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Bulletin ITEKA N° 71 Mars 2005

SITUATION DES DROITS DE L’HOMME

Ces nouvelles sont produites grâce à l’aide financière de l’Union Européenne. Leur contenu relève de la seule responsabilité de la Ligue ITEKA et ne peut être considéré comme reflétant la position de l’Union Européenne

Présentation du rapport annuel sur la situation des droits de l’homme au Burundi EDITION 2004 De la logique de guerre aux vicissitudes d’application des accords

Synthèse

L’année 2004 s’est achevée sur un véritable imbroglio politique et une situation socio-économique inquiétante qu’il convient d’assainir avec le début de l’année 2005 (.)

Bien que des avancées significatives sur le plan sécuritaire aient été enregistrées au cours de l’année 2004, beaucoup reste à faire en matière de bonne gouvernance, de respect des engagements pris par l’Etat du Burundi à travers les différents accords et instruments de protections des droits humains.

Beaucoup de dysfonctionnements persistent au sein de l’administration politico-judiciaire et expo-sent la population aux multiples abus des certains agents de l’administration politico-judiciare, de l’armée et des ex-combattants.

L’impunité continue à soustraire aux poursuites judiciaires les barons des hautes sphères du pouvoir et des réseaux maffieux de trafiquants d’influence et de corrupteurs au mépris des principes de droit et d’équité caractéristiques d’un Etat de droit, d’où le réflexe de vengeance privée qui prend une allure inquiétante au sein de la population.

Le développement du secteur socio-économique n’a pas de place de choix dans le discours politique au moment où le niveau de vie de la population continue la descente aux enfers. Ainsi, l’accès aux soins de santé, à l’éducation et au logement décent est réservé à un nombre limité de privilégiés. Pire encore, la population meurt de famine dans les provinces du Nord du pays, une situation qui pourrait s’étendre à d’autres provinces du pays si on n’y prend pas garde.

La communauté internationale, longtemps restée au chevet du processus de paix, semble reculer devant les violations répétitives des droits de la personne, la mauvaise gestion, les malversations économiques et le phénomène de l’impunité qui minent l’Etat, la moralité publique et la société burundaise.

En 2004, 667 cas d’atteinte à la vie et 338 cas de torture et traitements inhumains ont été rapportés à la Ligue ITEKA.

Enfin, pour la survie de la nation, il en va de la détermination des responsables burundais à transcender leurs intérêts égoïstes et sectaires et à faire preuve de plus de clairvoyance pour la sauvegarde des intérêts supérieurs de la nation. Recommandations

1. Au gouvernement burundais

-  De respecter les engagements pris par l’Etat du Burundi à travers l’adoption et la ratification des différents pactes et conventions internationales et lois nationales qui garantissent la protection des droits de la personne.

-  D’assurer la sécurité des personnes et des biens dans tout le pays et en particulier dans la province de Bujumbura rural qui continue à payer le lourd tribut d’une confrontation armée incessante entre l’armée burundaise et le PALIPEHUTU-FNL d’Agathon Rwasa.

-  De réhabiliter l’appareil politico-administratif en lui dotant de personnalités intègres et capables de transcender les travers de la division et de la haine politico-ethnique pour l’intérêt supérieur de la nation et la cohésion sociale.

-  De garantir au pouvoir judiciaire une indépendance réelle et des moyens de fonctionnement adéquats afin de contribuer au combat sans merci contre l’impunité.

-  De mettre fin aux pratiques d’administration et de justice parallèle qui s’accompagnent d’abus de toutes sortes imputables à l’armée burundaise et aux ex-combattants du CNDD-FDD en particulier en province de Bujumbura rural.

-  De bien conduire le processus électoral afin d’aboutir à la mise en place des institutions nationales oeuvrant pour le développement socio-économique et politique du pays.

2. A la classe politique burundaise

-  De faire preuve de plus d’esprit de leadership et d’hommes d’Etat à travers des programmes politiques cohérents ;

-  D’adopter un discours politique qui rassure toute la population ;

-  De renoncer à l’intimidation, à la menace et à la violence dans la course aux différentes élections prévues par l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi.

3. Au mouvement Cndd-Fdd

-  De mettre fin aux pratiques d’administration parallèle et de justice parallèle qui s’accompagnent d’abus de toutes sortes 4. A la société civile burundaise

-  D’apporter sa contribution pour mettre fin à l’impasse politique du moment qui menace les acquis du long et difficile processus burundais ;

-  De jouer pleinement son rôle de régulateur en cas de conflits entre les protagonistes politiques burundais ;

-  De contribuer de manière plus sensible à l’amélioration de la situation des droits de la personne.

