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Bullletin ITEKA N° 74Juin 2005

SITUATION DES DROITS DE L’HOMME

Ces nouvelles sont produites grâce à l’aide financière de l’Union Européenne. Leur contenu relève de la seule responsabilité de la Ligue ITEKA et ne peut être considéré comme reflétant la position de l’Union Européenne

Une personne détenue plus d’un mois au cachot de la Police de sécurité intérieure à Bujumbura

Un jeune nommé Ndabihawenimana Edouard est détenu au cachot de la police de sécurité intérieure, depuis le 15 mai 2005. Ce jeune homme est accusé d’avoir volé une télétaxe d’un commissaire de la même police.

Des sources concordantes notent qu’au cours de ce vol, ce jeune aurait avisé son patron par l’intermédiaire de sa femme qu’il a été victime d’un vol de télétaxe. Le commissaire n’a pas cru aux propos de son employé et a commencé à faire ses enquêtes.

Edouard Ndabihawenimana a été appréhendé à Jabe alors qu’il était employé chez deux jeunes garçons célibataires. Au moment de son arrestation, des biens de ses patrons ont été volés en l’occurrence un poste téléviseur et une vidéo. De sources proches des victimes de ce vol indiquent qu’il aurait demandé à ses ravisseurs d’attendre qu’il fasse une remise et reprise mais sans succès.

Contacté au téléphone par la Ligue Iteka, le commissaire Antoine de la PSI a indiqué qu’il a été informé de son arrestation deux jours après. Il a ajouté qu’il n’a rien à faire avec ce dossier car, il est aux mains d’un OPJ. Les informations tirées de la police, le lundi 13 juin 2005 indiquaient que Ndabihawenimana Edouard a été relaxé le dimanche, alors que c’était un jour férié.

Ce n’est que le 22 juin 2005, qu’on a appris que ce jeune était toujours dans les cachots de la PSI. Cette information a été confirmée par une autorité de cette police sans être inquiétée.

Signalons que des cas similaires de violation de la loi sont régulièrement observés au niveau des cachots des polices et brigades et ces victimes sont cachées au moment de l’inspection des parquets.

Précisons à toutes fins utiles que la loi burundaise donne aux OPJ seulement sept jours de détention renouvelable une fois et dans l’optique de faire l’enquête. Certains utilisent ces prérogatives pour d’autres fins !

Le mouvement Palipehutu-Fnl largue plusieurs roquettes sur les quartiers du Sud de la capitale

Les habitants des zones de Musaga et de Kanyosha, en mairie de Bujumbura, ont vécu une nuit cauchemardesque le 6 Juin 2005. En effet, c’était aux environs de 19h30 lorsqu’ une grenade suivie de coups de fusils nourris ont retenti dans le quartier Kajiji, en zone Kanyosha. Des rebelles du Palipehutu-Fnl ont échangé des coups avec les militaires de la FDN. Après une vingtaine de minutes, un silence s’est instauré, les coups de fusils se sont tus.

Vers 23h30, les rebelles du Palipehutu-Fnl ont de plus belle leur attaque. Ils ont largué deux roquettes sur le quartier Kajiji dont l’une a endommagé une maison appartenant à un certain Muzehe, mais sans faire heureusement d’autres dégâts.

Entre temps, 6 autres roquettes sont tombées sur le quartier Musaga où beaucoup de dégâts ont été enregistrés. Parmi les 6 roquettes, trois ont fait énormément de pertes matérielles.

Une roquette a endommagé le toit des bureaux de l’ECOSAT. Elle a abîmé les bureaux, les dossiers, une photocopieuse, deux ordinateurs, des téléphones, ...

Tout près, au centre wallis, une roquette est tombée sur le tronc d’un arbre. Une maison d’habitation, à côté, appartenant à une veuve qui s’appelle Ntangibingura Béatrice, a été touchée par les éclats qui ont endommagé le toit. Un mur d’une maison dite "Décobu" a été défoncé par une troisième roquette dont les éclats ont encore une fois endommagé le toit et abîmé une autre maison d’ habitation, tout près, appartenant à M.Nsabimana William. Les vitres et les tôles de cette dernière étaient détruits.

