 1990, on comptait 3 femmes directeursgénéraux sur 79 directeurs généraux. En 1991, c’était quatre femmes sur 111 directeurs généraux. En 2005, on n’avait 4 femmes sur 11 directeurs généraux.
En 1990, on n’avait aucune femme ambassadeur sur 19 ambassadeurs. Une première femme ambassadeur a été nommée en 1992. En 2005, le Burundi compte deux ambassadeurs de sexe féminin. On a connu en 1993, une seule femme gouverneur. En 2005, on a trois ministres femmes et quatre femmes chef de cabinet sur 27 ministères.
D’après, Mme Nta-gwirumugara, les besoins réels des femmes surtout à la base ne sont pas pris en compte parce que ces dernières ne participent pas dans les différentes instances de décision. L’une des conséquences de cette exclusion est que la femme se désintéresse de la chose publique.
" Tout ce qui se fait sans elle ne la concerne pas ", a noté Mme Ntagwirumugara. Ainsi, les résultats escomptés du développement sont divisés par deux. L’éducation de la fille reste en arrière. Et ceci renforce davantage la pauvreté de la femme burundaise qui n’a pas droit à l’héritage.
Et quand la femme revendique sa participation citoyenne, elle est taxée de vouloir manger au fruit défendu, a souligné la conférencière. Parmi les recommandations formu-lées, les participants au forum ont notamment demandé à l’Etat de vulgariser le contenu de la politique nationale genre et d’intégrer ce dernier au niveau de la base, sur les collines et dans les communes consi-dérées comme des entités de développement composées d’au moins 30% des femmes.
Pour sa part, la société civile a été interpellée pour notamment mener des actions de plaidoyer en faveur des jeunes, et parti-culièrement les jeunes filles afin de les intégrer dans le processus de prise de décision à tous les niveaux.
Assemblée Générale de la Ligue ITEKA
La Ligue ITEKA a tenu dimanche 24 juillet 2005 une assemblée générale ordinaire de ses membres.
Les participants à la réunion ont suivi la présentation du rapport narratif des activités pour le 1er semestre 2005 et le rapport financier pour la même période, et les ont adoptés.
Ils ont par après suivi la présentation de la situation des droits de l’homme dans le pays ainsi que quelques points divers.
Un communiqué de presse a sanctionné ces travaux :
1. La Ligue Burundaise des Droits de l’Homme a tenu son Assemblée générale ordinaire ce dimanche 24 juillet 2005. Participaient à ces assises les membres de la Ligue Iteka résidant à Bujumbura ainsi que les délégués des 20 sections de la Ligue Iteka réparties dans toutes les provinces du pays.
2. A l’issue des travaux, les participants ont échangé sur la vie socio-politique et économique du pays et ont décidé de rendre public le communiqué de presse suivant :
3. La Ligue Burundaise des Droits de l’Homme Iteka est préoccupée par la recrudescence des violences dans le pays et la dégradation continuelle de la situation socio-économique au moment où le Burundi s’achemine vers la fin du processus électoral.
4. En effet, la Ligue Iteka constate avec regret la reprise des actes de tuerie, de viols, de violences physiques et de pillage observables depuis deux mois dans une grande partie du territoire national et cela malgré l’accord de cessez-le-feu de novembre 2003 qui avait nourri l’espoir de retour à la paix et à la stabilité politique.
5. Ces violences s’intensifient au moment où plusieurs sources fiables indiquent que le PALIPEHUTU-FNL, dernier mouvement toujours actif dans son fief de Bujumbura rural, est en train d’étendre son champ d’action dans les provinces de Muyinga, Kirundo, Ngozi, Kayanza, Muramvya, Cibitoke, Bururi et Bubanza par des recrutements et entraînements militaires. Des structures organisationnelles d’encadrement du mouvement seraient en train d’être mises sur pied dans certaines de ces provinces. Depuis le mois de juin, la province de Bujumbura rural a enre-gistré plus de 40 personnes tuées dont des autorités à la base comme les chefs de secteurs ou les chefs de collines. Durant la même période, plus de 23 personnes ont été tuées et plus d’une dizaine ont disparu dans la province de Bubanza. Aussi, les populations vivant à la périphérie de la réserve naturelle de la Kibira en province Bubanza et Muramvya sont de nouveau la cible des attaques nocturnes par des hommes armés en provenance de la Kibira qui tuent et pillent les ménages en vivres et autres objets de valeur. Entre-temps, le mouvement de soulèvement et de revendication des gardiens de la paix, armes à la main, gagne beaucoup de provinces notamment Muyinga, Kayanza, Muramvya, Ruyigi et Bururi, paralysant la vie socio-économique de ces provinces.
6. Cette situation est en partie aggravée par une administration quasi-démissionnaire depuis l’annonce des résultats des élections communales et lé-gislatives, phénomène qui accélère la dégradation de la vie socio-économique des populations. C’est ainsi que des actes justice privée comme la chasse aux sorciers sont observés dans les provinces de Muramvya, Muyinga, Mwaro, Karusi et Cankuzo. Des actes de viol et de violences sexuelles continuent sans relâche dans le pays. La crise de l’enseignement s’enlise au détriment des élèves et des parents et le gouvernement " démissionnaire " ne semble pas servir toute l’attention nécessaire à ce problème. Au niveau de la justice, certains ma-gistrats seraient coupables de corruption et d’immixtion dans certaines affaires en subtilisant des pièces versées dans les dossiers. Des récoltes vivrières sont vendues anarchiquement aux commerçants ou aux organisations caritatives dans les provinces du Nord du pays, un phénomène qui pourrait rééditer la récente période cauchemardesque de la famine à Muyinga et à Kirundo.