5. A la communauté internationale

-  D’aider le Burundi, à la sortie de la logique de guerre, pour que le processus électoral et de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) des ex-combattants et des forces armées burundaises soient bien menés.

-  D’user de son influence pour amener le PALIPEHUTU-FNL de lais-ser de côté l’option de la guerre comme moyen de revendication politique et de cesser de tuer des civils et de prendre en otage la population civile dans son sanctuaire.

-  De tout mettre en œuvre pour amener les Nations Unies à dépêcher une Commission d’Enquête Judiciaire Internationale (CEJI) au Burundi conformément au prescrit de l’Accord d’Arusha pour la Réconciliation au Burundi, pour aider les Burundais à connaître les auteurs des différents crimes qui ont endeuillé le pays.

Une femme brûle un jeune homme avec de l’eau bouillante

Une femme nommée Mukantangara a brûlé avec de l’eau chaude son voisin Charles Nkurunziza samedi le 12 Mars 2005 à Mutakura, zone Cibitoke, en mairie de Bujumbura. La victime rentrait le soir vers 20 heures comme d’ habitude sans savoir ce qui l’attendait. Sa voisine avait préparé une vengeance contre lui pour avoir dénoncé chez le bailleur ses mauvaises relations avec ses voisins.

Mukantangara est une femme difficile qui a de mauvaises relations avec tous ses voisins, a-t-on appris de ses voisins. Elle aime les diviser pour semer la haine entre eux. Heureusement, ils ont fini par la connaître et ne tiennent plus compte de ses propos diffamatoires.

Nkurunziza Charles a toujours eu de difficultés avec Mukantagara. Dès qu’il est venu habiter à Mutakura 6ème Avenue No 30 où Mukantagara habite, elle a commencé à l’accuser faussement de voleur. Une fois, elle l’ a accusé d’avoir volé de la bière locale de sorgho. D’autres fois, elle a accusé sa femme de lui avoir volé une poule, des œufs et des souliers de son enfant.

A toutes ces accusations, les voisins ont toujours démenti ces calomnies. Le propriétaire de la parcelle a été au courant du mauvais climat qui règne entre ses locataires. Ils les a alors conseillés de l’associer chaque fois qu’ils ont des différends pour les aider à se réconcilier.

L’incident qui est à l’origine de cette vengeance est un vol qui a été commis pendant la nuit chez une certaine Tatu, habitant la même parcelle. Ce vol a eu lieu pendant que Tatu était hospitalisée.

Alors, Mukantangara a accusé Charles d’avoir commis ce vol. Tatu y a cru et elle a proposé à 5 de ses voisins de se rendre chez un charlatan à Buyenzi. Comme ils y croient et ne s’accusaient de rien, ils ont gentiment accepté. Le charlatan a innocenté tout le monde. Le voleur est venu de l’extérieur, a-t-il dit. Le principal accusé, Charles, était blanchi.

Charles est allé le dire au bailleur pour lui faire part de ses problèmes avec Mukantagara. Cette derniè-re ne l’a pas vu d’un bon œil. Elle lui a dit qu’il le payera cher. C’est ainsi que Samedi le 12 Mars 2005, Mukantagara a versé de l’eau bouillante sur charles. Il a eu une profonde brûlure de la partie gauche de la tête et au dos. Il a été hospitalisé pendant 10 jours à l’hôpital Prince Régent Charles.

La victime a saisi la police judiciaire des parquets. On lui a donné un avis de recherche mais il est difficile d’arrêter la criminelle. Elle a déménagé là ou elle habitait avec tous ses biens et elle est allée chercher refuge chez sa concitoyenne, une Rwandaise mariée à un agent de la police de la sécurité publique, Nsabimana Bonaventure, qui habite à la 6ème avenue No 48. Quant on vient l’arrêter, elle se cache dans la maison.

A la police, on lui a demandé des papiers du médecin qui l’a soigné pour faire son dossier mais ce n’était pas non plus facile de les avoir. Quand il allait à l’hôpital pour les chercher ,on lui disait à ce moment que le personnel médical était en grève. IM

Plus de 90% des électeurs votent en faveur de la constitution post-transition

90,10% d’électeurs ont exprimé un vote " OUI " à la constitution lors du référendum constitutionnel du 28 février 2005, selon les résultats provisoires annoncés le 4 mars 2005 par le président de la Commission Electorale Nationale Indé-pendante (CENI), M. Paul Ngarambe et confirmés par après par la cour constitutionnelle. Les électeurs ayant exprimé un vote "NON" à la Constitution représentent 7,82% du nombre d’électeurs ayant participé au vote.