Le président de la COSYBU se voit confisquer son passeport à la frontière Kanyaru

La confédération internationale des syndicats libres a invité la Cosybu pour participer à une conférence internationale du travail qui s’est tenue à Genève du 31 Mai au 16 Juin 2005. C’est le président de la Cosybu, Dr Hajayandi Pierre Claver et son conseiller technique Célestin qui devraient participer à cette conférence.

La COSYBU a demandé le financement au gouvernement du Burundi, en vain. Elle s’est donc tournée vers un financement privé.

Au cours de l’après midi du 02 Juin2005, Monsieur Hajayandi allait prendre son avion à l’aéroport international de Bujumbura et a été bloqué. Il a tenté de prendre un autre chemin en passant par la frontière Rwando-Burundaise à la Kanyaru. Non seulement, elle a trouvé la route barrée pour elle mais aussi son passeport a été confisqué par les services de la police des frontières. M. Hajayandi a reçu un procès verbal de saisie du passeport et est retourné à Bujumbura, désenchanté.

Le vice président de la Coysbu révèle que le comportement du gouvernement s’inscrit dans un cadre bien précis de museler à tout prix le syndicalisme burundais.

La Cosybu a déposé des plaintes contre le gouvernement du Burundi a l’OIT, à la confédération internationale des syndicats et à d’autres partenaires syndicalistes. Le gouvernement veut empêcher d’après le vice président du Cosybu ,la participation à cette conférence parce qu’il craint que ces plaintes soient bien renforcées, explicitées et portées à la connaissance de tous !

Après le refus de donner la parole à la Cosybu le 1er Mai 2005, le gouvernement ne s’en est pas arrêté là.

Le 13 Mai 2005, le ministre du travail et de la sécurité sociale a adressé une note à la Cosybu. Dans cette note, le Ministre indiquait que le mandat des membres du Comité Exécutif élus le 29 Avril 2000 avait expiré le 29 Avril 2005, et que donc, ils n’étaient plus statutairement compétents pour administrer et représenter la Cosybu.

La lettre du ministre continuait en indiquant que c’était uniquement le comité confédéral qui était compétent pour assurer la gestion de la Cosybu et la représenter auprès des partenaires publics et privés.

D’après la même lettre, le Dr Hajayandi Pierre Claver ne pouvait plus être membre de la Cosybu et ne pouvait plus statutairement et légalement présider la Cosybu et assurer la représentation légale. La lettre terminait en demandant à la Cosybu de prendre des dispositions nécessaires et utiles pour la mise en œuvre des recommandations formulées.

La Cosybu a répondu à la lettre de la manière suivante : Le comité confédéral a déjà programmé la tenue de son premier congrès ordinaire les 8 et 9 octobre 2005. Ainsi, il a confié le pouvoir au Bureau exécutif pour continuer la mission jusqu’à la date ci-haut mentionnée.

La cosybu a demandé enfin au Ministre de cesser son ingérence dans l’organisation comme le stipule les conventions n°87 et 98 de l’OIT. Elle a demandé au Ministre d’être respectueux et équitable envers les partenaires so-ciaux et de s’abstenir de tout acte et manœuvre de provocation envers les syndicats surtout en cette période cruciale pour l’avenir de la nation.

Evasion de détenus à la prison de Ngozi

Dans l’après midi de lundi le 6 Juin 2005 vers 15h30, Irakoze Odak détenu de la prison de Ngozi a été abattu par les gardiens de la prison dans sa tentative d’évasion. La victime âgée de 22 ans, née à Mubuga, commune et province Ngozi avait été arrêtée le 23 Février 2005 car elle était accusée de vol et d’assassinat.

Ses trois coprisonniers à savoir Gakiza Adélin alias Simba âgé de 28 ans, déserteur de l’armée burundaise, Nkurunziza Félix, âgé de 17 ans accusé de vol et assassinat et Haragirimana Xavier, âgé de 30 ans, accusé de vol qualifié et assassinat sont parvenus à s’évader.

Signalons qu’un groupe de 4 personnes non encore identifiées et armées de fusil était venu les faire libérer. Par ailleurs, on se souviendra que Irakoze Odak et Nkurunziza Félix étaient poursuivis pour avoir assassiné le 5 décembre 2004 vers 19h à Nyaruntana en commune Ngozi Antoine Bigirumwami professeur de l’université de Ngozi et Nizigiyimana Théodore, homme d’affaires de Ngozi.