7. La Ligue Iteka voudrait enfin attirer l’attention du gouvernement sur le fait que des réfugiés rwandais sont de nouveaux maltraités et refoulés par des responsables administratifs en province de Kirundo, Ngozi, Kayanza et Cankuzo. Les ménages qui accueillent ces réfugiés seraient frappés d’une amende de plus de 20.000FBU. Outre que le refoulement d’un fugitif soit contraire aux mœurs et à la tradition burundaise d’accueil chaleureux des visiteurs, le refoulement spontané des réfugiés, sans aucune vérification préalable de leurs dossiers, est contraire à la convention relative au statut des réfugiés ; au protocole relatif au statut des réfugiés et à la convention de l’OUA régissant les aspects propres aux problèmes des réfugiés en Afrique que le Burundi a ratifiés.
Pour toutes ces raisons, la Ligue Iteka recommande :
Au gouvernement du Burundi :
· De tout mettre en œuvre pour garantir la sécurité de la population sur l’étendue de tout le territoire national.
· D’honorer ses engagements vis-à-vis des syndicats des enseignants en vue de dénouer la crise qui s’enlise au détriment des parents, des élèves et des écoliers.
· De veiller au bon fonctionnement de l’administration et de la justice, quelle que soit la nature des changements politiques en cours, afin de garantir le principe de continuité de l’Etat.
· De traiter la question des réfugiés rwandais conformément aux instruments internationaux relatifs aux réfugiés qu’il a ratifiés.
Au Palipehutu-Fnl
· D’enterrer la hache de guerre en pri-vilégiant les négociations et le dialogue dans la résolution des conflits.
· De respecter les principes du droit humanitaire en se gardant de cibler les objectifs civils
A la communauté internationale
· D’user de son influence pour dissuader le FNL et les milieux qui le soutiennent de poursuivre la guerre en amenant impérativement le mouvement à poursuivre les négociations entamées avec le gouvernement ;
· De relancer la coopération pour alléger les souffrances des Burundais dont la grande majorité vit en dessous du seuil de pauvreté.
Pour la LBDH Iteka
Jean-Marie Vianney Kavumbagu
Président
OPINION
Sur les traces d’un observateur indépendant
Stany Mbazumutima, observateur provincial de la Ligue Iteka est rentré très fatigué, mais très content du bon déroulement des élections législatives dans la province de Ngoz.i
Levé très tôt vers 5h du matin le 4 Juillet 2005, il était arrivé à son premier bureau de vote à 5h45 pour ne pas rater les premiers moments des élections. Au bureau de vote de Cibitoke I, et III , dans la commune de Ngozi, tous les membres du bureau de vote ; quelques mandataires de partis politiques et des observateurs tant nationaux qu’internationaux étaient là.
A l’ouverture des opérations de vote, les votants venaient à compte-goutte. Même les musulmans qui après leur première prière de la journée, arrivaient toujours les premiers lors des élections antérieures n’étaient pas là pour une seule raison : la veille, 22 jeunes gens soupçonnés d’appartenir au mouvement Palipehutu-Fnl avaient été interpellés non loin du chef lieu de la province Ngozi. Une rumeur faisant état d’une attaque par des éléments de ce mouvement le jour des élections circulait dans la ville de Ngozi.
Après ce centre de vote du quartier Cibitoke, il se rend à d’autres bureaux de vote des communes de Ngozi, Mwumba et Busiga. Mais entre temps, il recueille des informations sur la situation des autres communes. A certains endroits, il apprend que quelques matériels électoraux manquaient. Il ne se faisait pas de souci car les agents de l’ONUB et de la CEPI étaient là pour régler le problème.
Au courant de la journée, il remarque quelques irrégularités à Marangara, Ruhororo, à Kanyami I en commune Ngozi, et en commune Mwumba sur la colline Kabasazi où un président d’un bureau de vote, certains mandataires des partis politiques et de simples électeurs cherchaient à influencer le vote. Ils sont vite dénoncés et punis.
Une autre irrégularité qu’il relève concerne les éleves en vacances dans la commune Mwumba qui se voyaient refuser le droit de voter parce qu’ils s’étaient faits inscrire ailleurs.
Il est 16h, il passe dans quelques bureaux de vote pour voir si les président des bureaux de vote respectent la consigne de ne pas accueillir les retardataires. Il remarque qu’il n’en y a pas. L’heure est pour autre chose. Les assesseurs, les présidents des bureaux de vote et quelques problèmes choisis parmi les derniers électeurs sont en train de compter les voix sous l’œil vigilant des mandataires politiques et des observateurs internationaux et de la société civile.
Ce n’est pas fini. Le soir vers 18h après avoir assisté au dépouillement des résultats sur certains bureaux de vote et constaté comment les mandataires politiques rentrent avec l’assurance que les voix obtenues par leurs partis n’ont pas été volées, M Mbazumutima se dit qu’il ne s’est pas fatigué pour rien et que ses efforts viennent d’être récompensés.
En faisant un commentaire sur l’affluence des électeurs au vote, je dirais que d’une manière générale, la population n’était pas aussi enthousiaste qu’aux communales dans la mesure où elle avait été déçue par les députés élus en 1993 qui n’avaient pas servi ses intérêts, et qu’il y avait risque que le même scénario se répète avec les nouveaux représentants du peuple. Cependant, la population qui s’est présentée était suffisamment représentative.
Sur les traces d’un observateur indépendant