Le nombre d’électeurs ayant exprimé un vote " Nul " représente 2,08%. Sur 3.132.492 électeurs inscrits, 2.894.372 personnes ont participé au vote, soit un taux de participation de 92,40%. Le nombre d’électeurs qui ont dit OUI est de 2.607.852 personnes contre 226.235 personnes qui ont dit NON. Ceux qui ont exprimé un vote nul s’élèvent à 60.285 personnes.

Les chiffres disponibles indiquent également le pourcentage par genre. Les femmes ont participé au vote à 50,7% tandis que les hommes ont participé à 49,3%. Il a félicité le peuple burundais pour la manière digne dont le vote s’est déroulé sur tout le territoire national. D’après lui, les nombreux observateurs nationaux ainsi que les mandataires des partis politiques ont relevé que le peuple burundais a fait preuve de maturité politique en votant dans la sérénité, l’ordre et la discipline.

M. Ngarambe est revenu sur les félicitations de très hautes personnalités à savoir le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), le président de l’Union Africaine, le président de la Commission Européenne, le président de l’Organisation Internationale de la Francophonie ainsi que les félicitations de l’Initiative Régionale pour la Paix au Burundi.

Il a souhaité que les félicitations ainsi méritées le soient encore et davantage lors des élections à venir, à savoir les élections collinaires, les élections communales et les élections lé-gislatives. FN

JUSTICE

L’étau se resserre sur les assassins d’Antoine Bigirumwami, Doyen de la faculté des lettres de l’Université de Ngozi.

Le Parquet général près la cour d’appel de Ngozi a fixé l’affaire devant la chambre criminelle de Ngozi en demandant à la cour de statuer sur cet assassinat au cours de ce mois de mars 2005.

En effet, après un travail assidu des magistrats enquêteurs, on a abouti à l’inculpation des auteurs du crime dont le chef de bande se révèle être Philippe Ngendakumana. Ce correspondant de la radio Bonesha à Ngozi vient de virer à 360°.

Directeur du Lycée pédagogique de Nyamurenza, en commune Nyamurenza, province Ngozi, au moment du crime, Philippe Ngendakumana a du mal à concilier les deux fonctions d’éducateur et d’assassin !

C’était le 5 décembre de l’an dernier lorsque le forfait fut commis.Antoine Bigirumwami fut assassiné en même temps que son ami,Théodore Nizigiyimpa, respectivement doyen de la fa-culté des lettres à l’université de Ngozi et entrepreneur agricole dans la même province.

Au mobile de cet assassinat figure un li-tige foncier. Théodore Nizigi-yimpa venait de gagner un procès portant sur une propriété foncière et cette victoire n’aurait pas plu à certaines personnes qui ont tout fait pour l’éliminer. La bande criminelle orga-nisée et encadrée par ce fameux journaliste avait d’abord éliminé un militaire du nom de Norris pour le dépouiller de son fusil de-venu ensuite l’arme du crime.

Il s’est révélé depuis longtemps que l’assassin est souvent un proche, un ami éventuel-lement. Et les criminels se caractérisent fondamentalement par leur indifférence affective. En effet, le militaire Norris était un ami particulier de la bande formée de Philippe, Fabrice, Audric et Nyembo.

La veille de son assassinat , Norris avait dormi dans la chambrette occupée par Philippe Ngendakumana et les éléments du gang. Dans l’entre-temps, ils mentent au militaire qu’ils sont sur un coup de plusieurs millions de nos francs à Mubuga, tout près du centre-ville de Ngozi où ils attendraient un commerçant.

Ils enivrent Norris, lui retirent son fusil et lui laissent sa baïonnette. Il sera ensuite tué par 6 balles de son propre fusil tirées par Fabrice, puis achevé à la baïonnette par Nyembo. Philippe était au courant de ce crime mais ne le dénoncera pas à la police, comme il saura toutes les circonstances de la mort de Théodore et Antoine mais ne le déclara jamais à la police.

La responsabilité de Philippe reste grande dans tous ces assassinats, puisqu’au lendemain du crime, l’on a trouvé la camera digitale de Théodore dans la chambre de Philippe, la caméra lui ayant été remise par les auteurs du crime dont il était complice. Philippe Ngendaku-mana savait également que l’assassinat de Théodore et Antoine était sur fonds de promesse d’argent. Un montant de deux cent mille francs (200.000 FBu) avait été promis aux malfaiteurs qui avaient déjà encaissé une avance de 40.000 FBu.