NZ.FU

La population continue à se faire justice en province de Bururi.

Le 8 juin 2005, une personne du nom de Hafashimana Joël de la colline Magana, zone Maramvya, commune Burambi a été lynchée et brûlée vive par une foule en colère.

Selon des sources proches de cette localité, tout a commencé lorsqu’une femme a accusé la victime de lui avoir volé des biens il y a quelques mois.

Ce jeune homme a sauté sur cette femme et l’a frappée jusqu’à ce qu’elle perde une dent. La population de cette colline a pris ce jeune homme et elle l’a battu très sérieusement. La victime a été également brûlée avec des allumettes. Vers 14 heures, elle a été transportée sur une civière jusqu’à la position militaire de Ruhora dans la même commune. Après une heure, ce jeune homme a rendu son âme.

Le cadavre est resté sur cette même position de Ruhora. La population de cette colline accusait la victime d’être un bandit de renom et chaque fois qu’il a été arrêté et détenu, il était libéré quelques jours après, a-t-on appris de cette population.

Rappelons également qu’il n’y a pas 2 semaines qu’une autre personne a été brûlée dans la ville de Rumonge.

FuN

Colloque sur la lutte contre la corruption, les malversations économiques et financières au Burundi

L’Observatoire de l’Action Gouvernementale" OAG" a organisé, du 7 au 8 Juin 2005 au Restaurant Chez André à Bujumbura, un colloque sur la lutte contre la corruption et les malversations économiques et financières en vue de sensibiliser la population en général, les pouvoirs publics et la société civile en particulier sur la nécessité de combattre la corruption et les malversations économiques, financières en vue d’accéder à un développement durable.

Dans son mot d’ouverture, le président de l’OAG, le Dr. Christophe Sebudandi, a indiqué que le contexte socio-politique, consécutif à la crise que connaît notre pays, est ca-ractérisé par la généralisation des phénomènes de corruption, de mauvaise gestion, de détournement des deniers publics et de dysfonctionnement des ser-vices de l’Etat. Cette situation a des effets néfastes sur la vie politique, économique et sociale de notre pays.

Sur le plan politique, a-t-il ajouté, l’accession à une responsabilité est perçue comme une opportunité de s’enrichir, ce qui constitue un handicap à l’éclosion d’une véritable démocratie dans notre pays. L’impunité, qui, en partie résulte de la pratique généralisée de la corruption fait du Burundi un otage d’un groupe de maffieux qui privilégient des intérêts personnels au profit de l’intérêt général.

M. Sebudandi a continué en disant que sur le plan économique, la pratique de la corruption entraîne la hausse du coût réel des produits et servi-ces, elle provoque la dépréciation de la qualité des fournitures et la baisse des recettes de l’Etat. La mauvaise gestion , l’utilisation irrationnelle des fonds et des aides extérieurs ont plongé le pays dans un endettement jamais atteint.

Sur le plan social, la population, principale ressource des recettes de l’Etat à travers des taxes et impôts divers qu’elle donne, ne parvient pas à tirer les dividendes de ses efforts. Ces recettes sont mal redistribuées car elles sont subtilisées par une poignée de gens alors qu’elles étaient destinées au financement des projets de développement et d’infrastructures sociales.

D’une manière générale, a-t-il conclu, la corruption, la mauvaise gestion, les malversations écono-miques et financières compromettent le dévelop-pement socio-économique harmonieux et ébranlent les valeurs d’une bonne gouvernance qui est à la base d’une vraie démocratie.

Le président de l’OAG a terminé son discours en lançant un appel aux services publics, à la société civile et à la population pour se coaliser afin d’affronter ce vaste chantier qui requiert les efforts de tous et de chacun.

Les réfugiés rwandais du site de transit de Songore ont été rapatriés contre leur gré.

Les autorités rwandaises en collaboration avec les autorités burundaises ont rapatrié par force Dimanche le 12 Juin 2005 tous les réfugiés rwandais qui se trouvaient dans le site de transit de Songore en commune de Kiremba dans la province de Ngozi.

Au cours de cette opération, ces réfugiés ont été embarqués dans des camions venus du Rwanda pour cette fin ; les uns sont parvenus à fuir, d’autres se sont évadés avant l’embarcation tandis que d’autres ont sauté des camions en marche.

Certains de ces évadés ont demandé refuge dans la population avoisinante et d’autres se sont réfugiés dans les communes de Kiremba et Marangara. Il y en a d’autres qui ont pris le chemin de la Tanzanie.

Signalons que deux réfugiés accusés de génocide de 1994 au Rwanda ont été arrêtés par la police burundaise ce Jeudi le 9 Juin 2005 vers 15 heures, ainsi qu’un agent du HCR à Muyinga, M. Madeberi Edouard, accusé d’avoir voulu faire obstruction à la justice burundaise lors de l’arrestation de ces rwandais. M.Madebari a été relâché par après.

M.I.

Un phénomène de polygamie sous couverture de certaines autorités judiciaires en province Makamba.

Un phénomène de polygamie est observé en province Makamba au sud du pays. Plus de dix dossiers de polygamie et de renvoi de femmes sont observés au niveau du tribunal de résidence Makamba et cela sous la bénédiction du président de ce tribunal.

En effet, les dossiers qui devraient être gardés au niveau du secrétariat de cette juridiction sont confisqués dans le bureau du Président de ce tribunal et celui-ci a fait plusieurs jours sans se présenter au service au mois de juin 2005. Les dames victimes de cette si-tuation se sont confiées au bureau de la Ligue Iteka de la province Makamba, mais la préposée à ce service n’a pas réussi à débloquer la situation.

Selon des sources jucidiaires de la place, le président du tribunal de résidence aurait abandonné le service il y a plusieurs jours. L’attachée au service écoute et orientation de la localité a saisi les supérieurs hiérarchiques du magistrat en défaut en l’occurrence, le procureur de la République et le président de grande instance de Makamba mais sans succès.

Les hommes polygames ont fait rébellion à la loi car, ils ont refusé de répondre aux convocations du parquet mais ce dernier n’a pas utilisé les moyens de contraintes mises à sa disposition, affirment les mêmes sources.

Ces femmes sont pour le moment en débandade avec des enfants sur le dos.

Précisons que la chargée d’écoute à la Ligue ITEKA a tenté d’obtenir l’intervention du numéro un de la province pour arrêter ce phénomène aux lourdes conséquences et pourtant puni par la loi burundaise, surtout le code des personnes et de la famille ainsi que le code pénal.

JPY

Libération du journaliste Ndikuriyo Etienne

Le journaliste de la radio privée Bonesha/FM et directeur de l’agence Zoom.net, Etienne Ndikuriyo a été libéré le 23 juin 2005 après 10 jours d’incarcération à la prison de Mpimba et à la documentation nationale (police de renseignement atta-chée à la Présidence de la République du Burundi).

Il était accusé d’avoir publié dans le journal " Zoom.net " que le chef de l’Etat burundais, M. Domitien Ndayizeye aurait déprimé après la défaite de son parti Frodebu aux élections communales et avoir refusé de livrer ses sources.

Plusieurs voix s’étaient élevées pour réclamer sa libération.

Publication des résultats définitifs de l’élection des conseillers communaux du 3 juin 2005.

Les résultats définitifs des élections des conseillers communaux ont été publiés dans l’après-midi du 23 juin 2005 au Burundi après l’analyse des recours introduits auprès des CEPI (Commissions électorales provinciales indépendantes).

En vertu de l’article 109 du code électoral, ce sont les commissaires provinciaux qui ont procédé à la publication solennelle de ces résultats.

Dans l’ensemble, il n’y a pas eu de grands changements par rapport aux résultats provisoires. Le Cndd-Fdd vient en tête avec 1.781 sièges sur 3.225 ; le Frodebu occupe la 2ème position avec 822 sièges. L’Uprona est 3ème avec 260 sièges ; le Cndd est 4ème avec 135 sièges ; la 5ème place revient au parti MRC avec 88 sièges ; le Parena est 6ème avec 75 sièges : les Indépendants en ont obtenu 10 et occupent la 7ème place ; Vert Intwari a obtenu 8 sièges ; le Paribu est 9ème au classement avec 8 sièges. La 10ème position revient au RPB Nturenganywe avec 7 sièges ; Rusangi et Frolina ont chacun 5 sièges ; Kaze Fdd et PSD ont eu chacun 2 sièges.