Un autre fait révélateur de la participation criminelle de Philippe dans cet assassinat est le fait qu’il a servi de receleur d’une machine à écrire volée par la même bande au collège communal de Ngozi.

La cour aura donc à statuer sur les faits et à établir la responsabilité de chacun dans l’affaire avant de prononcer une peine y relative. Un procès qui ne devrait pas durer longtemps puisque les présumés auteurs du crime plaident eux-même coupables ; ils n’ont pas nié les faits leur reprochés devant le magistrat enquêteur qui a trouvé entre les mains des criminels l’arme même du crime.

Affaire à suivre

Nestor Ntiranyibagira

ACTIVITES DE LA LIGUE ITEKA

La LIgue ITEKA organise une formation en écriture journalistique

La Ligue ITEKA a organisé vendredi le 4 mars 2005 une formation en écriture journalistique à l’endroit de cadres et membres de la Ligue ITEKA ainsi qu’une initiation à l’alimentation d’un site web dynamique.

Cette formation vise à améliorer la production du bulletin ITEKA ainsi que la couverture médiatique des activités de la LIgue qui sera renforcée avec le lancement très prochainement d’un site dynamique professionnel de la Ligue ITEKA.

JPK

La prise en charge et l’encadrement des personnes vivant avec le VIH/SIDA Par Elie Ndikumana

Pour mieux comprendre la façon dont la prise en charge et l’encadrement des personnes vivant avec le VIH/SIDA (PVVS)sont faits, la Ligue Iteka a visité le Réseau Burundais des Personnes vivant avec le VIH/SIDA (RBP+ ).

Le coordinateur du RBP+, M. Benjamin Nicayenzi a d’abord présenté leur organisation. Il a indiqué que le réseau Burundais des Personnes vivant avec le VIH/SIDA est une organisation à vocation nationale agréée par la loi régissant les ASBLS au Burundi. Il a été agrée le 29 mars 2002.

Il compte actuellement 6.000 PVVS. Il cherche à améliorer la visibilité des PVVS pour une meilleure implication à la riposte efficace de l’épidémie, à promouvoir les droits des PVVS dans leur environnement socioprofessionnel sans oublier d’amé-liorer leur qualité de vie. Le RBP+ est membre de plusieurs organes de décision et de concertation dans la lutte contre le VIH/SIDA au niveau national, intermédiaire et périphérique.

Le RBP+ a la vision suivante :

-  Le constat majeur est qu’une forte majorité des PVVS au Burundi n’ont absolument accès à aucune forme de protection contre l’impact dévastateur du VIH/SIDA sur eux-mêmes, sur leur famille et sur les communautés.

-  L’expérience d’être séropositif doit être une source d’immense détermination humaine à transcender et à transformer les émotions telles que le traumatisme, la rage, la crainte et la perte de l’estime de soi, le désespoir, le manque de goût pour la vie.

-  Plus de 95% des personnes vivant avec le VIH/SIDA n’ont pas accès aux anti-rétroviraux ni aux autres médicaments essentiels nécessaires.

-  Les enfants des personnes séropositives ont besoin d’accéder à la sécurité émotionnelle et matérielle.
-  Le RBP+ se veut un véritable mouvement à la base, regroupant des hommes et des femmes qui sont en contact avec la réalité de l’impact VIH/SIDA sur les individus, sur les familles et les communautés qui y réagissent réellement et qui refusent d’accepter la défaite devant cette épidémie.

La mission du RBP+ est donc de faire entendre la voix des PVVS à tous les niveaux, national, régional et international.

Nos priorités, a-t-il dit, sont le partage d’information, la promotion du changement des comportements par un mode de vie positif, l’encou-ragement des réponses positives envers les PVVS au Burundi et le plaidoyer pour un accès large et globale à la prise en charge.

La réalisation de cette mission passera par l’atteinte des objectifs suivants :

-  promouvoir la visibilité et l’ouverture des personnes vivant avec le VIH/SIDA ;

-  susciter une prise de conscience sur le VIH/SIDA et promouvoir une grande implication des PVVS dans la lutte contre leSIDA ;

-  Promouvoir et encourager une vie positive avec le VIH/SIDA ;

-  Renforcer le plaidoyer en mettant l’accent sur la nécessité de l’accès aux médicaments pour les maladies opportunistes en général et aux anti-retroviraux en particulier ;

-  Renforcer les capacités des PVVS pour amé-liorer l’auto-prise en charge ;

-  Promouvoir et renforcer le plaidoyer pour une protection légale des droits fondamentaux des PVVS

Les principales réalisations 2002-2003

-  Elaboration du plan stratégique 2002-2004.