Les partis Abasa, Abahuza, Inkinzo et Ppdrr ont eu chacun un siège sur les 3.225 sièges à pourvoir au niveau national.

EN

Nouvelle grève des enseignants du public

Le syndicat CONAPES (Conseil national du personnel de l’enseignement secondaire) et le STEB (Syndicat des travailleurs de l’enseignement du Burundi) regroupant des enseignants du primaire et du secondaire ont décidé de bloquer les activités de fin d’ année dans les écoles primaires et secondaires publiques en déclenchant une nouvelle grève à partir du 27 juin 2005.

Ces 2 syndicats indiquent que les salaires des enseignants conformes au nouveau reclassement devaient être libellés au plus tard au cours de ce mois de juin 2005, et ils ont constaté que rien n’était en train d’être fait dans ce sens.

Le CONAPES a affirmé, par la voix de son président, Philbert Ngenzahayo, que ses membres ne prépareraient pas les bulletins scolaires et ne donneraient pas les résultats de fin d’année avant que le gouvernement ne règle cette question.

Pour sa part, le Secrétaire Général du STEB a fait savoir que ce syndicat allait observer une grève illimitée à partir de ce lundi 27 juin 2005 pour protester contre la non mise en application de nouveaux barèmes conformes aux nouveaux grades. Cette grève implique que l’année scolaire ne sera pas clôturée compte tenu des résultats de fin d’ année qui ne seront pas disponibles.

JPK

Un militaire tue 5 personnes avant de se donner la mort à l’Ecole Internationale de Bujumbura

En date 23 juin 2005, aux environs de 9 h30, à l’Ecole Interna-tionale de Bujumbura, situé en zone Kinindo,en Mairie de Bujumbura, 5 personnes ont été tuées et un enfant blessé lors d’une fusillade qui a été perpétrée par un militaire membre de la garde affectée au domicile du chef du Protocole d’Etat, l’ambassadeur Isaïe Simbare.

Le criminel en tenue civile,le caporal Manirakiza, a d’abord tenté de violer Aline, la bonne du chef de protocole. Celle-ci a résisté et a crié au secours ; un mi-litaire de la même garde est venu à son secours.

Le criminel a tiré sur ce collègue qui a succombé immédiatement. Il a ensuite tiré une balle sur la tête de la bonne qui en est également morte. Par après, le criminel a tiré deux balles sur l’enfant du chef du protocole, heureusement l’enfant n’est pas mort mais plutôt grièvement blessé sur son épaule gauche. Le criminel a par la suite sauté le mur de l’école Internationale vers la cour intérieure. Il a tué Claver Ndayishimiye, un Professeur de chimie, un élève visiteur et Kwizera Jean, un planton de l’école.

Finalement, le criminel s’est tiré une balle dans la tête et a ainsi mis fin à la scène macabre.

EN

La Ligue ITEKA organise la 22ème édition du café de presse

La Ligue ITEKA a organisé la 22ème édition de son café de presse sous le thème " Le désarmement de la population est-il possible dans le contexte socio- politique actuel ? " le 10 juin 2005 à l’Hôtel Novotel de Bujumbura

Le panel était composé de quatre invités qui étaient l’ambassadeur Midonzi qui est le point focal du Gouvernement par rapport aux armes légères, l’honorable Rukinga-mubiri Bernard qui est membre d’un réseau national s’occupant de pression auprès du pouvoir public en faveur du désarmement, le ministre Ntanyungu Festus représentant le CNDD de Nyangoma et Barahinduka Celsius, point focal du volet “Lutte contre les armes légères” au sein de la Ligue ITEKA.

Deux radios animatrices étaient aussi invitées à savoir la RPA (Radio Publique Africaine) et la radio Isanganiro. Le parterre était quant à lui était constitué des journalistes, des personna-lités politiques et des éléments de la société civile.

Sous la médiation de M Katiyunguruza Anselme, l’échange a débuté par l’expression des panélistes répondant aux principales questions en l’occurrence “Que doit-on entendre par armes légères ? Peu-on les ramasser systématiquement ? Peut-on entamer immé-diatement le désarmement ? Est-on vraiment à l’aise d’évoluer dans un processus électoral avant le désarmement de la population civile ?”

Au cours de cette activité, les participants ont salué le décret portant orga-nisation du désarmement et la mise sur pied de la commission nationale de désarmement mais ont émis le souhait qu’il y ait des mesures pratiques susceptibles de favoriser le travail de la commission .Sans se fixer pour autant la date, ils ont soutenu que le processus du désarmement démarre le plus tôt possible estimant que vouloir garder les armes pour attendre et voir l’issue des élections serait s’exposer au danger de se réserver le droit de les reprendre. Les ex-combattants et les gardiens de la paix seront les premiers à être désarmés avant de le faire progressivement pour la population civile.

Cependant, la réussite de ce processus exige le respect des règles du jeu, du code de conduite et de toutes les lois. Comme la législation y relative est actuellement tombée en désuétude, il faudrait songer à l’actualiser. Le processus électoral quant à lui doit continuer son cours tandis que l’optimisme s’impose quant au processus de désarmement car même le processus de paix vient de passer dix ans. Rémy NDIKUMAGENGE

La ligue Iteka organise un atelier de validation d’un manuel d’enseignement des droits de l’homme à l’endroit de la jeunesse non scolarisé

La Ligue Burundaise des Droits de l’Homme Iteka a organisé vendredi le 17 Juin 2005 à l’ Hôtel Novotel un atelier de validation du manuel d’enseignement des droits de l’homme et de l’éducation à la paix destiné aux jeunes non scolarisés. Participaient à cet atelier des cadres du Ministère de l’ Education Nationale et des conseillers pédagogiques au Bureau de l’ Education Rurale, des représentants des média et des membres du Conseil Na-tional d’ Alphabétisation.

Le mot d’ouverture de cet atelier a été prononcé par M. Gahutu Jean Bosco, un délégué du président de la Ligue Iteka, Il a donné le contexte dans lequel ce manuel d’enseignement des droits de l’homme a été produit. La ligue Iteka a commencé à enseigner les droits de l’homme à la population dans le but de changer le comportement à long terme. C’est dans ce but que ce manuel a été conçu pour que la population cible soit informée des ses droits d’ abord et pour qu’elle sache ensuite comment les recouvrer pacifiquement une fois violés.

Après le mot d’ouverture, l’auteur du livre, M. Gapara Anicet, a présenté brièvement le contenu du manuel. Le livre comprend deux parties. La première partie traite du contenu de la matière relative aux droits de l’homme destiné aux jeunes non scolarisés. La deuxième partie donne une approche méthodologique pour transmettre ces connaissances.

Après l’exposé du contenu de ce manuel, les participants à cet atelier ont apporté des corrections nécessaires et ’ont enrichi le manuel par des suggestions.

La Ligue Iteka organise une formation en gestion axée sur les résultats

La Ligue Iteka a organisé une formation en Gestion axée sur les Résultats (GAR) à l’endroit de ses cadres les 15 et 16 juin 2005. La formation a été animée par le Secrétaire Exécutif de la Ligue de la Ligue Iteka, M. Adrien Ndayisaba.

L’objectif de cette formation était l’actualisation et l’amélioration de la forme de présentation des rapports d’activités.

Pendant deux jours, le conférencier a développé l’origine, les principes de base et les concepts clés de la GAR. De part les exercices pratiques qu’ils ont effectués, les coordonnateurs de projets et les chefs des services de la Ligue Iteka produiront des rapports qui dégageront clairement les ressources et les niveaux de résultats atteints.

Atelier-débat à l’occasion de la journée internationale de soutien aux victimes de la torture

La Ligue ITEKA a organisé en collaboration avec les ONGs SFSG (Search for common ground), APRODH (Association pour la promotion des droits humains et des prisonniers)et THARS (Trauma healing and reconciliation services) un atelier-débat à l’occasion de la journée internationale de soutien aux victimes de la torture qui se tient normalement tous les 26 juin de chaque année, mais qui a été avancée pour des raisons pratiques au 24 juin 2005.

Des représentants des différents commissariats de la police nationale, de la Force de défense nationale, des associations oeuvrant dans le secteur et de l’administration ont participé au débat.

Les travaux ont été ouverts par le Secrétaire exécutif de la Ligue ITEKA, M.Adrien Ndayisaba.