-  Mise en place des points focaux dans les provinces et dans les communes du pays.

-  Action de plaidoyer auprès du gouvernement, des agences des Nations Unies, les principaux donateurs pour l’accès aux médicaments de base y compris les ARV, ainsi que la décentralisation des soins.

-  Mise en place d’un personnel minimal permanent.

-  Renforcement des capa-cités des leaders PVVS et réponse nationale élargie contre l’épidémie du VIH/SIDA.

-  Organisation et participation à des émissions radio et télévisées.

-  Production des outils I.E.C.... (dépliant, documentaire).

-  Encadrement des points focaux pour la mobilisation des fonds AGR/Elaboration des microts-projets (10 projets d’ antennes ou associations sont déjà financés,30 projets sont en attente de financement).

-  Elaboration des plans d’action des antennes provinciales du RBP+.
-  Organisation des journées de sensibilisation des autorités administratives, religieuses, et leaders communautaires sur la promotion des droits des PVVS.

Les réalisations de 2004

L’année 2004 a été caractérisée par le renforcement des actions menées en 2003 en insistant parti-culièrement sur l’accélération de l’implication des PVVS à la réponse nationale contre la pandémie, à l’auto-prise en charge, à l’encadrement de leurs pairs, à la mise en action d’un plaidoyer actif et la mobilisation des fonds pour la prise en charge médicale et psychosociale.

Les axes prioritaires d’intervention ont été les suivants :

1. contribuer à l’augmentation du nombre de PVVS ayant accès au traitement médical adapté ;

2. renforcer les capacités économiques et sociales des PVVS afin qu’elles soient capables de satisfaire à leurs besoins élémentaires ;

3. protéger et promouvoir les droits des PVVS et des personnes affectées.

Pour arriver à leur but, a-t-il ajouté, leur réseau n’entendait pas se substituer aux ASBL ou institution de prise en charge mais a agi comme un porte voix des PVVS et un représentant de ces derniers, afin de s’assurer que l’ensemble de la société leur offre un environnement propice.

Les stratégies emplo-yées ont été le plaidoyer auprès des décideurs et des bailleurs de fonds, la mobilisation de ressources humaines et financières, la collecte et la diffusion de l’information, la sensibilisation pour un large dépistage ainsi que l’échange d’expériences entre PVVS.

Contraintes rencontrées

Parmi les contraintes rencontrées par le RBP+, nous citerons d’abord l’insuf-fisance du personnel permanant pour le suivi, la pla-nification, l’encadrement et la mobilisation des fonds.

D’autres contraintes observées sont liées au manque de bureaux pour les structures provinciales en vue d’assurer un service d’écoute, de conseil d’observance dans la confidentialité.

A cela s’ajoute l’absence d’intervenant actif dans certaine provinces, la non compréhension ou la négation des besoins de PVVS par certains respon-sables clés dans la lutte contre le Sida

C’est aussi le pro-blème des personnes instruites qui se cachent encore et qui risquent de constituer des vecteurs de la maladie pour longtemps alors qu’ils devraient plutôt aider et encadrer leurs pairs.

Respectives d’avenir :

Le RBP+ entend renforcer l’encadrement en matière de communication, de leadership, de plaidoyer, de gestion et mobilisation de ressources. Le RBP+ organisera aussi des rencontres d’échanges d’expériences au niveau national, régional et entend utiliser les acquis actuels pour réduire la discrimination-stigmatisation qui constitue toujours un frein à l’ouverture et à l’épanouissement des PVVS.

Parallèlement, le RBP+ poursuivra ses efforts de rapprochement de tous les intervenants en vue de rentabiliser au maximum les opportunités qui s’offrent en matière de lutte contre le SIDA. Des efforts seront faits pour appuyer le gouvernement dans la mobilisation des fonds pour la lutte contre le SIDA et la pauvreté. L’information sur les bonnes pratiques et les initiatives des personnes vivant avec le VIH/SIDA sera collectée et diffusée. L’identification des personnes vivant avec le VIH/SIDA qui le souhaite continuera à travers tout le pays pour un meilleur encadrement et une répartition équitable des ressources.

Autres titres
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