Dans son mot, il a rappelé que le Burundi a adhéré à la convention des Nations-Unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants le 31 décembre 1992 et qu’il l’a ratifiée le 4 mars 1993, mais que jusqu’aujourd’hui, aucun rapport du gouvernement sur la torture n’ a déjà été transmis malgré l’engagement du Burundi dans ce sens.

M.Ndayisaba a poursuivi en indiquant que le 1er rapport a été rédigé en 2004, mais il n’a pas encore été transmis par le gouvernement. Il a émis le souhait que cela puisse être fait rapidement afin de montrer une réelle volonté politique d’éradiquer ce crime. Il a également exprimé le voeu que ces échanges puissent aboutir à des résultats concrets.

Par après, le directeur du projet VOT(Victims of torture), M. Abdul Aziz Thioye, a pris la parole pour indiquer que cet atelier sera une occasion de partager des informations tirées des visites menées sur terrain par la Ligue ITEKA et APRODH.

M. Thioye a par ailleurs indiqué que l’état des lieux de la torture demeure inqiétant au Burundi malgré des avancées notables en termes de diminution de cas de torture. Il a signalé que la province de Bujumbura rural ainsi que les zones de Kinama et Kamenge demeurent des endroits où la torture est toujours une réalité, et a ajouté que la répression de ce crime reste toujours problématique.

Signalons que les participants à ce atelier ont échangé sur les rapports de la Ligue ITEKA et de l’APRODH et qu’ils ont suivi également quelques témoignages avant de passer aux recommandations.

SOCIETE CIVILE

Réseau " Femmes et Paix " au service de la femme burundaise par Elie Ndikumana

La ligue Iteka a visité le Réseau " Femmes et Paix " pour se rendre compte de leurs activités. Nous avons rencontré Madame Nakimana Libérate chargée de relations extérieures qui nous a accueilli. Elle a parlé d’abord de sa création, sa mission, ses objectifs ainsi que ses stratégies.

Le réseau " Femmes et Paix " a été créé en 1988 sur l’initiative de 7 associations à la suite du symposium " Femmes et Paix " organisé en Mars 1988 à Bukavu en République Démocratique du Congo "RDC". Les participantes provenaient du Burundi, RDC, et du Rwanda. Il a été agréé par l’ordonnance Ministérielle n° 530/180 du 7 Mars 1999. Actuellement, 16 associations sont membres du réseau.

La mission est de contribuer à accroître la participation de la femme dans la restauration et la consolidation de la paix dans la région des Grands Lacs en général et au Burundi en particulier.

Son objectif global est de réunir les associations féminines oeuvrant pour, la paix et le développement au sein du Réseau en les sensibilisant sur la nécessité de travailler collectivement pour la recherche d’une paix durable sans disperser les efforts.

Ses objectifs spécifiques

-   Encadrer les associations féminines ou groupement de femmes en les initiant à des activités génératrices de revenus et en leur offrant, par la même occasion, un cadre d’échanges.

-   Encadrer la jeunesse par les programmes de promotion économique, sociale et culturelle en leur inculquant les valeurs traditionnelles favorables à l’émergence d’une culture de paix.

-   Collaborer avec les associations engagées pour la paix dans la Région des Grands Lacs

Ses stratégies

1. Formation des membres du Réseau en :

-   Elaboration de projets
-   Recherche de financement
-   Technique de lobby et de plaidoyer
-   Bonne gouvernance et démocratie
-   Droits de la personne humaine
-   Technique d’information et de communication
-   résolution pacifique des conflits

2. Appui institutionnel des associations membres :

-   Elaboration de projets
-   Recherche de financement
-   Suivi des projets

Ses partenaires

-   CECI/ACIPA
-   PREFED
-   Bureau de coopération Suisse

Elle a indiqué que des contacts sont encours avec d’autres organisations pour élargir le partenariat

Les activités déjà réalisées

Au cours de l’année 2003,

-   Le rapatriement des communautés (résidant, déplacés et rapatriés) par le dialogue(avril,mai,juin2003) dans la zone Kinama et construction collective de 40 maisons.

-   Enquête sur les intervenants en faveur des victimes des violences se-xuelles au Burundi dans huit provinces en novembre 2003.

-   Distribution du ma-tériel scolaire à 100 orphelins de guerre à Gatumba et Kinama Septembre 2003.

-   Formation des déci-deurs en recherche de financement Août 2003.

-   Formation en technique de lobby et membres du réseau.

-   Participation au fo-rum régional sur l’intégration du concept genre, Kigali, octobre2003.

-   Location d’un champ en faveur de l’association "Inkingi z’amahoro" pour la culture du riz et des tomates et octroi des semences (Octobre 2003).

-   Participation à la rencontre régionale de Goma (du 28 Novembre au 1er Décembre 2003) sur l’implication de la société civile dans la conférence internationale sur la paix, la sécurité et le développement dans la région des Grands Lacs.

-  Sensibilisation des bailleurs pour une action humanitaire en faveur de la populmation de Kinama suite à l’insécurité résultant des affrontements armés (Décembre 2003).

Au cours de l’année 2004 :

-   Participation au séminaire atelier sur l’éducation pour la non violence (Nairobi, février 2004).

-   Séminaire atelier organisé par le CAFOB, en collaboration avec Réseau Femmes et Paix et l’ADDF avec l’appui de CECI/ACIPA sur le thème la femme face aux échéances politiques Mars 2004.

-   Participation à la rencontre régionale du comité Régional de suivi de la Conférence Internationale dans la Région des Grands Lacs (Kigali, Mars 2004).

-   Visite d’échange sur les réalisations des organisations de la société civile congolaise en matière de lutte contre les violences sexuelles (Uvira, Avril 2004)

-   Séminaire atelier de mobilisation pour la participation politique de la femme et la fille burundaise (INSP Mai 2004).

-   Mise sur pied de comités des femmes et filles médiatrices dans les zones pilotes : Kanyosha, Musaga, Rohero, Kinama, Gatumba (mai 2004).

-   Mise sur pied de la commission mixte de lobby et de plaidoyer chargée de la promotion des droits civiques et politiques de la femme ( Mai 2004)

-   Participation à la mise en place de la synergie des partenaires pour la promotion des droits de la femme (Mai 2004).

-   Sensibilisation de la femme pour une participation active aux prochaines échéances électorales à travers des séminaires ateliers et journées de réflexions des campagnes médiatiques et des descentes sur terrains (Mars- Novembre 2004)

-   Plaidoyer auprès des décideurs pour l’intégration réelle de la femme,en synergie avec d’ autres partenaires (Mouvement pour la participation politique de la Femmes (MPPF), CAFOB, groupes des Femmes leaders, centre de paix pour Femme etc (Mars-Novembre 2004).

-   Mobilisation des organisations de la société civile en rapport avec la conférence internationale sur la paix, la sécurité et le développement dans la Région des Grands Lacs en collaboration avec d’autres partenaires comme la ligue Iteka, l’observatoire de l’Action Gouvernementale, le CAFOB, l’association des Scouts, le Forum pour le renforcement de la société civile (FORSC) LIBEJEUN (Janvier-Novembre 2004) avec l’appui de CECI/ACIPA.

-   Campagne de lutte contre les violences sexuelles (Janvier-Décembre 2004).

En ce qui concerne les 30% des postes octroyés aux femmes dans les institutions par les accords d’Arusha, Madame Nakimana Libérate dit que les femmes sont partiellement satisfaites puisque les femmes représentent 52% de la population et que la femme reste le pilier socio-économique de la nation burundaise. Il fallait donc au moins 50%. Les femmes disposent donc d’un capital électoral important et vont donc continuer a revendiquer, a-t-elle indiqué.

Quant à l’occupation de ses postes, le Réseau Femmes et Paix a mobilisé à travers des séminaires ateliers, des messages radio-télevisés les femmes des partis politiques et des indépendantes à élire et à se faire élire aux élections communales et législatives. Madame Nakimana dit que le réseau est satisfait de la réaction des femmes.

L’homme étant souvent considéré comme l’obstacle à l’émancipation de la femme, le réseau n’a pas oublié de le sensibiliser à soutenir la femme dans sa participation dans la vie politique du pays. Cette activité a été organisée en collaboration avec la Ligue Iteka. L’Atelier a été animé par des professeurs de l’Université et des parlementaires.

Le réseau Femmes et Paix reste avec son pro-blème crucial ,celui des fonds et Madame Libérate chargée des relations extérieures est confiante et dit que des contacts sont en cours avec des bailleurs pour la recherche de financement.

Par Elie Ndikumana

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